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Concours de la résistance

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Lettre. S. AP Marie. Didacdoc 49 Lettre Turmeau 1944 comp. Lettre de Henri Fertet, jeune résistant condamné à mort. Après 87 jours d’emprisonnement et de torture.

Lettre de Henri Fertet, jeune résistant condamné à mort

Il avait 16 ans. " Chers Parents, Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vus si pleins de courage que, je n'en doute pas, vous voudrez encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi. Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, ce que j'ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir peser sur moi votre tendre sollicitude que de loin. Pendant ces 87 jours de cellule, votre amour m'a manqué plus que vos colis, et souvent je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait. Vous ne pouvez vous douter de ce que je vous aime aujourd'hui car, avant, je vous aimais plutôt par routine, mais maintenant je comprends tout ce que vous avez fait pour moi et je crois être arrivé à l'amour filial véritable, au vrai amour filial. Je meurs pour ma Patrie. Pour moi, ne vous faites pas de soucis. Avec Pierre, soyez sévères et tendres. . « Qu'est-ce que cent ans ?

«Je meurs la tête droite et avec le sourire»: ce qu'écrivaient les fusillés de la Seconde Guerre mondiale avant leur exécution. Un monumental ouvrage regroupant les biographies de 4.425 condamnés à mort exécutés sous l'Occupation permet de lire les derniers mots des martyrs de la Résistance.

«Je meurs la tête droite et avec le sourire»: ce qu'écrivaient les fusillés de la Seconde Guerre mondiale avant leur exécution

Le 15 décembre 1941, le député et journaliste communiste Gabriel Péri rédige une dernière lettre à son avocate Odette Moreau avant d'être fusillé par les Allemands au Mont-Valérien: «Dimanche, 20 heures. Très chère amie, l’aumônier du Cherche-Midi vient de m’annoncer que je serai, tout à l’heure, fusillé comme otage. Ce sera le dernier chapitre du grand roman de cette époque.» Comme Péri, plusieurs milliers de personnes ont été exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale après avoir été «légalement» condamnées par les autorités allemandes, les Sections spéciales ou les cours martiales de Vichy, pour actes de résistance ou en tant qu'otages –sans oublier les victimes des innombrables exécutions sommaires et massacres commis par les occupants. «Toute sa lettre était une profession de foi patriotique et d’amour filial. Sartre, Cocteau & Co sous l'Occupation (Avec «BoOks») - Essais. Plus de trente ans après la guerre, dans des entretiens publiés récemment, Jean-Paul Sartre prétendait que les Français, et en particulier les écrivains et les artistes, n’avaient eu que deux options sous l’occupation nazie: collaborer ou résister.

Sartre, Cocteau & Co sous l'Occupation (Avec «BoOks») - Essais

Il avait choisi la seconde, naturellement: «Notre travail était de dire à tous les Français, nous ne serons pas dirigés par les Allemands (1).» En fait, le comportement de Sartre pendant l’Occupation, bien qu’il n’ait jamais été un collabo (2), fut moins héroïque que ses déclarations de l’immédiat après-guerre pourraient le laisser croire. Alan Riding, dont le jugement sur l’intelligentsia française n’est ni moralisateur ni indulgent, place Sartre très largement à la périphérie de la Résistance.

Ses pièces, tel «Huis clos», furent considérées par certains de ses admirateurs (et certainement par Sartre lui-même, avec le recul du temps) comme des expressions voilées d’une opposition aux nazis. Ian Buruma. « Il fallait bien vivre » : les écrivains pendant l'occupation allemande. Cette phrase, « Il fallait bien vivre », est de Simone de Beauvoir, au sujet de l’Occupation allemande.

« Il fallait bien vivre » : les écrivains pendant l'occupation allemande

Actuellement, une exposition à la Mairie de Paris (« Les Archives de la vie littéraire sous l’Occupation ») évoque la vie littéraire à cette époque. Avant l’installation du Régime de Vichy, des écrivains sont confrontés à la « Drôle de Guerre ». Louis Aragon, Brasillach (fait prisonnier en 1941), Louis Althusser et Sartre y participent. Certains vivront mal la défaite, comme Claudel qui en juge des écrivains et hommes de théâtre responsables (il pense en particulier à Gide). Giono, quant à lui, se veut pacifiste tel qu’il l’exprime en 1939 dans le journal « Patrie Humaine ». Le Régime de Vichy et l’Occupation allemande vont amener des auteurs et éditeurs à différentes attitudes : collaborer, s’accommoder de la situation, résister. Des écrivains qui collaborent : - Benoist-Méchin, historien, devient en 1941 secrétaire d’état à la Vice-Présidence du Conseil Chargé des Affaires Etrangères. Fondation de la Résistance.