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Capitalisme

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Alain Godard » Blog Archive » Partager le travail...relire Rocard 15 ans après! Vacances propices à la lecture,alternant les reprises, Camus, Stendhal, Sépulvéda… et aussi les lectures plus légères, quelques polars ou encore le remarquable « Le grand Coeur » de Jean-Christophe Ruffin . Et puis cette ouverture par hasard d’un ancien livre de Michel Rocard qui trainait sur les étagères de la maison de vacances, et que j’ai relu, attiré par la curiosité de voir ce qu’il pouvait écrire il y a une quinzaine d’années: « Mes idées pour demain » a en effet été publié en 2000 chez Odile Jacob, mais reprenait en fait des discours ou des écrits antérieurs mis en perspective autour de quatre thèmes, la paix et le désarmement,la démocratie,le travail et le chômage,et enfin l’écologie,le libéralisme et la social-démocratie.

C’est surtout ce que pouvait dire Rocard sur le travail et le chômage à la fin des années 1990 qui a attiré ma curiosité et je n’ai pas été déçu. Autant dire demain, et on le voit aujourd’hui avec la croissance chinoise qui commence à marquer le pas. Les dangers du capitalisme financier. La transformation du système économique depuis trente ans a consacré la domination absolue du capital financier, engendrant d'importantes inégalités. Dans le dernier quart du XXe siècle, la plupart des pays avancés ont basculé vers un nouveau système économique, le capitalisme financier, dans lequel les acteurs privés et publics sont passés sous l'emprise de la finance. Ce capitalisme repose sur un nouveau partage des richesses et sur le rôle central joué par les marchés financiers. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le coeur. En France, cette transformation s'est effectuée à partir du milieu des années 80, à la suite des politiques de libéralisation et de privatisation qui ont radicalement modifié la propriété du capital productif.

La_dynamique_du_capitalisme.pdf (Objet application/pdf) Libres leçons de Braudel. Rien ne remplace l’éblouissante visite de la maison BRAUDEL (et, au premier chef, des trois tomes de "Civilisation materielle, économie et capitalisme")L’ambition de F. X. VERSCHAVE, dans son livre, est d’extraire de sa lecture de Braudel un outil pour notre lecture du monde aujourd’hui et, peut-être, grâce à cette compréhension éclairée, pour mieux nous situer et nous orienter dans les actions qui, peu ou prou, contribuent, à quelque niveau que ce soit, à construire l’histoire du prochain siècle. F. X. Le premier niveau est celui de la "civilisation materielle", celui de l’activité élémentaire de base que l’on rencontre partout et qui est d’un volume tout simplement fantastique, tout spécialement dans les pays du "sud".

Le deuxième niveau est celui de l’économie de marché. Le troisième niveau s’élève au dessus des "clartés de l’economie de marché" et en est, en quelque sorte la limite supérieure.

Croissance vs décroissance

7 : Immanuel Wallerstein, Comprendre le monde. Introduction à l’analyse des systèmes-monde. Braudel, Wallerstein et le système d'économie-monde. Les historiens peuvent apporter un éclairage original à l'étude des échanges internationaux, traditionnellement réservée aux économistes. Fernand Braudel s'est attelé à la tâche en forgeant la notion d'économie-monde. Immanuel Wallerstein l'a enrichie en distinguant le politique et l'économique dans ce système. Forgée par Fernand Braudel dès 1949 à l'occasion d'une célèbre étude sur la Méditerranée au XVIe siècle (1), la notion d'économie-monde éclaire utilement la genèse de l'économie mondialisée dans laquelle nous vivons.

Celle-ci ne serait, en effet, que le déploiement d'une économie-monde particulière, celle de l'Europe, devenue mondiale au cours des cinq derniers siècles. Qu'est-ce qu'une économie-monde? Si l'on en croit Braudel, il s'agit d'un " morceau de la planète économiquement autonome, capable pour l'essentiel de se suffire à lui-même et auquel ses liaisons et ses échanges intérieurs confèrent une certaine unité organique " (2). Libres leçons de Braudel. François-Xavier Verschave, économiste confronté aux problèmes de l’exclusion en France et militant tiers-mondiste, a longtemps été à la recherche de guides d’interprétation du changement social et de repères pour son action. C’est ainsi qu’il a découvert dans l’oeuvre de l’historien Fernand Braudel une grille de lecture de la société qu’il trouvera particulièrement féconde.

L’économie des sociétés capitalistes, nous dit en substance Fernand Braudel, est composée de trois étages. Au "rez-de-chaussée", les activités informelles et le troc conforment une économie non-marchande basée sur l’échange de proximité. Aujourd’hui encore, plusieurs milliards d’êtres humains vivent dans cette économie de subsistance. Au premier étage s’étend le domaine de l’économie de marché. A chacun de ces étages correspond un rapport différent aux règles du jeu économiques. Braudel ne fait pas que décrire cette architecture, il montre comment elle s’est constituée. Braudel - Survie 69. On joue mieux avec un ballon gonflé Certains voudraient encore subordonner aux "lois de l’économie" des débats politiques aussi cruciaux que ceux de la démocratie et de l’État.

Une prétention peu soutenable. Comment oublier que l’économie est un sous-ensemble de l’anthropologie et de l’écologie, comme le résume Patrick Viveret ? À un certain niveau d’autre part, économie et politique s’enchevêtrent en une mêlée confuse. Moi-même, je suis un économiste qui crois de plus en plus à la politique (à mesure qu’elle est décriée). Si l’on s’intéresse par exemple à la terrible histoire de la faim, le récent Prix Nobel d’économie Amartya Sen observe " qu’il n’y a jamais eu de famine grave dans aucun pays doté d’une forme démocratique de gouvernement et possédant une presse relativement libre ". Tout cela n’encourage guère à l’utopie. Les trois étages de la société Braudel décrit l'institution de l'économie comme la construction d'une édifice à trois étages.

Le lieu du politique L’État ambivalent. Libre-échange ou juste échange ?