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Logement

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Précaires énergétiques : quand se chauffer devient un luxe. Un chauffage devant une fenêtre (AddyLaddy/Flickr). « Pendant les fêtes, on est surtout restés dans la cuisine : on ne chauffait ainsi qu’une seule pièce. » Un Noël à la campagne, sous la neige. Depuis quelques années, la maman de Laurence – une coiffeuse à la retraite – se chauffe beaucoup moins, à cause des prix sans cesse plus élevés du gaz. « On restait près de la cheminée, avec nos gros pulls. Décembre 2010. Comme Ségolène qui, malgré une commande groupée de fioul à un prix négocié dans son hameau en pleine campagne, « râle quand on aère alors que les radiateurs fonctionnent » : « J’ai toujours au moins une à deux polaires sur moi, malgré le fait que j’arrive à payer la livraison. Et de fait, comme l’a étudié l’Insee, un ménage se chauffant au fioul – très courant à la campagne – dépense 28% de plus qu’un ménage identique se chauffant à l’électricité. Huit millions de Français en situation de précarité énergétique Au moins 10% de ses revenus consacrés au chauffage.

Problèmes de malfaçons dans des maisons «Borloo» Les familles modestes du Havre qui se plaignent de malfaçons dans des maisons «Borloo» où elles ont emménagé à l’automne dernier ont réclamé mardi en référé la nomination d’un expert judiciaire indépendant. «Des désordres apparaissent constamment, on se demande si on ne rêve pas: des volets qui ne ferment pas, des gouttières qui ne sont pas raccordées au réseau, un conduit de cheminée qui fuit quand il pleut, un jardin qui ressemble aux tranchées de Verdun…», a énuméré l’avocat de quatre de ces familles, Me Laurent Benoist, devant le juge des référés. L’avocat a demandé au juge - qui statuera le 18 janvier - la nomination d’un expert judiciaire «pour sortir de ce marasme».

Cette solution a été approuvée par Me Laurent Lepillier, le conseil du promoteur, les Nouveaux ateliers urbains (NAU), installés dans le Val-de-Marne, qui a estimé qu’elle serait «à même de ramener de la sérénité et d’initier le dialogue». (Source AFP) Sans-abri: les vœux pieux de Sarkozy. En décembre 2006, le candidat en campagne Nicolas Sarkozy promettait : «Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid.» Quatre ans après, le même Sarkozy, désormais élu, plastronne. Le 1er janvier, lors de ses vœux aux personnels ayant assuré les permanences de la nuit de la Saint-Sylvestre, le Président affirmait : «Je voudrais dire qu’il y a aujourd’hui 113 000 places d’hébergement auxquelles s’ajoutent 11 000 places spécialement ouvertes pour l’hiver dont 4 200 en Ile-de-France. Cela nous permet de ne refuser aucune mise à l’abri en période de grand froid.

Là aussi on a toujours tendance à accuser le pays. Zéro demande refusée ? Ainsi, à Paris, le ministère reconnaît des difficultés enregistrées lors des premiers jours de grand froid. A Lille, début décembre, 260 personnes, en très grande majorité des Roms, étaient privées d’abri en dépit de leur demande. Cédric MATHIOT. 133 000 personnes sans domicile. Le collectif Jeudi noir s'installe face à l'Elysée. Les membres du collectif se sont installés le 27 décembre dans l'immeuble vide appartenant à une société d'assurance situé avenue Matignon, en face du palais présidentiel. Ils expliquent que l'immeuble n'est plus habité depuis au moins 2006 et ont fait constater l'occupation par huissier.

Trente étudiants "en galère de logement" vivent depuis dix jours dans l'immeuble de neuf étages et près de 5.000 m2, selon Jeudi noir. "Si cette réquisition citoyenne leur offre un répit au coeur de l'hiver, elle vise surtout à dénoncer l'indifférence du gouvernement vis-à-vis d'une crise du logement qui s'aggrave à mesure que se gonfle la bulle immobilière", dénonce le collectif dans un communiqué. Cette nouvelle occupation, après celle, très médiatisée, de la place des Vosges, a reçu le soutien du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et des communistes parisiens. Pour le MJS, cette opération a le mérite de rappeler que les "promesses de Nicolas Sarkozy n'ont pas été tenues" en matière de logement. Par.