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Ebola. Ebola. Ebola. Ebola. Une réforme de l’OMS pour tirer les leçons d’Ebola. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Genève - Envoyé spécial Le ton a changé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Lors de la 68e Assemblée mondiale de la santé, réunion annuelle de l’institution internationale, qui se déroule à Genève du 18 au 26 mai, l’heure n’est plus à l’autocritique sur la gestion de l’épidémie d’Ebola. Cela avait été le cas en janvier, lors de la session extraordinaire du conseil exécutif, où les critiques avaient fusé, appelant à une réforme. La réforme a été entérinée mardi 19 mai, avec la création annoncée d’une force regroupant des « ressources humaines mondiales pour l’action sanitaire d’urgence » et d’un fonds de réserve qui disposera d’un capital prévu de 100 millions de dollars (90 millions d’euros). Dans son discours le premier jour de l’Assemblée, la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, déclarait : « Le monde était mal préparé pour riposter à une épidémie qui était si étendue, si sévère, si soutenue et si complexe.

MSF oubliée. Ebola : comment peut-on affirmer que l’épidémie est terminée au Liberia ? Ebola : les survivants présentent des pathologies inquiétantes. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Ils ont survécu au pire, mais ne sont pas indemnes. Depuis plusieurs semaines, des complications sont observées chez des personnes ayant vaincu l’infection par le virus Ebola au cours de l’épidémie, qui affecte encore l’Afrique de l’Ouest. Des douleurs dans les membres inférieurs, des troubles visuels parfois sévères sont apparus chez des patients après qu’ils avaient quitté les centres de traitement une fois débarrassés du virus. L’origine de ces manifestations n’est pas élucidée pour l’instant. Le bilan le plus récent rendu public par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), jeudi 7 mai, recense 26 626 cas de contamination dans les trois pays les plus affectés – la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone –, depuis le début de l’épidémie, en mars 2014.

Lire le reportage : En Guinée, la fin d’Ebola est proche Lire aussi : L’étrange passage d’Ebola dans l’œil d’un ancien malade atteint du virus Cohorte de survivants Réseau de soutien. Ebola : la course aux vaccins s’accélère. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Au moment où l’épidémie d’Ebola est entrée dans sa seconde année et où son pic a été dépassé, certains pourraient s’étonner de voir les recherches pour la mise au point d’un vaccin être menées selon des procédures accélérées. Certes, il y a un an, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé qu’un vaccin arriverait trop tard pour l’épidémie qui venait d’être découverte et avait écarté l’idée de consacrer une partie de ses ressources humaines à aider l’un des industriels disposant d’un vaccin jamais testé sur l’homme à presser le pas.

Mais les raisons de cette intensification sont autres. « Nous ne sommes pas encore dans le post-Ebola, affirme le Pr Rodolphe Thiebaut (Inserm U897, Isped, Université de Bordeaux), coordinateur de la phase 2 de l’essai Ebovac, qui devrait démarrer en juin. Lire aussi : Un an après, la lutte sans fin contre Ebola en Afrique de l’Ouest Plusieurs stratégies Pannel avec des enfants. Ebola : va-t-on réussir à endiguer la maladie ? Les carences de l’OMS au miroir d’Ebola. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Personne ne peut reprocher à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ne pas avoir prévu l’épidémie d’Ebola qui ravage l’Afrique de l’Ouest depuis presque un an, mais l’OMS a dû reconnaître avoir répondu à la situation avec retard. L’effort spectaculaire accompli par l’agence internationale – avec le déploiement sans précédent de quelque 700 de ses personnels pour faire face à l’épidémie – ne saurait faire oublier les lacunes observées avant que l’institution ne déclare, le 8 août 2014, que cette épidémie constituait une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Elles sont révélatrices de ses problèmes structurels. L’OMS n’est pas responsable de la faiblesse des systèmes locaux de santé, des faibles rémunérations des personnels de santé ou de l’attitude des gouvernements qui ont minimisé l’ampleur du problème. Une question de leadership Certains retards relèvent d’une mauvaise appréciation... A l'OMS, le virus Ebola sonne l’heure des grandes réformes. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun (Genève (Suisse), envoyé spécial) Le 8 août 2014, non sans un retard qu'elle reconnaît, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mettait en branle sa riposte à l'épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l'Ouest et décrétait qu'il s'agissait d'une « urgence de santé publique de portée internationale ». Dimanche 25 janvier, à l'issue d'une session spéciale consacrée à ce que la directrice générale, Margaret Chan, qualifie de « mégacrise », son conseil exécutif a adopté à l'unanimité une résolution consacrée aux défis posés et aux profondes réformes structurelles dont l'organisation onusienne a besoin pour remplir son mandat.

Lors des débats du conseil exécutif, certaines critiques n'ont pas été formulées à mots couverts, notamment par les Anglo-Saxons. « Nous devons avoir honte, car nous avons fait beaucoup trop peu ! Ebola : le début du reflux de l’épidémie. LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun L’épidémie de maladie à virus Ebola, qui sévit depuis un an en Afrique de l’Ouest et a déjà tué près de 8 500 personnes, paraît entamer son reflux, alors que débute la Coupe d’Afrique des nations de football, samedi 17 janvier, en Guinée équatoriale.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a en effet enregistré une diminution du nombre de nouveaux cas dans les trois pays les plus affectés : Guinée, Liberia et Sierra Leone. La Guinée a notifié 42 cas confirmés d’Ebola pour la semaine du 4 au 11 janvier, soit le chiffre le plus bas depuis la deuxième semaine d’août 2014.

Le Liberia a, lui, confirmé 8 cas sur la même période, son plus bas niveau depuis juin 2014, alors qu’on dénombrait quelque 300 nouveaux cas hebdomadaires en août et en septembre 2014. Signe de l’amélioration, les écoles, fermées depuis six mois, doivent rouvrir le 19 janvier en Guinée et le 2 février au Liberia. La France se dote d'un plan national de protection et de lutte contre Ebola. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN ) a rendu public, lundi 24 novembre, le Plan national de prévention et de lutte « maladie à virus Ebola ».

Elaboré à la demande du gouvernement, il se veut un « document d’aide à la préparation et à la décision », non seulement pour les responsables gouvernementaux et les représentants de l’Etat chargés de sa mise en œuvre, mais aussi pour les responsables de collectivités locales, les professionnels de santé, les services de secours, ainsi que les professionnels des secteurs concernés (transports internationaux, services funéraires, traitement de déchets…). Voir le visuel interactif : Tout savoir sur Ebola en 30 questions Survenue sporadique de cas importés Cellule interministérielle de crise Le plan décrit l’organisation et l’articulation des structures impliquées, du niveau national au niveau départemental, s’appuyant notamment sur les préfets de zone. Tout savoir sur Ebola en 30 questions.

Quand des vaccins seront-ils disponibles ? Le premier candidat-vaccin est le « cAd3-ZEBOV », développé par GlaxoSmithKline (GSK) en collaboration avec l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (l’un des Instituts nationaux de la santé américains). Il est constitué d’un vecteur viral (adénovirus du chimpanzé) sur lequel a été inséré un gène du virus Ebola. >> Lire : L’un des deux vaccins attendus contre Ebola ne sera pas disponible avant 2016 Le vaccin de Merck est le « rVSV-ZEBOV », développé à l’origine par l’Agence de santé publique du Canada à Winnipeg, et dont la licence de commercialisation était détenue par une compagnie américaine, NewLink Genetics. >> Lire : Les premiers essais de vaccin contre le virus Ebola attendus en 2015 Les Instituts nationaux de la santé américains (NIH) mènent depuis février 2015 un essai sur l’efficacité de deux candidats, celui de Merck et celui de GSK.

Ebola : « Il n’y a pas de mobilisation européenne » LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Paul Benkimoun Président de l’Institut de microbiologie et des maladies infectieuses d’Aviesan, qui regroupe les chercheurs dans les sciences de la vie, le professeur Jean-François Delfraissy a été nommé le 17 octobre coordinateur auprès du premier ministre des actions de la France contre l’épidémie de fièvre Ebola. La France, qui a promis de consacrer 70 millions d’euros à la lutte contre Ebola, n’a débloqué que 6,3 millions d’euros.

L’Elysée a annoncé, mardi 28 octobre, la mise à disposition d’une somme de 20 millions d’euros. Pourquoi ces lenteurs ? Le président de la République m’a affirmé avec force l’engagement de la France au Sud. En quoi consiste votre mission ? Sur le plan national, il s’agit de coordonner l’action de plusieurs pôles centrés sur les ministères concernés : santé, diplomatie et coopération, sécurité et intérieur. Nouveaux cas d’Ebola au Mali et à New York. New York compte son premier cas importé d’Ebola. Le maire de la ville, Bill de Blasio, et le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo, l’ont annoncé lors d’une conférence de presse jeudi 23 octobre. Ce quatrième cas découvert sur le territoire américain, après les trois de Dallas, a été identifié chez un médecin urgentiste, Craig Spencer, 33 ans, revenu six jours plus tôt de Guinée où il avait travaillé avec Médecins sans frontières (MSF).

Les autorités new-yorkaises ont affirmé que les habitants de la ville n’avaient pas été exposés à un risque de contamination. Souffrant de douleurs abdominales et avec une fièvre supérieure à 39 °C depuis le matin, le Dr Spencer s’était présenté jeudi à l’hôpital Bellevue, dans Manhattan, désigné comme hôpital de référence pour Ebola. Renforts New York n’est pas le seul endroit où le virus Ebola s’est exporté. Les chercheurs français mobilisés sur tous les fronts contre Ebola. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Les organismes publics de recherche sont mobilisés pour répondre à l’épidémie de fièvre Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest, et ils le font savoir. L’Alliance nationale pour les sciences de la vie (Aviesan) qui les regroupe a présenté, mardi 21 octobre, les actions dans lesquelles les chercheurs français se sont engagés.

Comme l’a résumé le président d’Aviesan, le Pr Yves Lévy, elles incluent la mise en œuvre d’essais cliniques avec des traitements expérimentaux, l’élaboration d’outils pour les diagnostics de la maladie facilement utilisables sur le terrain ou le développement d’études en sciences humaines et sociales. Avec des premiers résultats attendus pour la fin de l’année pour certains traitements expérimentaux. « C’est en Afrique de l’Ouest que se situe le cœur du débat avec une épidémie hors de contrôle. Test de diagnostic rapide Molécules antivirales Essai clinique Traitements expérimentaux.

L’un des deux vaccins attendus contre Ebola ne sera pas disponible avant 2016. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Les vaccins développés dans l’urgence contre le virus Ebola parviendront-ils à temps pour immuniser les soignants et les populations les plus exposés et enrayer enfin l’épidémie qui sévit depuis mars 2014 en Afrique de l’Ouest, avec plus de 4 500 morts ? La question est posée après les déclarations du responsable de la recherche vaccinale de la firme pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), qui reconnaît des retards à lancer ce programme et n’envisage pas que son vaccin puisse être disponible avant 2016.

Lire aussi : Ebola ou la guerre sans tête GSK travaille sur l’un des deux candidats vaccins contre le virus de la fièvre Ebola identifiés comme prometteurs par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Baptisé cAd3-ZEBOV, il utilise un adénovirus de chimpanzé, inoffensif pour l’homme, dans lequel a été inséré un gène non infectieux du virus Ebola afin d’éduquer le système immunitaire à reconnaître et à détruire ce dernier. Ebola : que se passe-t-il quand un cas possible est signalé en France ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paul Benkimoun Les autorités sanitaires ont mis en place une procédure afin d’évaluer l’éventualité d’une infection par le virus Ebola chez une personne vue par un professionnel de santé ou ayant été signalée aux services de santé. Responsable du Centre national de référence des fièvres hémorragiques, à l’Institut Pasteur de Lyon, Sylvain Baize en détaille les différentes étapes, jusqu’à l’obtention des résultats d’analyse. La possibilité (lien vers un PDF) d’une infection par le virus Ebola est envisagée devant un patient ayant voyagé dans un pays considéré comme à risque au cours des 21 jours précédents et présentant une température supérieure ou égale à 38 °C.

Elle l’est également pour tout individu n’ayant pas voyagé en zone à risque mais ayant été en contact étroit avec une personne infectée. Cette personne est alors considérée comme cas « suspect ». Dès lors, la personne suspecte ne doit pas entrer en contact avec d’autres individus. Comment Ebola s'attaque à l'organisme. Appel pour un fonds international contre les grands problèmes de santé publique.

Résistance aux antibiotiques, maladies infectieuses émergentes, pathologies liées à la pauvreté. Ces défis et la manière d’y répondre ne concernent pas que le monde de la santé. S’ils seront bien sûr évoqués lors de la réunion annuelle de l’OMS à Genève du 18 au 26 mai, Ils figurent également à l’ordre du jour de plusieurs réunions internationales, à commencer par celle du G7, qui se tiendra en Allemagne les 7 et 8 juin. Les stratégies pour les identifier, les gérer et les prévenir existent, mais la mise au point de nouveaux outils et le financement de ces recherches ne sont pas à la hauteur des enjeux.

C’est dans cet esprit que treize responsables associatifs ou institutionnels ont consigné un article publié lundi 11 mai dans la revue en ligne PLoS Medicine. Un système qui ne fonctionne pas. L'ébola. Virus Ebola. Ebola 2014. Les soignants, ces héros d'Ebola. La maladie, qui ne l'a pas tué, l'a rendu "plus fort". Il est loin, le jeune homme idéaliste qui, fin mars 2014, a désobéi à sa "maman" en pleines vacances pour filer prêter main-forte à ses collègues de l'hôpital Donka, à Conakry, débordés par les patients en proie à un mal encore mystérieux. "Elle m'a interdit d'y aller. Mais je suis médecin, il fallait que je parte.

" À 29 ans, le docteur Jules Aly Koundouno est à la fois un survivant et un ancien combattant d'Ebola. Lire aussi: Ebola recule en Afrique Alors que le Liberia voisin en est officiellement débarrassé, que l'OMS tire en ce moment à Genève les leçons du drame lors de son assemblée annuelle, son pays, la Guinée, voit encore une poignée de nouveaux cas se déclarer chaque semaine. "Il fallait être une tête brûlée pour se lancer dans la bataille" Depuis décembre 2013, la fièvre hémorragique a fait 11.120 morts dans trois pays d'Afrique de l'Ouest et contaminé près de 27.000 personnes.

Ebola sème la maladie et donc la peur.