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Furiani ou l'hospitalité corse. J'ai pris l'avion pour la Corse, j'ai vu du soleil, j'ai vu des Corses, ils étaient sympas, j'ai discuté avec eux, j'suis allé à Bastia, j'ai encore vu des Corses, j'ai mangé d'la charcuterie, elle était trop bonne : "Oh!

Furiani ou l'hospitalité corse

Trop bonne votre charcuterie! ". J'ai rediscuté avec eux, ils étaient toujours sympas, j'suis allé à Furiani, j'ai vu d'autres Corses, ils étaient moins sympas, voire même pas sympas du tout du tout. J'me suis demandé ce que ressentait un gladiateur dans une fosse aux lions, j'ai ressenti la même chose. Bref, j'suis allé à Furiani. Bon, on va pas garder ce ton là, sinon vous allez vite lâcher, mais j'voudrais juste vous faire partager mon expérience. Après avoir pris un déjeuner, sur le port, avec mon amie, on se dirige vers Furiani.

Habituellement, un parking visiteur nous est réservé. On passe la palpation... ah bin non en fait, malgré le faible nombre de Lensois, seul un sur deux aura droit à un contrôle, bizarre pour un match classé à risque. Supporters, cibles faciles ? La décision a été prise au ministère de l’Intérieur, en présence des principaux responsables policiers concernés et de Jean-Pierre Hugues, le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), ainsi que des dirigeants des deux clubs, l'OM et le PSG.

Naturellement, ce choix est d'abord justifié par les mauvais souvenirs des Classicos des années précédentes, dont des violents affrontements entre Parisiens et Phocéens suite à l'annulation tardive de la rencontre (la grippe A avait bon dos, n'est-ce pas, madame Bachelot?). Pourtant, depuis, on ne cesse de vanter le climat désormais apaisé dans les tribunes du Parc et, hormis quelques « débordements », les rencontres à l'extérieur du PSG se sont plutôt bien déroulées. La radicalité d'une telle mesure symbolise de la sorte une tendance de plus en plus prononcée qui fait passer le « problème des supporters » de la légitime gestion de l'ordre public à la prévention sécuritaire (1).

Pas de culture supporter sans déplacement. Le commentateur assiégé. Inutile d'en remettre une couche: Christian Jeanpierre est habillé pour l'hiver avec ce qui lui est tombé dessus. Il est désormais plus utile de se demander pourquoi c'est lui qui subit un déferlement de critiques et les raisons de ce déferlement... Lui et pas un de ses confrères, alors qu'en définitive il n'est qu'une manifestation parmi d'autres, peut-être plus emblématique que d'autres, de ce qui est ordinairement reproché aux commentateurs sportifs. Matériau inflammable Avant Internet, sa profusion de sites ou blogs et de réseaux sociaux, l'exaspération des téléspectateurs filtrait rarement Aujourd'hui, il suffit d'un effet d'entraînement pour que le "buzz" déclenche à son tour l'intérêt de médias plus généralistes qui se trouvent légitimés à s'en emparer – surmontant au passage l'inhibition de la corporation quand il s'agit de s'en prendre à l'un des "siens": il ne peut alors s'agir que du plus faible.

PS. Colombie : Un cercueil dans les tribunes -