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Après l'exposition " Gilles Caron. Le conflit intérieur " ( voir Le Journal de la Photographie daté 12 février 2013 ) qui s'est ouverte début février au musée de l'Élysée à Lausanne et qui de tiendra jusqu'au 12 mai 2012, le livre-catalogue portant le même titre est maintenant disponible dans tous les réseaux de distribution. Rappelons que ce livre important, dans tous les sens du terme, est construit comme l'exposition sur une étude de Michel Poivert qui révèle des nouvelles dimensions de l'œuvre et donne des pistes essentielles pour comprendre le cheminement des réflexions du photographe sur son métier et sur l'évolution du photojournalisme en général. Plus que la chronologie, l'exposition comme le livre se construisent à travers six thèmes: héroïsme, regard intérieur, douleur des autres, mouvements de révolte, nouvelle vague et conscience malheureuse du photographe.
La photographie est une technique de reproduction de la réalité inventée par des hommes et expérimentée par ces derniers. Portraitistes, reporters, photographes sociaux, sportifs, très rapidement cette expression lumineuse a envahi les différentes strates sociales. Petit à petit, l’art photographique se met au service de la femme et de ses courbes corporelles mises en valeur de différentes façons par la gente masculine. On retient particulièrement les clichés des stars telles que Brigitte Bardot, Marlène Dietrich et bien d’autres encore. Bien qu’elles semblent prédestinées à s’exposer devant l’objectif, nombreuses sont celles qui ont osé l’impensable : glisser leur regard derrière un appareil photo.
Near Ventura Boulevard, 2004 Pendant deux ans, Ed Panar s'est installé à Los Angeles en prenant deux décisions qui définiraient son travail photographique: pas de voiture et pas d'appareil photo sophistiqué. Le minimum pour faire une photo.
Deux longues jambes joliment croisées et des mains sans visage qui tiennent un livre : c'est ainsi qu'apparaît Martine Franck sur une photo de son mari, Henri Cartier-Bresson. Dans l'image comme dans la réalité, elle fut cette présence à la fois tenace, élégante et discrète : la photographe de l'agence Magnum, qui sut mettre en valeur l'oeuvre de son mari sans sacrifier sa propre carrière, est morte d'un cancer le mercredi 15 août à l'âge de 74 ans. Epouse pendant 34 ans de "L'Œil du siècle " , mort en 2004, Martine Franck était une héritière d'un genre rare : loin de s'ériger en gardienne du temple, elle a encouragé les lectures divergentes, voire dissonantes, de l'œuvre de Cartier-Bresson, ouvrant largement ses archives aux chercheurs. La Fondation à laquelle elle a beaucoup œuvré, installée dans le 14e arrondissement, promeut l'œuvre et gère ses archives, mais accueille aussi les expositions d'autres artistes.
L’endroit que l’on appelle maison peut être un joyau négligé ou déprécié, tout en étant le fléau de notre existence. Ma ville natale est ainsi. Une ville pleine d’histoire, qui remonte aux début des Etats-Unis, pleine d’invention et de progrès, encore coincée dans une faille spatio-temporelle de sa propre création. C’est une ville qui pleure constamment son passé pour se réinventer, mais aussi pour découvrir les décombres de quelques grandes reliques. Ces images ne sont pas documentaires au sens premier du terme, elles donnent plutôt un portrait du lieu. Ce sont les joyaux oubliés d’un passé, dans leur routine quotidienne.
(Patrick Chauvel, lors de son exposition à l'hotel de la monnaie, à Paris «Peur sur la ville» - BERNARD BISSON/JDD/SIPA) Quand le photoreporter Patrick Chauvel a monté sa société de production, son banquier lui a proposé de la baptiser «Agios». Il y a de quoi : «Financièrement, je n’ai jamais eu deux années tranquilles devant moi. Je n’ai pas acheté d’appartement, ma moto a trente ans et ma voiture, quarante !» Ca ne l’angoisse pas, mais ça peut l’énerver.
On pourrait penser qu'un photographe professionnel pourrait avoir besoin de tout un arsenal pour couvrir un événement majeur tel que les JO de Londres. Un photographe de The Guardian en a décidé autrement et à choisi de voyager léger. pour faire son travail, il s'est équipé uniquement d'un iPhone, d'une paire de jumelles et de l'application de retouche de photos Snapseed : Astucieux, le photographe utilise les jumelles comme téléobjectif pour son iPhone 4S. Une fois le cliché pris il ne lui reste plus qu'à effectuer quelques retouches grâce à la formidable application Snapseed et le tour est joué.
© Antonella Monzoni Antonella Monzoni (First Prize) works in both black and white and colour, aiming for sharp contrasts and full colour saturation. In her most recent works she has pursued her longstanding fascination with the cultural production of memory, symbols and venues of memory as signs of belonging: Madame (won the Mario Giacomelli Award in 2007 and was selected at PhotoEspana-Descubrimientos in 2008), Somewhere in Russia (won the Chatwin Photography Award in 2007), Silent Beauty (achieved honorable mention at the International Photography Awards in 2008).