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Révélateur ?

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Le Monde 301020 Culture secteurs d'activités ou nécessité vitale - E. DeChassey. AOC Lettre de Dame Culture - S. Thiéry. The Conversation (La consommation dans sa complexité) Gombault-Ourahmoune. Après le tourisme, la culture est le secteur le plus touché par la crise due à la pandémie en 2020, particulièrement dans les économies libérales comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne.

The Conversation (La consommation dans sa complexité) Gombault-Ourahmoune

La France, dotée de la politique culturelle la plus subventionnée du monde et malgré l’annonce en septembre d’un plan de relance de 2 milliards d’euros cependant jugé insuffisant, a opéré en cette fin d’année des choix de gestion de la crise absurdes pour la culture, en privilégiant les autres secteurs économiques. Le secteur est ainsi tombé dans un désarroi profond, tant sur le plan économique que symbolique, destructeur, et ne peut plus remplir sa fonction. Décryptage de cette débâcle inquiétante dans le pays de l’exception culturelle. TheConversation - Ce que nous apprend le débat sur la fermeture des librairies - Collet Thorel Marry. A la suite du second confinement, annoncé sans grande surprise le 30 octobre dernier, la fermeture des commerces dits « non essentiels » a engendré de nombreuses levées de boucliers, aussi bien de la part les libraires, menés par le Syndicat de la Librairie Française, que de la part des Français.

TheConversation - Ce que nous apprend le débat sur la fermeture des librairies - Collet Thorel Marry

L’enjeu de la discorde : les librairies, commerces non essentiels, doivent fermer leurs portes quand les grandes surfaces et les grands magasins spécialisés comme la Fnac restent ouverts, mettant ainsi en évidence une inégalité de traitement à l’égard des petits commerces. L’annonce, quelques jours plus tard, de la fermeture de l’ensemble des rayons livres (y compris dans les grandes surfaces) n’a pas apaisé les débats, bien au contraire.

Les réseaux sociaux croulent depuis sous les photos de librairies fermées et de rayons livres bâchés et vidés, symboles d’une censure de la Culture. Comment expliquer l’ampleur de ces réactions passionnées ? Slate - JM.Frodon - La fermeture des lieux culturels ne doit pas conduire à une réaction corporatiste. Temps de lecture: 7 min L'annonce par le Premier ministre, le 10 décembre, que les lieux de culture (cinémas, théâtres, musées, lieux de concert) ne rouvriraient pas le 15 décembre, et plus encore peut-être les conditions de cette annonce, ont suscité une colère considérable dans les milieux concernés.

Slate - JM.Frodon - La fermeture des lieux culturels ne doit pas conduire à une réaction corporatiste

Cette colère s'explique en grande partie par le fait que, jusqu'à la dernière minute, une telle décision semblait pouvoir être évitée. Si on peut légitimement s'interroger sur une manière de procéder perçue comme d'une grande brutalité, le choix lui-même est la résultante de deux fonctionnements pour le moins discutables dans les prises de décision. Elle témoigne en effet du rôle des lobbys, ainsi que de la gestion par le pouvoir des ressentis collectifs –ou du moins de l'idée qu'il s'en fait, voire de la partie de la collectivité qu'il entend ménager. C'est le sens de la formule de Jean Castex concernant –sur un autre sujet, l'isolement des malades– «l'absence de consensus». Profession Spectacle - JM Lucas - Rouvrir les lieux artistiques, oui, mais pour de bonnes raisons ! Près de 350 directrices et directeurs de lieux culturels ont publié une tribune dans Télérama pour demander la réouverture des lieux artistiques.

Profession Spectacle - JM Lucas - Rouvrir les lieux artistiques, oui, mais pour de bonnes raisons !

Si la cause mérite évidemment d’être soutenue, on peut néanmoins s’étonner de certaines formulations qui ne prennent pas en compte les droits humains fondamentaux, ni même… la réalité. Des directrices et directeurs de lieux culturels ont publié une tribune dans Télérama, le 24 novembre, pour plaider la réouverture de leur lieu auprès du président de la République et du Premier ministre. Les signataires se disent prêts à faire revivre les lieux culturels en respectant les gestes barrières parce que « l’art est essentiel à l’équilibre démocratique d’une nation ». Ce n’est pas le moment de polémiquer ; il faut, bien sûr, soutenir la demande des signataires et il est heureux que la décision de réouverture ait été prise.

On doit toutefois s’interroger, sérieusement, sur la pertinence des arguments présentés par cette tribune. France Culture - Peut-on sortir d'une politique culturelle de crise ? Depuis le premier confinement du printemps, le milieu culturel connaît une alternance entre fermeture, ouverture partielle, refermeture, qui désespère les acteurs si nombreux du spectacle vivant, des musées, du patrimoine, du cinéma, de l’édition et des arts plastiques.

France Culture - Peut-on sortir d'une politique culturelle de crise ?

Les termes de crise, catastrophe, effondrement, angoisse, abandon ont été écrits ou prononcés y compris par nos invités de ce soir, Éric de Chassey et Françoise Benhamou. Cette crise sanitaire, et ses conséquences économiques pour le secteur de la culture, va un jour s’estomper, du moins nous l’espérons. Mais une crise qui dure un an ou plus est-elle encore une crise, ou bien une nouvelle donne ?

Quelle pourrait être une politique culturelle de sortie de crise, qui ne serait pas là simplement pour maintenir à flot un secteur mais pour imaginer sa réinvention après tant de bouleversements ? Dialogue avec la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, en charge de ces questions majeures. Je n’ai pas perdu d’arbitrages.