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Chantal Deckmyn : «L’espace public devient inhabitable» La façon dont les SDF trouvent, ou pas, leur place dans l’espace public ne révèle-t-elle pas l’état de notre société ?

Chantal Deckmyn : «L’espace public devient inhabitable»

Architecte, urbaniste et anthropologue, Chantal Deckmyn a livré, l’an dernier, une étude inédite sur les sans-abri dans la ville (1). Alors que le froid va remettre dans l’actualité les impératifs d’hébergement, la condition faite aux SDF révèle des problèmes qui vont bien au-delà de leur cas. Pourquoi étudier l’espace public à travers le prisme des sans domicile fixe ? Je ne suis pas partie de l’espace public pour arriver aux SDF : je suis partie de la situation concrète des SDF, et c’est à partir de là que je suis arrivée à l’espace public. Nous jouissons tous d’un espace privé qui accueille notre intimité. Vu la façon dont l’espace public évolue, plus sécuritaire, plus défensive, peut-on dire que leur situation se dégrade ?

C’est évident, et pas seulement parce que l’on place des piques ou des barrières dès qu’il y a un interstice où ils pourraient se mettre. Comment ? Profession Banlieue > Agenda - Profession Banlieue, centre de ressource en Seine-Saint-Denis. "5 à 7" - Le 29 Janvier 2015 Pour en finir avec la fabrique des garçons.

Profession Banlieue > Agenda - Profession Banlieue, centre de ressource en Seine-Saint-Denis

Dans l’école, les loisirs et l’espace public "5 à 7" de Profession Banlieue avec Sylvie Ayral et Yves Raibaud le 29 janvier 2015 à Saint-Denis. L’ouvrage dirigé par Sylvie Ayral et Yves Raibaud (Pour en finir avec la fabrique des garçons, Maison des sciences de l’homme – Aquitaine, 2014) met en exergue la manière dont est construite la distinction de genre à l’école ainsi que dans les activités de loisirs et comment elle influe sur le comportement des garçons. Au collège, 80 % des élèves sanctionnés sont des garçons.

Les jeunes passent aujourd’hui autant de temps à l’école que dans les activités périscolaires. Que ce soit à l’école, dans leurs loisirs ou au sein de l’espace public les garçons sont ainsi encouragés à avoir un certain comportement qu’ils adoptent de peur d’être moqués par leurs camarades. Ville durable, ville de demain, innovation urbaine. Pratiques de l’espace public en terrain nippon. Notre première radiographie de la rue japonaise (d’abord ici, puis là) nous a permis de brosser ses caractéristiques principales.

Pratiques de l’espace public en terrain nippon

Il est temps maintenant d’élargir notre réflexion à l’ensemble de l’espace public (y compris le monde merveilleux des transports). Mais qu’y fait-on ? Que se passe-t-il de particulier dans l’espace public au Japon ? Parce qu’on ne fait définitivement pas qu’y marcher, un focus sur quelques pratiques nippones plus ou moins ordinaires semble des plus opportuns. S’asseoir dans l’espace public : recherche désespérément banc digne de ce nom Les rues japonaises conservent leur mission première : être un espace favorisant le flux piéton (et cycliste quand le tracé existe). Un banc over-size à Nara (la ville amie des bancs) Dans les villes, ce mobilier semble souvent limité aux parcs. Un banc armé de beaux accoudoirs anti-SDF dans le parc de Nagoya Crainte de populations stagnantes ? Ecrit ailleurs : Pratiques de l’espace public en terrain nippon. Suite de mon aventure japonisante dans les colonnes du Pop-Up Urbain, je vous raconte cette fois-ci ces pratiques étonnantes de l’espace public si chères aux Japonais, et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs (quoique…).

Ecrit ailleurs : Pratiques de l’espace public en terrain nippon

Un petit extrait, où je m’attarde sur la pratique largement partagée de la petite sieste impromptue dans la rue et les transports en commun : L’action de se détendre, de se prélasser est socialement plus acceptée en intérieur, dans les lieux de consommation et de loisirs, mais reste assez peu commune en extérieur. Cependant, dormir partout, et à n’importe quel moment de la journée, relève du sport national au Japon.Dans les transports en commun, les restaurants, la rue, le petit somme est une institution et se pratique à toute heure de la journée… Et ce quel que soit le niveau de confort de l’endroit et la position adoptée (les transports en commun reste néanmoins le meilleur spot pour une sieste).

Pour la suite, c’est par ici !