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Evaluation

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Supprimer les notes, est-ce tromper les élèves. Évaluer n’est pas noter, car noter n’est pas tant évaluer que classer, sur une base imprécise et aléatoire.

Supprimer les notes, est-ce tromper les élèves

C’est aussi sur les objectifs de l’évaluation et sur ses effets sur les élèves qu’il faut s’interroger, pour une véritable « révolution scolaire ». « Ce n’est pas une bonne idée de supprimer les notes. C’est absolument indispensable d’avoir des points de repère (...). Casser le thermomètre ne sert absolument à rien. » Luc Ferry, RTL, 9 octobre 2012 C’est une idée répandue : supprimer les notes aboutirait à tromper les élèves. Première raison D’abord, les notes mesurent de façon très imprécise les compétences des élèves. . « Il ne s’agit plus maintenant de former un petit nombre de cadres compétents pour encadrer, diriger de grandes masses d’ouvriers ou de gens peu spécialisés, mais disciplinés. Deuxième raison Les recherches sur la notation ont montré l’existence de biais sociaux de notation. Troisième raison Dans certains discours, la notation serait indispensable à la motivation. 9 bonnes raisons d'adopter les ceintures de compétences en classe.

(Remontée d'un article publié pour la première fois en juillet 2014) Fernand Oury était judoka et pédagogue.

9 bonnes raisons d'adopter les ceintures de compétences en classe

Dans sa classe, les élèves progressaient en maths, en grammaire (...) en suivant des ceintures de couleurs, comme au judo. Tel élève était 'ceinture verte' de géométrie, tel autre 'ceinture bleue' en conjugaison. J'ai adopté ce principe dans ma classe. Cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/83/9/evaluation_socle_20_nov_MEF-CSP_371839.pdf.

Sacro-saint thermomètre. Difficile par moments de rester serein quand on lit le déferlement de commentaires négatifs sur le rapport sur l’évaluation des élèves rendu par le Conseil supérieur des Programmes.

Sacro-saint thermomètre

Certes, des débats contradictoires ont parfois été organisés, mais trop souvent autour de la question : « faut-il supprimer les notes ? » alors que le CSP n’a jamais posé le problème de l’évaluation de cette manière très réductrice. Certes, des personnalités ont pu prendre la parole pour dire des choses intéressantes (par exemple Pierre Merle sur France Culture –mais c’était France Culture !) Et on a juste eu droit à quelques flashes sur des expériences de classes sans notes, avec souvent un parent pour et un parent contre (telle cette mère argumentant sur TF1 pour les notes, car il faut bien qu’un jour « le couperet » -sic ! Naïfs irresponsables, qui veulent détruire un des piliers de notre civilisation. les pédagoskhmers en train d’assassiner ce qu’il reste de notre école.

Evaluation-II-sgen provence-alpes -avril 2013. Je précise que j'utilise un logiciel Apple qui s'appelle Keynote.

Evaluation-II-sgen provence-alpes -avril 2013

ÉValuation-I-sgen provence-alpes -avril 2013. Je précise que j'utilise un logiciel Apple qui s'appelle Keynote.

ÉValuation-I-sgen provence-alpes -avril 2013

Ce qui est mis sur Slideshare est un format .ppt qui est le résultat de l'"exportation" du format initial. C'est ce qui explique ... Je précise que j'utilise un logiciel Apple qui s'appelle Keynote. Evaluation novembre 2010. Pourquoi et comment évaluer par compétences. L’évaluation par compétences est à la mode dans les salons du ministère de l’Éducation Nationale depuis plusieurs années.

Pourquoi et comment évaluer par compétences

Différentes annonces récentes, sur la mise en place d’une Conférence nationale sur l’évaluation des élèves, ou sur l’instauration d’un nouveau socle commun de connaissances au collège, confirment cette tendance.] Dans la pratique pourtant, les choses changent peu. Si en Primaire, les enseignants évaluent souvent par compétences, particulièrement dans leurs bilans trimestriels, ce système est souvent jugé puéril et inadapté au secondaire, où le mode d’évaluation quasi exclusif reste la traditionnelle note sur 20. Le socle commun de connaissances en place au collège, le B2I, imposent dans les textes une validation de compétences, mais dans la pratique, cela s’opère souvent sans véritable concertation, en cochant des croix en fin d’année, pour remplir des tableaux. J’avais déjà rédigé un article, il y a 3 ans, qui relatait ma première expérience. ESPÉ : Pour une “culture commune” de l'évaluation. Cet article était initialement destiné à être publié dans un recueil de textes à la suite de la conférence de consensus des IUFM franciliens en 2011 consacrée à l'évaluation.

ESPÉ : Pour une “culture commune” de l'évaluation

Mais, la publication a été retardée et ne semble plus aujourd'hui à l'ordre du jour. Je publie donc, aujourd'hui sur mon blog, cette tribune qui relate ma pratique des formations transversales que je mène depuis 7 ans à l'IUFM et aujourd'hui à l'ESPÉ de Paris.Parce que, me semble t-il, la problématique qui y est développée est toujours d'actualité : Si on veut faire évoluer l'évaluation il faut en faire un sujet de formation qui ne soit pas uniquement celui des didactiques disciplinaires mais une réflexion commune faisant appel à l'histoire, les sciences sociales et surtout à un véritable questionnement pédagogique. A quand remontent les notes sur 20 à l'école?... Evaluation : au-delà des notes… (Crédit AFP/Philippe Desmazes) Cette semaine, le ministre Hamon a remis sur le tapis, malgré lui, la question des notes à l’école.

Evaluation : au-delà des notes…

L’idée est d’éliminer les notes-sanction et de se diriger vers une évaluation plus positive – il est vrai que dans ce domaine de la positive attitude, on a quelques leçons à prendre de nos voisins, notamment anglo-saxons et scandinaves. Ah qui dira les torts de la note ! Des réponses à dix objections. Cette exclamation, qui rappellera un vers célèbre aux littéraires, ne doit pas laisser penser que, sur la question mise en lumière par les déclarations récentes du ministre Benoit Hamon, je considère la note comme « ce pelé, ce galeux, dont vient tout le mal » et je crains même que le débat se concentre sur pour ou contre la note, auquel cas ce serait un pseudo-débat sans grand intérêt.

Ah qui dira les torts de la note ! Des réponses à dix objections

Voir aussi les réflexions de Laurent Fillion sur son blog, qui vont dans le même sens J’ai simplement envie ici, alors que je publie avec Florence Castincaud l’ouvrage L’évaluation plus juste et plus efficace : comment faire ? Par CANOPE en partenariat avec le CRAP-Cahiers pédagogiques qui propose réflexions et outils, de recenser dix assertions qu’on peut lire ici ou là parfois dignes de figurer dans des bêtisiers, mais aussi dénotant une incompréhension de ce que souhaitent les « pédagogues » concernant l’évaluation.

Au lieu de traiter la maladie (l’échec scolaire), on va casser le thermomètre. Pourquoi les notes posent vraiment problèmes. Avec le lancement de la conférence nationale sur l’évaluation des élèves, le débat sur l’évaluation a été relancé.

Pourquoi les notes posent vraiment problèmes.

Et souvent plutôt mal. Oui la notation pose problèmes ! Mais pas forcément ceux qu’on met le plus en avant. A en croire les journalistes, notre ministre et même quelques spécialistes, le principal problème posé par la note serait qu’elle suscite le découragement chez les élèves, voire qu’elle serait forcément malveillante. illustration de Marc Chalvin tirée de Laura Jaffré « Tout ce que vous pensez des profs et ce qu’ils pensent de vous » ed. Circulaire_1969_notation.