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Traitée de "pute", de "boloss" : Marion, 13 ans, s'est suicidée. Ce mercredi matin, Marion voulait rester au lit. Après le petit déjeuner, elle est remontée dans sa chambre. La veille, déjà, elle se disait " fatiguée" afin d'échapper aux dernières heures de cours. Au retour de son travail, sa mère l'avait trouvée "pâlotte" sans s'inquiéter davantage. Les petits maux, de ventre, de tête, de coeur... éclosent bien souvent à l'adolescence. Nora Fraisse a simplement suggéré à sa fille de ne pas rester dans le noir, puis elle a déposé le téléphone de la maison près de l'oreiller, pour pouvoir la joindre. Elle partait juste déjeuner, avec ses deux autres enfants, 9 ans et 18 mois, chez une amie du village, Vaugrigneuse dans l'Esssone. Dans une heure ou deux, elle serait de retour. Silence encore quand Nora Fraisse, soudain prise de panique, est rentrée précipitamment chez elle vers 13h30, laissant la voiture en marche avec ses petits à l'intérieur.

"Ma vie a basculé. Le lendemain, en première page, "le Parisien" relate le drame. "Laissez-les tranquilles. La première oppression. Tu ne m’en voudras pas, lecteurice, d’avoir attendu longtemps avant de vraiment aborder le sujet. Trop de choses à dire et je ne sais pas par où commencer. Bien que j’ai déjà abordé le sujet ça et là entre les lignes, et que je suis presque entré dans le vif avec l’article Insoumission à l’école obligatoire, j’ai longuement hésité avant de livrer mes propres réflexions. Diverses formes d’oppression nous touchent et s’entrecroisent, se renforcent les unes les autres. Les plus évidentes ne sont pas celles qu’on voit le plus souvent, mais celles qui ont été le plus dénoncées et combattues par le passé: le racisme, le sexisme.

Le terme lui-même n’est pas très clair parce qu’il est utilisé pour définir des formes de discrimination qui sont, en fait, multiples. Mais ce dont je veux parler ici, c’est de la façon dont on traite les enfants. Considérons quelques faits: En France, les enfants demeurent la seule catégorie d’être humains qu’il demeure légal de frapper. Voilà. Harcèlement scolaire : parole aux « harceleuses » Journée de lutte contre le harcèlement scolaireCe 8 novembre, c’est la Journée Nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. L’occasion de remettre en avant nos ressources sur le sujet et de sensibiliser à cette problématique qui touche beaucoup enfants. Retrouve tous nos contenus sur le sujet dans notre dossier !

Le 23 juillet 2013 Longtemps tabou, le harcèlement scolaire commence à faire parler de lui. . « Ça va, c’était juste pour rigoler », était la chute d’un de ces clips, qui visait à faire prendre conscience que le harcèlement n’est jamais « juste pour rigoler ». Aucune des madmoiZelles nous ayant envoyé leur témoignage n’a harcelé ou participé à un harcèlement scolaire « juste pour rigoler ». Les harceleuses s’expliquent Elles avancent plusieurs raisons à leurs actes passés, des justifications parfois, mais pas d’excuse. Cause du harcèlement scolaire : la violence subie à la maison Plusieurs filles qui ont participé à du harcèlement scolaire témoignent d’un cadre familial violent.

Le harcèlement scolaire... et ses conséquences. Pourquoi témoigner ? Parce que 18 ans après, la douleur reste la même. J’ai seulement appris à ne plus penser à ces années insoutenables pour pouvoir avancer. En regardant l’émission Capital consacrée au harcèlement scolaire, j’ai pleuré à chaudes larmes et les souvenirs sont remontés à la surface. Je suis atterrée qu’en 2013 le harcèlement reste un sujet tabou et surtout toujours d’actualité. Beaucoup minimisent ces violences. Oui, j’aurais pu me défendre, mais ce n’était pas ma nature. Une enfant fragile face à un bourreau costaud Je n’ai jamais aimé l’école.

Pour certains cours, on changeait de classe et de maître pour nous préparer au collège. L’été précédant mon entrée en sixième, j’étais en colonie de vacances, un camp d’une semaine où l’on était peu nombreux. Brimades, violences et silence des adultes Pourtant il avait vu juste. Je ne saurai jamais ce que j’ai pu faire de mal. En athlétisme, on me donnait des coups de pieds dans le tendon d’Achille pour être sûr que je perde. « Il n'y a pas de petite claque » : stop à la violence éducative. Pondu par Marie.Charlotte le 18 juin 2013 « Une petite claque pour vous. Une grosse claque pour lui. Il n’y a pas de petite claque ». C’est le slogan de la campagne de sensibilisation web-TV lancée par La Fondation pour l’Enfance, contre « les violences éducatives ordinaires ».

Ce spot de 30 secondes réalisé gracieusement par 75 et Circus pour l’agence ROSAPARK met en scène la violence réelle d’une « petite » claque : Il y aurait des « bonnes » et des « mauvaises » raisons de mettre des claques. Toutes ces idées reçues et bien d’autres sont non seulement fausses, mais dangereuses pour l’enfant. . « Il n’y a pas de petite claque, ni de petit coup, toute violence envers nos enfants peut avoir des conséquences sur leur santé physique et psychologique. [...] Un « héritage » qu’il est urgent d’abandonner À la question posée sur le site du Parisien « Enfants : Faut-il définitivement proscrire les claques ? Ce slogan pouvait prêter à confusion. La réponse à la violence est une réponse instinctive.

Les petites claques. « La raison du plus fort est toujours la meilleure. » JDLF« Tu verras, quand t’auras des enfants. » Des gens. Ces derniers temps il a été question de violence physique envers les enfants, suite à la campagne « il n’y a pas de petite claque » initiée par la Fondation pour l’Enfance. On a vu aussi, encore une fois, le défilé de justifications. Il faut bien qu’ils apprennent les limites. Il faut bien qu’ils ne deviennent pas des enfants-roi, des enfants-tyrans; le spectre de l’enfant-roi est agité comme une marionnette, dressant encore des enfants le portrait de petites bêtes à civiliser de peur qu’ils ne deviennent des monstres. En passant je résisterai pas au (dé)plaisir grinçant de vous partager quelques citations relevées dans les commentaires de cet article. Voici les conséquences attendues si on arrêtait de frapper les enfants: sinon on a de jeunes cons dehors a points d’heure, 12ans avec une clope et plaisantant sur sa première cuite! On en frémit d’horreur.

Notez les guillemets. Ne le prend pas dans tes bras. Quelle mère n’a jamais entendu ça? « Ne le prend pas dans tes bras, il va s’habituer ». « Laisse-le pleurer, ça lui fera les poumons ». La violence éducative commence tôt, très tôt. L’enfant à peine né, il faut couper le cordon, se garder d’être trop « fusionnel », le laisser seul pour qu’il « s’habitue ».

L’envoyer à l’école le plus vite possible. Même en n’en sachant que très peu sur les enfants, il m’a toujours semblé que ces gentils théoriciens du « ne le prend pas dans ses bras, il pourrait s’habituer » en savent encore beaucoup moins que moi. Autonomie. Je ne veux pas parler ici de façons de s’occuper des enfants, ce n’est pas vraiment le sujet. La mère et l’enfant dans les théories psychanalytiques Un bébé, pour beaucoup de gens, c’est un tube digestif armé de puissantes cordes vocales.

Un bébé, pour de nombreux professionnels, psys et en particulier dans la tradition psychanalytique, est une sorte de monstre en devenir, un individu dangereux, qu’il faut dresser. . (1) . (2) M.