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Lecture < mai 2015

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Les marchés applaudissent, l’euro reste de marbre. « Super Mario » n’a pas failli.

Les marchés applaudissent, l’euro reste de marbre

Les marchés attendaient beaucoup du président de la Banque centrale européenne (BCE), spéculant depuis des semaines sur les mesures qu’il mettrait en place pour contrer la trop faible inflation en zone euro. Mario Draghi ne les a pas déçus, en annonçant de nouvelles mesures de soutien à l’économie, jeudi 5 juin. « La BCE est allée au-delà des attentes [des marchés] », soulignent les analystes de RBS. « Mario Draghi a réussi son exercice », confirment les équipes du CM-CIC. Dès le communiqué liminaire de l’institution monétaire, jeudi en début d’après-midi, les Bourses européennes ont nettement rebondi. La Bundesbank soutient désormais Mario Draghi. Critiquée par les banques et plusieurs responsables politiques outre-Rhin, la nouvelle baisse des taux d’intérêt décidée par la Banque centrale européenne (BCE) a, en revanche, obtenu le soutien sans réserve de la Bundesbank et de son président, Jens Weidmann.

La Bundesbank soutient désormais Mario Draghi

Mieux : depuis une quinzaine de jours, la banque centrale allemande déminait le terrain en expliquant « en off » aux médias allemands les mesures que s’apprêtait à annoncer la BCE. Alors que certains font remarquer que l’Allemagne, avec une croissance attendue de près de 2 % cette année, aurait besoin de taux d’intérêt plus élevés – la chancelière Angela Merkel avait eu la même réflexion en avril 2013 –, un porte-parole de la Bundesbank rétorque : « Ceux qui critiquent la BCE n’ont tout simplement pas compris que l’Allemagne fait partie d’une union monétaire depuis quinze ans. »

La BCE prend des mesures inédites pour éviter la déflation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel Elle l'a fait !

La BCE prend des mesures inédites pour éviter la déflation

Alors que les marchés spéculaient depuis des semaines sur les mesures que la Banque centrale européenne (BCE) prendrait ou non pour lutter contre l'inflation basse, celle-ci n'a pas déçu leurs attentes. Jeudi 5 juin, l'institution a en effet annoncé une baisse de son principal taux directeur à 0,15 % (contre 0,25 %), un plancher historiquement bas. Elle a également abaissé son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour vingt-quatre heures à ses guichets, de 0,75 % à 0,4 %. Et porté en territoire négatif (– 0,10 %) son taux de dépôt, qui rémunère les sommes que les banques placent à court terme dans ses coffres. En France, le gouvernement applaudit, les économistes sont plus circonspects. Tout l'appareil d'Etat, du premier ministre Manuel Valls au ministre de l'économie Arnaud Montebourg, en passant par le ministre des finances, Michel Sapin, a applaudi les mesures prises par la Banque centrale européenne (BCE).

En France, le gouvernement applaudit, les économistes sont plus circonspects

Et en particulier, le lancement de deux nouveaux prêts de quatre ans aux banques de la zone euro, destinés à être redistribués dans l'économie réelle et donc à favoriser l'accès au crédit des ménages et des entreprises. Dans une déclaration très politique, M. La BCE adopte des taux négatifs pour relancer l'activité. FRANCFORT (Reuters) - Au 4e paragraphe, bien lire que le nouveau communiqué est attendu à 13h30 GMT et non 14h30 GMT.

La BCE adopte des taux négatifs pour relancer l'activité

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une réduction de ses principaux taux directeurs à de nouveaux plus bas historiques et le passage en territoire négatif du taux de la facilité de dépôt, premier volet d'un nouvel assouplissement très attendu de sa politique monétaire destiné à lutter contre la faiblesse de l'inflation au sein de la zone euro.

Euro

La Bundesbank donne son feu vert à la BCE pour un assouplissement monétaire d'envergure. Il y a comme un son de réveil à la BCE.

La Bundesbank donne son feu vert à la BCE pour un assouplissement monétaire d'envergure

Après cinq mois d'immobilisme, l'institution monétaire de Francfort semble prendre conscience du risque que fait peser sur la zone euro le processus accéléré de désinflation. Comme d'habitude, le ton a été donné par l'Allemagne. Mardi, le président de la très orthodoxe Bundesbank, Jens Weidmann, n'a pas exclu dans une interview au site américain d'informations financières MNI, un « quantitative easing », autrement dit une politique de création monétaire massive. Conditions de la Buba, mais accord de principe Le président de la Buba a certes posé certaines conditions. « Les mesures non conventionnelles sont un territoire largement inexplorés. L'euro en baisse Le feu vert allemand étant donné, les jeux semblent faits.

Risque déflationniste. BCE: A quoi ressemblera un "QE" à l'européenne ? L'accord de principe que la Bundesbank a fait connaître le 25 mars sur un Quantitative Easing à l'européenne, autrement dit, l'entrée dans une politique ultraccomodante de la BCE ouvre plus de questions qu'elle n'en clos.

BCE: A quoi ressemblera un "QE" à l'européenne ?

Quelles mesures seront adoptées ? Pour le moment, il n'existe que des pistes. Pistes dont il n'est pas interdit, cependant, d'explorer l'efficacité et la vraisemblance. A la lumière de plusieurs critères. Première restriction : les traités et Karlsruhe Les premiers d'entre eux, ce sont évidemment les traités européens. Comment les juges de Karlsruhe ont tué l’OMT de la BCE.

Depuis 2009, les décisions de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe ont des conséquences notables sur la nouvelle architecture institutionnelle de l'Union européenne.

Comment les juges de Karlsruhe ont tué l’OMT de la BCE

Sa décision sur le traité de Lisbonne en octobre 2009 réduisait désormais le champ des abandons de souveraineté. Trois ans plus tard, en septembre 2012, la validation du traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) plaçait le Bundestag en état d'accepter ou de refuser tout programme d'ajustement décidé au niveau européen. La France bien placée pour profiter des mesures de la BCE. Pierre-Alain Muet : parce qu’"Hollande a changé la nature du quinquennat"