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La monnaie est à la fois l’outil central et bien souvent l’impensé le plus flagrant des modèles économiques dans lesquels nous organisons notre travail et nos échanges. C’est un réel paradoxe car, contrairement aux lieux communs les plus répandus, la nature d’une monnaie n’est pas neutre, et toutes les monnaies ne se valent pas. Parce que la monnaie n’est pas qu’un outil technique indifféremment mis au service d’une forme ou d’une autre d’économie, de nombreux économistes ou activistes locaux développent depuis plusieurs décennies l’idée que la monnaie officielle ne saurait être la seule en circulation et que, notamment, les économies locales ont besoin d’un système monétaire plus riche que, par exemple en France, la simple circulation de l’euro. Ainsi sont nées et ont été expérimentées une série de monnaies alternatives, que l’on nomme en fonction de leurs caractéristiques « complémentaires », « fondantes », « sociales », « affectées » ou encore « locales ».
Dans la proximité et se réclamant de l’universalité de la citoyenneté, unanimement reconnue comme nécessaire et impérative mais si peu mise en œuvre, quasi transparente comme levier de changement vers “ un autre monde ” et pourtant seule porte de sortie (la tête haute) de la crise du politique, utopie aujourd’hui et évidence de demain… Autre paradoxe, plus prosaïque : difficile, aujourd’hui, de trouver de véritables espaces de participation, mais tout autant difficile d’échapper à la multitude des dispositifs s’y rattachant, du moins dans les intentions. On connaît les conseils de jeunes, d’étrangers, ou de sages (par “ sages ”, comprenez “ personnes âgées ” ; de la même manière, les “ étrangers ” sont les “ exclus ” et les “ jeunes ” les “ étranges ”) ; on rencontre des foules d’instances de quartier, on voit se développer nombre d’Assises générales municipales ; enfin émergent des dispositifs plus particuliers, notamment sur l’urbanisme ou le budget.
Un amendement communiste préalable, pour l’abrogation de la totalité de la loi du 16 décembre 2 011. (3 novembre 2011). Le groupe communiste du Sénat a présenté d’emblée un « article additionnel avant l’article 1 » ainsi rédigé : « La loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales est abrogée ». ¨ Christian Favier. « Par cet amendement, nous ne cherchons pas à faire de surenchère. Nous souhaitons réaffirmer, depuis le changement de majorité de la Haute-Assemblée, notre objectif commun de voir la réforme du 16 décembre 2 011 abrogée au plus vite .