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Hominidé de Denisova

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L'hominidé de Denisova (ou parfois Dénisovien) est le nom donné à une espèce d'hominidé éteinte identifiée par analyse génétique en mars 2010.

Elle appartient au genre Homo mais n'a pas reçu de nom spécifique. Les scientifiques pensent que cette espèce a vécu entre 1 million et 40 000 ans BP, dans des régions peuplées par l'homme de Néandertal et l'Homo sapiens.

Des analyses génétiques récentes du génome mitochondrial ont montré que les ancêtres directs des humains modernes ont à plusieurs reprises eu des relations sexuelles fécondes avec d'autres hominidés contemporains. Ainsi un gène hominidé de denisova lié à l'hémoglobine permet aux populations himalayennes de vivre en altitude où l'air est pauvre en oxygène et en Papouasie-Nouvelle-Guinée un gène hominidé de denisova permet aux Papous de détecter des parfums très subtils. Comme souvent quand ils proviennent d'hybrides interspécifiques (donnant une progéniture mâle infertile) ces gènes sont uniquement transmis de mère en fille et mère en fils, car non présents sur le chromosome X.

Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine. En 2010, l’ADN d’une phalange de pied découverte dans une grotte du massif de l’Altaï, en Sibérie – la grotte de Denisova – créait une énorme surprise: il appartenait à une espèce humaine inconnue !

Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine

Cette espèce sera nommée temporairement Homo sapiens Altai, c’est-à-dire «Homo sapiens de l’Altaï», mais comme les paléoanthropologues ne savent pas où la placer dans le rameau humain, on parle à propos de ses membres «denisoviens». À ce jour, elle n’est connue que par son seul ADN, la forme d’une phalange et celle d'une dent. D’où l’énorme intérêt des deux crânes partiels découverts dans l’est de la Chine par une équipe sino-américaine dirigée par Zhan-Yang Li, de l’Institut pour la paléontologie des vertébrés de l’université de Pékin. Ces fossiles sont à ce jour notre seul espoir de reconstituer à quoi pouvait ressembler un Denisovien!

Toutefois, sont-ils denisoviens ? D’où viennent ces crânes et de quand datent-ils? Que traduisent ces crânes ? Des crânes découverts en Chine sont-ils Denisoviens ? Des crânes de Denisoviens ?

Des crânes découverts en Chine sont-ils Denisoviens ?

Ce qui est important c’est le point d’interrogation… car pour le moment les Denisoviens ne sont toujours pas identifiés à part par leur ADN ! Dans un article de la revue Science une équipe de chercheurs reprend l’étude de crânes qui avaient été découvert en Chine il y a 10 ans par l'archéologue Zhan-Yang Li. Si le matériel a été plusieurs fois monté, étudié, démonté, analysé, remonté, son appartenance à une espèce particulière n’a toujours pas été prouvée... L’ADN de l’homme de Denisova élargit l’évolution de l’espèce humaine – Epoch Times. (Getty images) Des anthropologues russes ont découvert des restes d’hominidés de l’Altaï dans la grotte de Denisova, en Sibérie.

L’ADN de l’homme de Denisova élargit l’évolution de l’espèce humaine – Epoch Times

Une étude a été publiée dans Nature en 2011 démontrant que le code génétique de ces anciens humains était très différent de celui de l’humain moderne, annonçait un scientifique dans le rapport. L’importance de cette découverte repose dans le changement qu’elle génère dans la compréhension du développement des espèces humaines. Ces restes indiquent l’existence d’espèces précédemment inconnues ayant vécu entre 40 000 et 50 000 ans.

L’Institut d’archéologie et d’ethnographie de la branche sibérienne a tenu une conférence scientifique sur la grotte de Denisova, intitulée « Les particularités de la transition vers le Paléolithique supérieur en Eurasie : les dynamiques culturels et le développement du genre Homo ». Les races humaines parallèles, selon l’ADN Réécrire les manuels sur l’évolution Lien vers la publication originale des scientifiques russes (en anglais) Les Inuits résisteraient mieux au froid grâce à un gène issu de l’homme de Denisova. Un texte de Bernard Barbeau Les anthropologues se demandaient depuis des décennies si la tolérance des Inuits aux températures extrêmes était le fruit d’une évolution particulière.

Les Inuits résisteraient mieux au froid grâce à un gène issu de l’homme de Denisova

Une partie de la réponse se trouve dans la récente étude d’une équipe internationale publiée dans la revue scientifique Molecular Biology and Evolution. Elle identifie une séquence génétique qui pourrait aider les Inuits à se protéger du froid en favorisant la formation de graisses qui produisent de la chaleur. Cette séquence pourrait leur venir de l’hominidé de Denisova – ou Denisovien – qui a coexisté avec l’homme de Néandertal et l’Homo sapiens, explique le professeur Rasmus Nielsen, de l'Université de Californie à Berkeley, l'un des pricipaux auteurs de l'étude. « Le TBX15 joue un rôle dans la quantité de graisse brune qu’on trouve chez un individu », indique l'enseignant à Berkeley.

Presque tous les Inuits prenant part aux travaux possédaient la séquence TBX15/WARS2. Accouplements interspécifiques. En Sibérie, on a fait une découverte archéologique très surprenante. Des perles confectionnées dans de la coquille d'autruche vieilles de 50 000 ans !

En Sibérie, on a fait une découverte archéologique très surprenante

Tout est incroyable dans cette découverte archéologique. D'abord, l'endroit : la grotte de Denisova, au confins de la Mongolie et de la Sibérie dans les montagnes russes de l'Altaï. Cela fait maintenant une trentaine d'année, depuis sa découverte, que cette grotte ne cesse d'effarer les archéologues. On y a d'abord trouvé quelques dents, un os de la main et un autre du pied d'une nouvelle espèce humaine, proche de Néanderthal : l'homme ou plutôt la femme de Denisova donc. Hominidé de Denisova. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hominidé de Denisova

Touristes devant la grotte de Denisova L'hominidé de Denisova (ou parfois Dénisovien) est le nom donné à une espèce d'hominidé (du genre Homo) identifiée par analyse génétique en mars 2010. Les scientifiques pensent que cette espèce a vécu il y a entre 1 million et 40 000 ans, dans des régions peuplées par l'homme de Néandertal et l'Homo sapiens[1],[2].

Découverte[modifier | modifier le code] Hominidé de Denisova. Un génome humain de 4000 siècles. Un squelette presque complet de Homo heildelbergensis de la Sima de los Huesos.

Un génome humain de 4000 siècles

Javier Trueba, Madrid Scientific Films L'arbre phylogénétique du génome mitochondrien. On note la proximité de l'homininé de Sima de los Huesos et de l'homininé de Denisova. Cet arbre a été établi en mesurant les distances génétiques des génomes mitochondriaux de chaque espèce d'homininé avec ceux des chimpanzée et des bonobos. Matthias Meyer, Institut Max Planck pour l’anthropologie évolutive, Leipzig L'auteur Francois Savatier est journaliste à Pour la Science. Du même auteur Pour en savoir plus M. J. G. J. L'homme de Denisova, nouveau cousin ? Out of Africa ?

L'homme de Denisova, nouveau cousin ?

Oui, l'espèce humaine a essaimé à partir de l'Afrique, mais quand ? Un fossile daté d'environ 40 000 ans retrouvé en Sibérie complique l'énigme : le séquençage de ses gènes suggère qu'il appartient à un hominidé, qui n’était ni un Néandertalien ni un homme moderne. Sciences et Technologies : Révélations sur nos origines. Il est loin le temps où l'homme pensait descendre du singe.

Sciences et Technologies : Révélations sur nos origines

La génétique vient de révéler que nous sommes issus à la fois de Neandertal et d'Homosapiens. Mieux : un nouveau cousin est apparu en Sibérie... Notre grande famille n'en finit pas de se recomposer. Six mai 2010. L'information tourne en boucle sur les radios et les télévisions du monde entier. Si cette nouvelle nous surprend et nous fascine à la fois, ce n'est pas par hasard. L'intérêt pour la grande histoire de l'homme et de notre planète, de la préhistoire à la vie des dinosaures en passant par celle des mammouths, ne se limite pas à la France. Le Chinois Xu Xing est ainsi devenu le plus célèbre chasseur de fossiles du monde. «La quête de nos origines est bien évidemment fascinante, analyse Marylène Patou- Mathis, spécialiste française de Neandertal *. L'homme de Denisova est le nom sous lequel on connaît les restes d'un Hominidé découvert dans la grotte de Denisova en Sibérie.

On a trouvé dans cette grotte des dents d'un enfant d'environ 7ans et des objets qui ont été datés aux alentours de - 40 000 ans. Le site de la grotte L'équipe de Leipzig, qui a déjà séquencé l'ADN de Néanderthal, a travaillé sur l'ADN mirochondrial d'un des restes de Dédé (comme il n'a pas encore de nom et qu'il vient de Denisova, pourquoi pas Dédé ?).

Or cette équipe affirme, dans un article de mars 2010, que ce contemporain de Sapiens et de Néanderthal est une nouvelle espèce. Une nouvelle étude publiée fin 2010, indique que Dédé aurait une origine commune avec Néanderthal. Autant dire que Dédé pose un sacré problème en ce qui concerne l'origine de l'homme moderne et que la théorie de l'Eve africaine risque d'être repensée si les conclusions concernant Dédé sont confirmées. Néandertal et Dénisova, proximité génétique. Neandertal : à l’ouest rien de nouveau… mais la Berezina à l’est Jean-Luc Voisin Prüfer et ses collègues ont analysé l’ADNmt ainsi que l’ADN nucléaire (ADNn) de cette phalange d’orteil, puis les séquences obtenues ont été comparées à celles d’autres néandertaliens ainsi qu’à celle de Denisova. Les résultats sont passionnants car les auteurs arrivent à de nombreuses conclusions : Les néandertaliens seraient très proches des Denisoviens et leur séparation aurait eu lieu vers 300 000 ans. La séparation entre les hommes modernes et les Denisoviens aurait eu lieu il y a 400 000 ans.

Cet individu, qui est une femme (présence de deux chromosomes X), présente un taux élevé d’homozygotie 1 ce qui montre que ses parents étaient fortement apparentés (cousins germains, demi frère, oncle et nièce, etc.). Jean-Luc Voisin Docteur en Paléontologie Humaine du Muséum National d’Histoire Naturelle Site de Jean-Luc Voisin Source The complete genome sequence of a Neanderthal from the Altai Mountains. ADN commun entre H. heidelbergensis et Denisova. Lignée Homo, on redistribue les cartes génétiques ? Une étude génétique sur l’ADN d’Homo heidelbergensis (site de La Sima de los Huesos, en Espagne) montre que ce dernier partagerait une partie de son génome avec l’Homme de Denisova. Des ossements de – 400 000 ans Jusqu’à présent, les hominidés retrouvés sur le site de La Sima de los Huesos (Atapuerca, Espagne) étaient désignés comme des ancêtres de Néandertal, des pré-Néandertaliens. Ce sont 6000 morceaux d’ossements appartenant à 28 individus qui ont été exhumés sur le même lieu, ce qui pour les anthropologues est une véritable chance.

Par des méthodes de datation les chercheurs ont pu déterminer que ces hominidés étaient ensevelis depuis 400 000 ans. Morphologiquement parlant les fossiles d’Atapuerca présentent plusieurs traits communs avec l’Homme de Néandertal, comme le bourrelet suborbital par exemple. L’Homme de Denisova s'est-il hybridé avec une espèce humaine inconnue ? L'Homme de Denisova a-t-il fauté avec Homo heidelbergensis durant sa migration ? Ou était-ce avec une espèce encore inconnue des scientifiques ? © Tim Evanson, Flickr, cc by sa 2.0.