Carême : redécouvrir le primat de la prière. Benoît XVI rappelle « le primat de la prière » dans la vie du chrétien, prière « sans laquelle tout l’engagement de l’apostolat et de la charité se réduit à de l’activisme ». C’est pourquoi il invite durant le carême à « donner le juste temps à la prière, personnelle et communautaire ». Le pape a présidé le dernier angélus de son pontificat, ce dimanche 24 février 2013, avec des centaines de milliers de personnes du monde entier réunies place Saint-Pierre au Vatican. Paroles de Benoît XVI avant l’angélus (en italien) Chers frères et sœurs, Merci de votre affection ! Aujourd’hui, deuxième dimanche de Carême, nous avons un Evangile particulièrement beau, celui de la Transfiguration du Seigneur.
La présence de Moïse et d’Elie, qui représentent la Loi et les Prophètes de l’ancienne Alliance, est très significative : toute l’histoire de l’Alliance est orientée vers Lui, le Christ, qui accomplit un nouvel « exode » (9,31), non pas vers la terre promise comme au temps de Moïse, mais vers le Ciel. France : La parole libérée de Benoît XVI. Avant de «se cacher aux yeux du monde», le Pape est revenu longuement sur le concile Vatican II.
Envoyé spécial à Rome Au Vatican, c'est la semaine de toutes les surprises. Benoît XVI, démissionnaire, se dit limité par des forces déclinantes du «corps et de l'esprit» mais il a donné, jeudi matin, devant les prêtres du diocèse de Rome, une magistrale improvisation de 50 minutes, sur sa vision de l'avenir de l'Église. Un avenir totalement lié, selon lui, à l'application du «vrai concile»Vatican II et non du «concile virtuel» qui avait été déformé, a-t-il accusé, «par les médias» dans le sens d'une analyse «politique» et non dans le sens «de la foi». Un avenir qu'il confie désormais à ceux qui vont reprendre le flambeau. Dont ces prêtres, tous très émus de le voir ainsi s'effacer. Puis le Pape est revenu de façon très précise sur un certain nombre de thèmes traités à l'époque.
Le Pape s'est montré confiant Toutefois a conclu le Pape «la force réel du concile demeurait là. Benoît XVI, un simple travailleur qui a réalisé le plus important. Par toute sa vie, y compris avec sa « décision soufferte » de mettre fin à son pontificat, Benoît XVI a donné « l’exemple lumineux d’un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur, mais un travailleur qui a su à chaque instant réaliser ce qui est le plus important : porter Dieu aux hommes et porter les hommes à Dieu. » : par ces mots, le cardinal Bertone concluait la dernière messe publique du pontificat de Benoît XVI, soulignant la cohérence de celui qui avait déclaré, le jour de son élection : « les Cardinaux m’ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. » Au terme de la messe des Cendres, hier, 13 février 2013, en la basilique Saint-Pierre, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a rendu hommage au pape, traduisant les sentiments de l’assemblée.
Hommage du cardinal Bertone Très Saint-Père, Nous ne serions pas sincères, Sainteté, si nous ne vous disions pas que ce soir, pèse un voile de tristesse sur nos cœurs. « Ce nest pas le pouvoir mondain qui sauve monde » Deux jours après l’annonce de sa démission, Benoît XVI affirme que « ce n’est pas le pouvoir mondain qui sauve monde mais le pouvoir de la croix, de l’humilité, de l’amour ». Le pape a en effet fait une synthèse en français de sa catéchèse sur le carême, à l’adresse des francophones, en la salle Paul VI du Vatican ce mercredi matin, 13 février. « Chers frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui le carême », a annoncé le pape avant de choisir de commenter les « quarante jours de Jésus au désert, tenté par le démon ». Ce récit évangélique, ajoute Benoît XVI, « invite à répondre cette demande fondamentale : qu’est-ce qui compte vraiment dans ma vie ? » Le pape affirme : « Ce n’est pas le pouvoir mondain qui sauve monde mais le pouvoir de la croix, de l’humilité, de l’amour ».
Puis il avertit : « Dieu ne peut pas être instrumentalisé pour nos intérêts ». Il débusque cette « tentation toujours présente », mais non sans affirmer en même temps que « la grâce opère des merveilles ». "La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire" "La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire", a déclaré Benoît XVI au début de l’audience générale de ce mercredi 13 février, en la Salle Paul VI du Vatican, en présence de quelque 7 000 visiteurs du monde entier qui lui ont fait une ovation, après deux jours d’émotion forte.
Le pape les a remerciés de leur amour et de leur prière. Allocution de Benoît XVI Chers frères et sœurs, Comme vous le savez, j’ai décidé – merci pour votre sympathie –, j’ai décidé de renoncer au ministère que le Seigneur m’a confié le 19 avril 2005. Je l’ai fait en pleine liberté pour le bien de l’Église, après avoir longuement prié et avoir examiné ma conscience devant Dieu, bien conscient de la gravité de cet acte, mais en même temps conscient de n’être plus en mesure d’accomplir le ministère pétrinien avec la force qu’il demande.
La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire. Celui-ci ne cessera jamais de la guider et d’en prendre soin. International : Les défaites et les victoires de Benoît XVI. Le Pape n'a eu de cesse de réconcilier l'Église actuelle, moderne, avec la tradition chrétienne de deux millénaires. Benoît XVI a gagné des combats, mais il en a perdu d'autres. Celui qui va lui succéder hérite d'une situation en partie assainie, mais beaucoup reste à faire. Ce qui va délimiter une série d'urgences pour le futur pape, mais aussi des défis à plus long terme. Parmi les combats gagnés de Benoît XVI, il y a celui de la liberté face une charge qui paraît ingérable. Ce gouvernement bimillénaire et mondial en a vu d'autres, mais l'effacement de ce pape signifie aussi que la liberté d'un homme, sa conscience surtout, a toujours le dernier mot sur la raison d'État et la nécessité du rang.
La seconde victoire de Benoît XVI porte sur le fond de l'identité même de l'Église catholique. Encore un paradoxe, cette quête d'identité et de paix intérieure l'a fait souvent passer pour un «traditionaliste» ne pensant qu'à une restauration, mais il a plutôt cherché la réconciliation. La renonciation.
Les vraies raisons de la décision de Benoit XVI - Catholicisme. C'est une situation totalement inédite. Un pape remet sa charge dans l'exercice de ses fonctions. On peut même considérer que la renonciation de Benoît XVI, annoncée le 11 février, et prenant effet le 28 février, soit dix sept jours plus tard, comme unique dans l'Histoire de 2000 ans de papauté. Elle n'est en effet pas réellement comparable avec celle de Grégoire XII, intervenue sous la pression en 1415 pour mettre fin au schisme d'Occident, dans un contexte géopolitique très troublé.
De même, la démission de Célestin V intervenue en 1294 était la conséquence d'une erreur de casting : les cardinaux avaient tiré de son monastère un spirituel qui a reconnu son inaptitude au bout de quelques mois. Nous ne sommes pas dans le cadre de 1415. Rien à voir avec le destin de Célestin V... La liberté du pape est un élément majeur. Le fait même que Benoît XVI provoque la stupeur générale est important : on ne peut pas dire que le pape a agi sous la pression médiatique pour se retirer.
Merci Benoît XVI ! Il y a deux semaines, à Rome, quelqu’un te demandait si tu serais bien de la partie pour les JMJ de Rio, l’été prochain. Tu répondis : « ce sera moi, ou un autre ». Ton propre frère, Georg, était au courant de ton long discernement. En 2009, tu avais donné un autre signe. Comme le rapporte Zenit hier , tu t’étais rendu à l’Aquila pour prier pour les victimes du séisme et tu t’étais rendu à la basilique, très endommagée, de Notre-Dame de Notre-Dame de Collemaggio. Tu avais fait allusion à ce geste un an plus tard, le 4 juillet 2012, lorsque tu t’es à nouveau rendu dans la région, à Sulmona, pour le traditionnel « pardon » de Célestin V.
Et tu avais voulu tirer « plusieurs enseignements de la vie » du saint pape, également « valables également à notre époque », comme si, vraiment, tu prenais déjà cela pour toi, en essayant de vivre toi-même ce que tu nous disais, ce qui te ressemble bien. C’est ta vie bien (trop ?) Et voilà, hier, tu as démissionné. Je suppose que tu ne regrettes rien.
Que ce Pape est grand ! Seul l'Esprit Saint offre les authentiques critères de définition d'un serviteur de l'Evangile. Benoît XVI force notre estime filiale et notre gratitude. L'humilité avec laquelle il aura accompli son pontificat prend, en effet, une lumière surnaturelle dans la dignité avec laquelle il estime éminemment sa mission, tout en refusant de surestimer les capacités de sa propre humanité. Que ce Pape est grand ! Ayant servi inlassablement l'intelligence de la foi, le dialogue interreligieux, la nouvelle évangélisation, la charité dans la vérité, la paix entre les nations, et ayant affronté tant de tempêtes intérieures et mondialisées, voici qu'il annonce à la planète, qu'en conscience devant Dieu, il servira désormais le Christ autrement !
Quelle leçon de détachement adressée à ceux qui exercent quelque gouvernance que ce soit sur le globe ! Quel témoignage légué à ceux qui pourraient confondre champ d'évangile et parcelle de pouvoir.... Mgr Bernard Podvin. Le bilan de Benoît XVI jugé positivement par les catholiques. PARIS (Reuters) - Quarante-cinq pour cent des catholiques français dressent un bilan positif du pontificat de Benoît XVI et estiment que le pape, qui a annoncé à la surprise générale sa démission, a plutôt bien défendu les valeurs du catholicisme, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche. A l'inverse, ils sont 17% à estimer que le souverain pontife les a mal incarnés et plus d'un tiers des catholiques (37%) ne se prononcent pas sur le sujet. Le pape âgé de 85 ans a annoncé lundi devant un parterre restreint de cardinaux qu'il renoncerait le 28 février à son pontificat, une première depuis le Moyen-Âge, expliquant que "son âge avancé et ses forces" ne lui permettaient plus d'exercer son ministère.
Ce sondage a été réalisé du 13 au 15 février par téléphone auprès d'un échantillon de 965 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, au sein duquel a été extrait un échantillon de 543 personnes de religion catholique. Marine Pennetier, édité par Tangi Salaün. Benoît XVI annonce sa démission. Chers lecteurs, Nous sommes comme chacun de vous bouleversés par l’annonce de la renonciation du Pape Benoît XVI.
Ce lundi matin, aux cardinaux réunis à Rome, le Pape a eu ces mots, si humbles et si vrais – que vous pouvez lire ci-dessous – exprimant qu’il n’avait plus les forces pour assurer sa charge. Nous reviendrons plus longuement sur la façon dont ce grand pape aura marqué, à la suite du Bienheureux Jean-Paul II, l’histoire de l’Eglise et notre génération. Nous lui devons tant ! Dès maintenant, nous vous invitons à prier pour lui, et pour l’Eglise. Le Seigneur Jésus nous accompagne, qu’Il nous donne un successeur selon Son Coeur. Les Padre Message de Benoît XVI aux Cardinaux, ce lundi 11 février 2013 à Rome. « Frères très chers, Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise.
(source : Le card. Poupard, témoin d’un consistoire "ordinaire" « J’étais allé au consistoire ordinaire, et tout s’était déroulé comme à l’ordinaire »… jusqu’au moment où « le maître des cérémonies nous a fait signe de nous rassoir. Première surprise ! » : le cardinal français Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture, témoigne de la réaction des cardinaux à l’annonce de la renonciation du pape, au micro de Radio Vatican. Le pape était, dit-il, "préoccupé ces derniers temps pour les JMJ de Rio". Comment a été vécu ce moment chez les cardinaux ? J’étais allé au consistoire ordinaire, et tout s’était déroulé comme à l’ordinaire, comme vous le savez, liturgiquement, avec la prière des heures, l’intervention du cardinal Amato pour présenter les trois bienheureux qui allaient être canonisés et demander l’avis des cardinaux, l’adhésion du pape, la formule solennelle, sa bénédiction.
Nous allions partir… lorsque le maître des cérémonies nous a fait signe de nous rassoir. Première surprise ! Tout à fait cohérent ! C’est évident ! Renonciation de Benoît XVI à la charge pontificale. La renonciation de Benoît XVI pourrait modifier la fonction papale. Un « tabou ». Le mot a été lâché, lundi après-midi, par le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, quelques heures après l’annonce par Benoît XVI de quitter sa charge.
Quelles conséquences cette mise en retrait, inédite dans l’histoire moderne de l’Église, peut-elle avoir sur la fonction pontificale ? « La résolution de Benoît XVI va créer un précédent », juge le P. Cédric Burgun, professeur de droit canonique à l’Institut catholique de Paris (ICP). Une jurisprudence, donc, soulignent les juristes. Mais la loi, elle, ne change pas.
Car Benoît XVI s’est strictement conformé au droit de l’Église, et à son canon 332 § 2, qui énonce que le Pontife romain peut « renoncer à sa charge », à condition que cette intention soit manifestée « librement ». Deux options se présenteront : ou les papes prennent l’habitude de démissionner, comme Benoît XVI, une fois atteint l’âge 85 ans ; ou ils choisissent de conserver leur charge jusqu’à la fin de leur vie. Démission de Benoît XVI. La démission de Benoît XVI annoncée en début d'après-midi du 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, est apparue "telle un coup de tonnerre dans un ciel serein" (Mgr Lombardi). Le pape se retirera dans un monastère du Vatican et ne participera pas au prochain conclave qui se tiendra dans un mois. À Pâques, l'Eglise aura un nouveau chef. Cette étonnante nouvelle (la dernière démission d'un pape remonte au XVe) siècle, était pourtant prévisible.
Benoît XVI, dès son élection, avait fait savoir qu'il était âgé et fatigué. Son rythme de vie, pourtant extrêmement soutenu pour un homme de son âge, s'était ralenti et on le sentait, sinon las, tout du moins en retrait. Le successeur de Jean-Paul II n'a jamais caché sa profonde vie intérieure et son désir de terminer ses jours dans une communauté contemplative.
Mais, dans cette décision historique, il y a sans doute autre chose. Sa démission est-elle un signe lancé à l'Eglise? D'ici une quinzaine de jours, l'Eglise entrera en conclave. Le pape Benoît XVI renonce à son pontificat. Dans son livre d’entretien "Lumière du monde: le pape, l'Eglise et les signes du temps" (2010) Benoît XVI avait évoqué la possibilité de la démission d’un pape : "Oui, si un pape se rend compte clairement qu'il n'est plus capable physiquement, psychologiquement ou spirituellement d'accomplir les tâches de sa fonction, il a le droit et, selon certaines circonstances, l'obligation de démissionner. " Le matin du 11 février, Benoît XVI a annoncé aux cardinaux qu’il renonçait à ses fonctions : {*style:<i>« Frères très chers, Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise.
Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Une « abdication » plutôt qu’une démission : un acte courageux ! Renonciation du pape : critiques et incompréhensions au sein de l’Eglise catholique. Benoît XVI : "Je ne suis plus capable d'assurer mon ministère" - Vidéo Actu Etranger. L'autorité mondiale de Benoît XVI. Benoît XVI.
Benoît XVI : lien entre foi et mariage.