Euro - Histoire d'une naissance

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Crise grecque 2010

La Grèce peut-elle faire faillite ?

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-23-Grece Jusqu’où iront « les marchés » pour punir la Grèce ? La question se pose au moment où, du fait d’une singulière coïncidence, les pratiques de la banque Goldman Sachs (inciter ses clients à parier à mauvais escient pour profiter ensuite de leurs pertes) provoquent une levée de boucliers aux Etats-Unis. Or la Grèce, qui vient de se soumettre aux conditions draconiennes imposées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en échange de leur « aide », est elle aussi victime des pratiques de Goldman Sachs ( 1 ). La tourmente financière qui s’abat sur Athènes, et au-delà sur la zone euro, signale (ou rappelle) la tragique absence de solidarité européenne. De quels moyens un ensemble économique qui a fait de la liberté des mouvements de capitaux l’alpha et l’oméga de sa politique dispose-t-il encore pour s’opposer aux exigences des marchés financiers ?

Ce n'est pas la Grèce qu'il faut exclure, c'est l'Allemagne ! -

La proposition allemande d’exclure la Grèce de l’Union monétaire européenne n’est finalement que le couronnement logique d’une longue suite de manifestations de mépris, entamée dans les années 90 avec le thème du « Club Med », alias les pays du Sud de l’Europe, incapables de se tenir à des règles de gestion macroéconomique rigoureuses (« allemandes »), poursuivies avec la proposition, entourée de rires gras, de vendre quelques îles grecques, et maintenant arrivées à leur terme avec la perspective finale de l’exclusion pure et simple. Mais l’Allemagne perçoit-elle exactement jusqu’où aller trop loin ? http://blog.mondediplo.net/2010-03-29-Ce-n-est-pas-la-Grece-qu-il-faut-exclure-c-est-l
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/KADRITZKE/18886 Même les jeux de hasard sont touchés par la déprime ! Le chiffre d’affaires de l’industrie des jeux et paris a reculé de 16 %. Non qu’il y ait moins de parieurs. Au contraire.

Comment l’injustice fiscale a creusé la dette grecque, par Niels

Une tragédie grecque, dans la meilleure tradition d’Euripide, se joue depuis des années sur la scène économique du pays. Depuis peu, elle attire l’attention de toute la planète, car elle est arrivée à son point culminant. A moins qu’elle ne se change en comédie, car les « statistiques grecques » deviennent un objet de railleries en Europe. http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/TSIODRAS/18874

La Grèce en quête d’un « deus ex machina », par Dimitri Tsiodras

La mise au jour des délicatesses de Goldman Sachs fournira-t-elle l’impulsion désespérément manquante à la mise au pas de la finance ? Il faudra au moins ça car, à simplement prolonger les tendances antérieures, et sauf grave rechute des banques qui forcerait à les secourir de nouveau et ferait déborder le vase, il est assez évident que, pareille à la guerre de Troie, la re-régulation financière n’aura pas lieu. Pour se faire une idée de ce mauvais vouloir régulateur, il suffit d’observer la « philosophie générale » qui se dégage de l’ensemble des propositions actuellement sur la table : non pas éviter la survenue de la prochaine crise mais contenir ses effets… De cette (prévisible) révision à la baisse, pour ne pas dire annulation complète, des ambitions initialement proclamées, résulte, techniquement parlant, une orientation exclusive de tous les projets en circulation vers les questions couplées de la solvabilité et des faillites bancaires. http://blog.mondediplo.net/2010-04-21-La-regulation-financiere-entre-contresens-et

La « régulation financière », entre contresens et mauvais vouloi

Un pays peut-il faire faillite ?, par Laurent Cordonnier (Le Mon

Contrairement à un ménage ou à une entreprise, un Etat placé dans l’incapacité ultime de payer ses dettes... ne les paye plus, sans disparaître pour autant du registre du commerce ou de la surface de la terre, c’est-à-dire sans être contraint à la liquidation de son patrimoine pour rembourser ses créanciers. Dans le cas d’un ménage, la faillite se solde par une liquidation : vente du manoir et de l’argenterie de famille pour payer comme il se peut les derniers salaires dus aux domestiques et les ardoises laissées chez le traiteur, le notaire ou le banquier — nous laissons au lecteur le soin de transposer à un ménage vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le cas d’une entreprise, on vend (tant bien que mal) les machines, les immeubles, les brevets, le parc automobile, etc., pour régler (plutôt mal que bien) les fournisseurs, les banquiers, les autres prêteurs et les employés qui patientent avec leurs salaires restés en souffrance. http://www.monde-diplomatique.fr/2010/03/CORDONNIER/18883