L'école, c'est fini. A l'évidence, pour qu’une réforme de l’Education soit conçue à la mesure de l’urgence que les gouvernements semblent y attacher, la réflexion doit partir d’un point extrémal : en quoi l’Ecole est-elle nécessaire ?
En quoi observe-t-elle le monde tel qu’il est au présent, en quoi transmet-elle la volonté de le transformer ? S’il est réputé faire consensus que les enfants y apprendront la vie en société, il n’est pas évident que les enfants y développeront d’autres compétences que celles déduites de tâches plates et scolaires de mémorisation. Il n’est pas anodin de constater qu’Internet est un sujet largement absent des débats qui animent la communauté éducative.
Il demeure loin des préoccupations et des représentations apprises de nos élites, lors même qu’il est l’espace premier de circulation, de diffusion et d’expansion de savoir. Le numérique et les nouvelles humanités L’apprentissage des langues informatiques ne doit pas être considéré comme un luxe éducatif. L’erreur n’est pas une faute ! L’un des pires reproches que l’on peut faire à l’école traditionnelle, c’est de très mal gérer l’erreur : – on interroge souvent l’enfant sur des sujets qu’on ne lui a pas appris (la dictée !)
, – on le culpabilise quand il ne connaît pas la réponse (une erreur est appelée une faute), – on le sanctionne pour ses erreurs (mauvaise note, comparaison avec ses camarades “qui connaissent la réponse, eux !” , ironie dans le pire des cas), – on finit par l’inhiber tellement qu’il préfère se taire ou dire qu’il ne sait pas plutôt que de risquer de donner une réponse qui ne convient pas. L’erreur est productive Prenons l’exemple d’un labo de recherche. Dans les apprentissages, c’est la même chose. Justement, c’est en tombant qu’on apprend à ne plus tomber… et qu’on s’en souvient car on a mal aux fesses.
L’éducation, éternelle oubliée de l’aide au développement. Nous voilà donc tous partis à plancher sur de nouveaux objectifs pour le développement (éventuellement durable).
Il se trouve que la fin du cycle sur les Objectifs du millénaire pour le développement coïncide avec celui sur l’éducation pour tous. Un télescopage intéressant, qui nous amène à nous interroger sur la place de l’éducation dans les politiques et les débats internationaux sur le développement. Personne n’osera vous le dire, mais les Objectifs de l’éducation pour tous, tout comme ceux du millénaire pour le développement, ne seront pas atteints d’ici 2015. C’était pourtant la limite que la communauté internationale s’était fixée pour réaliser, entre autres, la parité dans l’enseignement primaire et secondaire, l’accès universel à l’éducation primaire ou encore améliorer les niveaux d’alphabétisation des adultes. La preuve? En cette rentrée 2012, l’éducation n’est pas assez "tendance" Que l’on ne s’y trompe pas: le développement connaît lui aussi des effets de mode.
Numérique et école. Nouveauxetudiants. Disruptive idea for a new education. Innovative Schools.