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UMP : quelles sont les forces en présence dans le match Fillon / Copé ? Atlantico : Avec des législatives qui s’annoncent un peu décevantes pour l’UMP, la recomposition de la droite s’invite donc au centre des débats. Le jeu des petites phrases entre les leaders de l’UMP s’est installé entre Jean-François Copé et François Fillon. Selon vous, qui de ces deux hommes parait le plus à même de fédérer la droite et reconstituer une vraie force électorale à l’UMP, aujourd’hui mais aussi avec la présidentielle de 2017 en ligne de mire ?

Guillaume Roquette : C’est extrêmement difficile de savoir, justement parce que ce match est très ouvert. De toute évidence, aucun ne se détache vraiment aujourd’hui. Jean-François Copé s’appuie sur une légitimité militante, tandis que François Fillon a celle de l’opinion. On pourrait dire que pour un présidentiable, ce qui compte est d’être populaire auprès des Français. Le second élément est le positionnement politique. Je pense que François Fillon peut être rassembleur. Pour la présidence de l’UMP, Fillon grille la politique à Copé. Un simple tweet, et tout change à droite. Samedi soir, François Fillon a confirmé d’une phrase qu’il serait bien «candidat à la présidence de l’UMP». Si l’annonce était prévisible, le moment choisi a, en revanche, surpris de nombreux cadres de l’UMP.

En dehors d’une poignée de fidèles, rares sont ceux qui savaient que l’ex-Premier ministre allait se déclarer si vite. Le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, l’a appris entre deux déplacements, dans le Finistère samedi et dimanche en Seine-Saint-Denis. Officiellement dédiées à la «reconstruction de l’opposition», ces visites de terrain dans les fédérations UMP servent surtout la campagne de Copé. Car ce sont les militants qui seront appelés à choisir, lors du congrès de novembre, le successeur de Sarkozy, dernier président élu de l’UMP, fin 2004. Pour Copé, le silence de Fillon était une aubaine. Dans le camp de Fillon - comme dans celui d’Alain Juppé -, on a bien vu le piège. Leadership. «Équité». Élections : Fillon et Copé croisent déjà le fer.

Pour l'ex-premier ministre, qui devrait défier Jean-François Copé à l'automne, il n'y a «plus de leader naturel» à l'UMP. Une déclaration que l'actuel secrétaire général ne digère pas. Derrière la campagne des législatives, personne à l'UMP n'oublie la bataille pour le leadership du parti. Jeudi matin, le ton est encore monté d'un cran. Invité sur RTL, François Fillon a parlé d'«hypocrisie» après la réaction de Copé à ses propos sur l'UMP sans chef naturel. «C'est une évidence que le départ de Nicolas Sarkozy laisse l'UMP sans leader naturel», a-t-il redit, comme il l'avait fait la veille dans une interview au Figaro Magazine.

Désolé, cette vidéo n'est pas disponible sur votre mobile... Sur Europe 1, Copé a assuré ne pas se sentir «visé» par Fillon. L'ancien premier ministre a posé ses jalons dans la compétition qui l'opposera à l'actuel secrétaire général du parti lors du congrès de l'UMP cet automne. Un «président de combat» La bataille est donc lancée. » Qui peut relever la droite? Politique : Fillon/Copé : le match des clubs. Jean-François Copé et François Fillon peuvent compter sur leurs associations politiques, Génération France et France.9, pour structurer leurs réseaux et financer leur campagne pour la présidence de l'UMP.

On les appelle «think-tank», «clubs politiques» ou «micro-partis». Inconnues du grand public, ces chapelles se sont multipliées ces dernières années, principalement à droite. Leurs statuts fixent pudiquement comme objectif de «faire vivre le débat d'idées», mais, dans les faits, ces structures servent surtout à consolider un réseau et récolter des fonds en vue d'une échéance électorale. La course à la présidence de l'UMP ne fait pas exception. » France.9, en phase de réactivation Logo de France.9. Créée en 2002, l'association présidée par François Fillon a été mise en sommeil pendant la durée du dernier quinquennat. Réunis en assemblée générale la semaine dernière, les dirigeants de France.9 ont décidé de réactiver le mouvement. Son argent, France.9 le tient essentiellement de l'UMP. Parité : «A l'UMP, il faut qu'on soit plus volontaires» Sur les 6591 candidats investis pour les élections législatives, 40 % sont des femmes.

Alors qu’en ces temps de gouvernement «chabadabada» (un homme-une femme), le PS et EELV affichent une parité parfaite sur leurs listes électorales… l’UMP apparaît comme un cancre, avec moins de 30 % de femmes investies. Et souvent dans des circonscriptions imprenables. Ce matin, Jean-François Copé s’est montré désolé et a dit «je plaide coupable». En 2007, l’UMP avait présenté 26 % de femmes et vu, conformément à la loi, sa dotation publique annuelle réduite de 4 millions. Marie-Jo Zimmermann est l’une des 45 députées UMP (sur 305 élus). L’UMP a investi moins de 30 % de candidates pour les élections législatives. Aujourd’hui, je ne suis pas découragée, je suis plutôt énervée. Jean-François Copé n’est pas le seul responsable. L’exemple de Paris n’est pas très reluisant… Il faut qu’on soit plus volontaires pour l’investiture des femmes.

De temps en temps, il faudrait mettre un grand coup de balai! Copé-Fillon : droite au but. L’un chasse en meute, l’autre est à l’affût. Dans l’éthologie de l’animal politique, Jean-François Copé et François Fillon sont à classer dans deux espèces très différentes. Pour la paix de la jungle, mieux vaut ne pas les lâcher dans le même espace vital. Le premier construit méthodiquement le plan de carrière qui doit le conduire jusqu’au sommet. D’abord, il veut être chef de la droite. «Excellent tireur» Incurable solitaire, François Fillon ne confirme aucune des ambitions qu’on lui prête.

«Fillon est un excellent tireur. Contre Copé, le conflit paraît inéluctable. Le pacte des «mousquetaires» Challenger, Copé affiche pourtant une confiance à toute épreuve. De son côté, le député-maire de Meaux a beaucoup appris de ses premiers combats en 1994-1995 au milieu de la meute des jeunes loups chiraquiens lancés contre les traîtres balladuriens, dont un certain François Fillon. «Monsieur des fois que…» L’ex-Premier ministre est un homme seul. Chez Copé, elle a été accueillie à bras ouverts.

Législatives, UMP, Paris... Quel avenir pour François Fillon? | Présidentielle 2012 live direct. Quel avenir pour François Fillon? Alors que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy vient de passer les clefs de Matignon à son successeur socialiste Jean-Marc Ayrault, le député de la Sarthe va commencer à penser à son avenir. Très discret au début de la mandature, François Fillon a su s’installer dans le paysage politique français. Devenant au passage le Premier ministre, derrière Georges Pompidou, qui est resté le plus longtemps en poste (4 ans, 11 mois et 23 jours). publicité L'élu de la Sarthe est moins impopulaire que Nicolas Sarkozy dans les sondages d'opinions, ce qui lui laisse plusieurs options pour son futur.

Les législatives à Paris Sur l'agenda de l'ancien Premier ministre, il y a d’abord les législatives. Avec le désistement de Rachida Dati ce mercredi 16 mai, l’élection de François Fillon ne fait pas beaucoup de doutes dans une circonscription acquise à la droite. La mairie de Paris La présidence de l'UMP À lire aussi sur Slate.fr: NKM, Copé, Fillon, Juppé... Quel président de l'UMP après Sarkozy? UMP - Pendant que le Parti socialiste se partage les places à l'Assemblée nationale, les ténors de l'UMP se positionnent pour la présidence du parti qui sera remise en jeu à l'automne prochain. Alors que François Fillon, Jean-François Copé et, dans une moindre mesure, Alain Juppé, font d'ores et déjà figure de favoris pour ce scrutin interne à l'issue incertaine, les ralliements s'enchaînent et les candidatures alternatives se dessinent. Dernière en date, Nathalie Kosciusko-Morizet, tenante d'une ligne progressiste au sein du parti conservateur, a clairement laissé entendre ce lundi 25 juin qu'elle n'excluait pas de concourir si ses idées n'étaient pas représentées.

Une menace plus qu'une déclaration de candidature à l'image de celles qu'on laissé filtrer d'autres anciens ministres comme Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez ou Chantal Jouanno. Dans cette bataille d'influence qui s'annonce, c'est bien l'héritage de Nicolas Sarkozy et de sa campagne présidentielle qui sont en jeu. Paris : après les menaces, Dati rentre dans le rang de l’UMP. François Fillon face à Rachida Dati (Jean-François Monier Bertrand Langlois/AFP) Dans une interview au Figaro Magazine à paraître vendredi, Rachida Dati annonce qu’elle renonce à se présenter aux législatives dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe et VIIe arrondissements), face au Premier ministre sortant François Fillon.

L’ancienne garde des Sceaux en appelle à l’unité : « J’aurais pu me présenter et faire battre François Fillon [mais] je ne serai pas de ceux qui parlent d’unité mais ne se l’appliquent pas à eux-mêmes. » Et de poursuivre : « Je ne souhaite pas ajouter de la division à l’échec en me présentant dans la circonscription où je suis pourtant légitime. » Fillon « abandonne la Sarthe à la gauche » Nouveau tacle à destination de François Fillon, élu de la Sarthe pendant plus de trente ans et parachuté à Paris en 2011. Un poste au sein de l’UMP Le retrait de la députée européenne n’est bien entendu pas désintéressé. NKM « candidate en 2017 » Pour l’UMP, Hollande a déjà tout faux. La droite dénonce «l’inélégance» du nouveau locataire de l’Elysée. En quelques dizaines de minutes, selon plusieurs de ses porte-voix, il aurait commis plusieurs fautes lors de la passation de pouvoir, trahissant sa vraie nature, «brutale» et «manichéenne».

Par respect pour les institutions de la République, ni le patron de l’UMP, Jean-François Copé, ni le Premier ministre, François Fillon, n’ont souhaité commenter à chaud la cérémonie d’investiture et le premier discours du président élu. Mais ils se gêneront sans doute moins ce matin, à l’occasion du bureau politique du parti. Toutefois, dans l’entourage de Jean-François Copé, on notait dès hier que François Hollande avait été «très discourtois» en tournant le dos à Nicolas Sarkozy après l’échange de leur dernière poignée de main.

Tous ont en mémoire l’image de Sarkozy en 2007, raccompagnant Chirac dans la cour de l’Elysée jusqu’à son véhicule, puis attendant que celui-ci ait effectivement quitté le palais pour tourner les talons. Nicolas Sarkozy, la fin d'un quinquennat d'impopularité. Entamé en pleine période de croissance, mais bouleversé par la triple crise financière, économique et de la dette, le mandat présidentiel qui s'achève aura connu au moins une constance: l’inexorable impopularité du président sortant. Elu avec plus de 53% des suffrages, Nicolas Sarkozy avait pourtant su séduire les Français au cours de sa campagne éclair, menée en rupture avec sa propre famille chiraquienne et axée sur la nécessité de réformer le pays. Débutant son mandat avec un beau capital de 65 à 70% d'opinions positives, le chef de l'Etat a pourtant vu sa cote de popularité fondre comme neige au soleil, atteignant des records de discrédit politique.

Et contrairement à ce que veulent bien en dire ses partisans de l'UMP, la crise historique qui a changé la face du quinquennat n'explique pas tout. Le premier trimestre de la présidence Sarkozy a pourtant tout d'une lune de miel. Pendant ce temps, l'économie française se porte bien. L'année 2007 Popularité de Sarkozy Popularité de Fillon. François Kalfon: Buisson stratège visionnaire ou fossoyeur de Nicolas Sarkozy?

Alors que beaucoup de commentateurs qui n'y connaissent pas grand-chose ont tendance à réduire la politique à de la communication et qu'il est de bon ton de faire des communicants et autres "spin doctors" - ce terme péjoratif qui signifie donner de l'effet à une balle - les hommes clés des campagnes électorales uniquement focalisés par l'inscription de leur champion dans un récit conçu à la façon d'un conte pour enfants: le storytelling. Selon cette vulgate l'homme politique se "vendrait" alors comme une savonnette et ses conseillers s'assimileraient davantage à des chefs de produit marketing plutôt qu'à des experts électoraux En réalité, quitte à décevoir les plus sceptiques - ou les plus admiratifs ? En fait, dans la vraie vie ceux qui ont "l'oreille des candidats" ont des profils nettement plus politiques que la représentation qui en est faite même si bien sûr on croise aussi quelques communicants (qui parfois ressemblent vraiment à leur caricature).

Surtout.... Sarkozy quits the stage: Adieu, Nicolas. Nicolas Sarkozy: que peut-il faire maintenant? | Présidentielle 2012 live direct. BATTU PAR FRANÇOIS HOLLANDE, QUE PEUT MAINTENANT FAIRE NICOLAS SARKOZY? Vendredi 4 mai, sur Europe 1, il a réaffirmé ce qu'il avait déjà dit le 8 mars 2012: s'il n'était pas réélu, il se retirerait de la vie politique. Une information que Nicolas Sarkozy avait déjà laissée filtrer en janvier dans le célèbre faux «off» guyanais: «En cas d'échec, j'arrête la politique.

Oui, c'est une certitude. […] Je changerai de vie complètement, vous n'entendrez plus parler de moi! […] Vous voulez que j'anime des sections UMP? Je ne mérite pas ça. Publicité Depuis Bruxelles, il avait également nié tout intérêt pour une reconversion à un poste européen, telle que celle de Herman Van Rompuy ou José Manuel Barroso. A 57 ans, que peut faire désormais l'ex-président de la République? Ecrire ses Mémoires Un grand classique de la retraite présidentielle. Lancer sa fondation La Fondation Clinton, elle, cherche à «améliorer la santé dans le monde, à développer l’économie et à protéger l’environnement».

A la Mutualité, l'insoutenable lourdeur de la défaite | Présidentielle 2012 live direct. Comme au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy célébrait les dernières heures de la France forte du côté de la salle de la Mutualité dans le 5e arrondissement parisien. Notre reportage commence assez tôt, aux alentours de 17h. Pas grand-chose à signaler à ce stade, si ce n'est un photographe indépendant français –mais sous contrat avec une agence britannique– qui râle parce qu'on lui refuse momentanément une accréditation. De toute façon, ça doit être dans leurs gènes, les photographes râlent tout le temps. publicité Pour le reste, on trouve une armée de journalistes autistes et surconnectés en salle de presse. Côté militant, la salle se remplit gentiment à ce stade. Chaque minute qui passe draine son lot de militants. Vingt minutes avant 19h. Les deux écrans géants disposés de part et d'autres de la grande salle de la Mutualité sont allumés.

La température –au sens propre du terme– ne cesse de monter. Et puis vient l'hypocrisie véritable de cette soirée de campagne. Jouanno : « Nous avons perdu en validant les mots du FN » Dans l'urgence, l'UMP veut planquer sous le tapis les questions qui fâchent. C'est fou le nombre de synonymes au mot "unité" que l'on peut trouver un lendemain de défaite présidentielle: "rassemblement", "collégialité", "union", "ligne commune". Sans oublier la formule: "Ce qui nous rassemble est infiniment plus important que ce qui nous divise. " Il faut dire que, pour en dénicher autant, l'UMP avait réuni toutes ses têtes pensantes lors d'un bureau politique exceptionnel. Des dizaines de parlementaires, de jeunes loups (Wauquiez, Apparu, Le Maire,...), d'anciennes gloires de la droite (Balladur, Toubon,...) et des stars de maintenant (Juppé, Fillon,...).

Avec tout cela, difficile de ne pas croire que le parti est effectivement complètement uni pour attaquer la bataille législative. >> L'élection de Hollande, le jour d'après: les dernières informations en direct >> Retrouvez les résultats du second tour de l'élection présidentielle dans votre commune sur notre carte interactive Un chef, quelques chefs ou plein de chefs? Là encore, Jean-François Copé a tout prévu. Sophie Meunier: Ce qu'Obama peut apprendre de la défaite de Sarkozy. L'UMP cherche à maintenir sa cohésion jusqu'aux législatives. Élections : UMP: Copé se pose en « chef de guerre » face au PS.

Les dix raisons de l\'échec de Nicolas Sarkozy, Election présidentielle 2012 - Les Echos.fr. Politique : UMP : Copé organise la «reconquête» sur le terrain. A l'UMP, paix, amour et législatives. Copé pour la parité... mais pas si elle l'empêche de gagner! Politique : Le candidat Fillon à l'assaut du bilan de Copé à l'UMP.