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Traitée de "pute", de "boloss" : Marion, 13 ans, s'est suicidée. Ce mercredi matin, Marion voulait rester au lit.

Traitée de "pute", de "boloss" : Marion, 13 ans, s'est suicidée

Après le petit déjeuner, elle est remontée dans sa chambre. La veille, déjà, elle se disait " fatiguée" afin d'échapper aux dernières heures de cours. Au retour de son travail, sa mère l'avait trouvée "pâlotte" sans s'inquiéter davantage. Les petits maux, de ventre, de tête, de coeur... éclosent bien souvent à l'adolescence. Nora Fraisse a simplement suggéré à sa fille de ne pas rester dans le noir, puis elle a déposé le téléphone de la maison près de l'oreiller, pour pouvoir la joindre. Silence encore quand Nora Fraisse, soudain prise de panique, est rentrée précipitamment chez elle vers 13h30, laissant la voiture en marche avec ses petits à l'intérieur. La première oppression.

Tu ne m’en voudras pas, lecteurice, d’avoir attendu longtemps avant de vraiment aborder le sujet.

La première oppression

Trop de choses à dire et je ne sais pas par où commencer. Bien que j’ai déjà abordé le sujet ça et là entre les lignes, et que je suis presque entré dans le vif avec l’article Insoumission à l’école obligatoire, j’ai longuement hésité avant de livrer mes propres réflexions. Diverses formes d’oppression nous touchent et s’entrecroisent, se renforcent les unes les autres. Les plus évidentes ne sont pas celles qu’on voit le plus souvent, mais celles qui ont été le plus dénoncées et combattues par le passé: le racisme, le sexisme. Les autres, nous refusons de les voir, du moins de les considérer comme oppression. Le terme lui-même n’est pas très clair parce qu’il est utilisé pour définir des formes de discrimination qui sont, en fait, multiples. Mais ce dont je veux parler ici, c’est de la façon dont on traite les enfants. Considérons quelques faits: Harcèlement scolaire : parole aux « harceleuses »

À l’occasion de la deuxième journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, nous ressortons cet article, dans lequel nous avions publié les témoignages d’anciennes « harceleuses », afin de comprendre les causes de ces actes. À lire aussi : #NonAuHarcèlement : Najat Vallaud-Belkacem présente le plan contre le harcèlement scolaire Tous nos articles sur le harcèlement scolaire — Article initialement publié le 23 juillet 2013 Longtemps tabou, le harcèlement scolaire commence à faire parler de lui. En 2012, l’Éducation Nationale avait lancé une campagne de sensibilisation contre le harcèlement, avec 3 clips. « Ça va, c’était juste pour rigoler », était la chute d’un de ces clips, qui visait à faire prendre conscience que le harcèlement n’est jamais « juste pour rigoler ».

Aucune des madmoiZelles nous ayant envoyé leur témoignage n’a harcelé ou participé à un harcèlement scolaire « juste pour rigoler ». Quand le harcèlement scolaire vient du schéma de violence subie à la maison. Le harcèlement scolaire... et ses conséquences. Les victimes de harcèlement scolaire gardent souvent le silence sur les violences qu’elles ont subies.

Le harcèlement scolaire... et ses conséquences

Aujourd’hui, cette madmoiZelle prend la parole. Pourquoi témoigner ? Parce que 18 ans après, la douleur reste la même. J’ai seulement appris à ne plus penser à ces années insoutenables pour pouvoir avancer. En regardant l’émission Capital consacrée au harcèlement scolaire, j’ai pleuré à chaudes larmes et les souvenirs sont remontés à la surface. Je suis atterrée qu’en 2013 le harcèlement reste un sujet tabou et surtout toujours d’actualité. « Il n'y a pas de petite claque » : stop à la violence éducative. Pondu par Marie.Charlotte le 18 juin 2013 « Une petite claque pour vous.

« Il n'y a pas de petite claque » : stop à la violence éducative

Une grosse claque pour lui. Il n’y a pas de petite claque ». C’est le slogan de la campagne de sensibilisation web-TV lancée par La Fondation pour l’Enfance, contre « les violences éducatives ordinaires ». Ce spot de 30 secondes réalisé gracieusement par 75 et Circus pour l’agence ROSAPARK met en scène la violence réelle d’une « petite » claque : Il y aurait des « bonnes » et des « mauvaises » raisons de mettre des claques.

Toutes ces idées reçues et bien d’autres sont non seulement fausses, mais dangereuses pour l’enfant. . « Il n’y a pas de petite claque, ni de petit coup, toute violence envers nos enfants peut avoir des conséquences sur leur santé physique et psychologique. [...] Les petites claques. « La raison du plus fort est toujours la meilleure. » JDLF« Tu verras, quand t’auras des enfants. » Des gens.

Les petites claques

Ces derniers temps il a été question de violence physique envers les enfants, suite à la campagne « il n’y a pas de petite claque » initiée par la Fondation pour l’Enfance. On a vu aussi, encore une fois, le défilé de justifications. Il faut bien qu’ils apprennent les limites. Il faut bien qu’ils ne deviennent pas des enfants-roi, des enfants-tyrans; le spectre de l’enfant-roi est agité comme une marionnette, dressant encore des enfants le portrait de petites bêtes à civiliser de peur qu’ils ne deviennent des monstres. En passant je résisterai pas au (dé)plaisir grinçant de vous partager quelques citations relevées dans les commentaires de cet article.

Sinon on a de jeunes cons dehors a points d’heure, 12ans avec une clope et plaisantant sur sa première cuite! Ne le prend pas dans tes bras. Quelle mère n’a jamais entendu ça?

Ne le prend pas dans tes bras