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Politique & citoyenneté

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Le rouge et le tricolore. Dans la guerre des identités qui ravagent une planète déchirée par la violence du capitalisme mondialisée, la France agite de son côté le totem de sa « République laïque ».

Le rouge et le tricolore

Or ce n’est pas le « bleu-blanc-rouge » qui nous permettra de combattre les crimes de type fasciste des récents attentats terroristes, mais la réactivation de l’idée communiste, explique le philosophe Alain Badiou. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Alain Badiou (Philosophe, dramaturge et écrivain) Aujourd’hui, le monde est investi en totalité par la figure du capitalisme global, soumis à l’oligarchie internationale qui le régente, et asservi à l’abstraction monétaire comme seule figure reconnue de l’universalité. Dans ce contexte désespérant s’est montée une sorte de pièce historique en trompe-l’œil. C’est une imposture de présenter ces guerres et leurs retombées criminelles comme la contradiction principale du monde contemporain, celle qui irait au fond des choses. Identité française : la « République »

Lettre ouverte au monde musulman. Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui.

Lettre ouverte au monde musulman

Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident ! Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres, sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? « Comment avons-nous pu laisser nos élèves devenir des assassins ? »

Désobéissance, militantisme, contestation

La Barricade à hauteur d’insurgé. Recensé : Charles Jeanne, À cinq heures nous serons tous morts !

La Barricade à hauteur d’insurgé

Sur la barricade Saint-Merry, 5-6 juin 1832. Présenté et commenté par Thomas Bouchet, Paris, Vendémiaire, 2011. En 1878, Mark Twain se livre à une analyse peu amène des Français, comparés – défavorablement – aux Comanches, aux Turcs, aux Chinois et aux Dahoméens, véritable internationale de la violence archaïque rejetée hors de toute civilisation, pour leur propension au massacre : « le passe-temps favori des Français, de toute éternité, a consisté à exterminer leurs compatriotes par le fer et par le feu (…).

Nulle haine ne s’est révélée aussi implacable que la haine du Français contre ses frères (…) L’esprit de massacre semble leur appartenir de droit divin. Il n’est aucune autre nation qui en soit pourvue d’aussi éclatante manière » [1]. Thomas Bouchet est l’historien des 5 et 6 juin 1832, objet de sa thèse et d’un ouvrage publié voici dix ans [2]. Charles Jeanne est un inconnu de l’histoire. La Vie des idées. Accueil - Cairn.info. Secret des affaires: un projet de directive organise l'omerta - Page 1.

Entretien avec Frédéric Lordon : pourquoi il faut sortir de l’euro. Aux origines de la société civile, par Raffaele Laudani. Renvoyé dans les profondeurs du lexique politique occidental au cours du XXe siècle, le concept de « société civile » refait son apparition dans le débat sur la crise de la démocratie représentative.

Aux origines de la société civile, par Raffaele Laudani

Son regain de popularité n’est cependant pas sans lien avec un glissement sémantique important de son sens « moderne » originel, qui correspond à la transformation plus générale de la vie politique contemporaine. L’origine du concept de « société civile » est en fait à rechercher dans la notion aristotélicienne de koinônia politikè (littéralement, la « communauté politique ») et dans ses nombreuses traductions latines (societas civilis, communitas civilis, communicatio, communio et coetus), que l’on doit à Cicéron et à l’aide desquelles le monde antique définissait l’unité politique de la Cité (polis, civitas).

Un contrat inique A la même époque, une autre interprétation « moderne » se développe dans le monde anglo-saxon. Des affrontements politiques. Citoyenneté, un mot galvaudé, des espoirs intacts, par Allan Popelard. Aliénée par le « triangle de fer (1) » que constitue l’alliance des dirigeants politiques, économiques et médiatiques, divisée par cette « haine de la démocratie (2) » qui sépare les citoyens se tenant à l’intérieur du « cercle de la raison » libérale de ceux qui en sont exclus, limitée non plus seulement par les Constitutions, mais par les « contraintes extérieures » de la mondialisation, la souveraineté populaire semble n’être plus qu’une source de légitimité parmi d’autres.

Citoyenneté, un mot galvaudé, des espoirs intacts, par Allan Popelard

Si cette dépossession démocratique a été possible, c’est que les formes instituées de la citoyenneté — cet instrument de la souveraineté — n’étaient pas assez armées pour s’y opposer. La délégation de pouvoir constitutive des démocraties ne permet aux citoyens de contrôler leurs représentants qu’a priori, sur un programme politique, et a posteriori, sur un bilan.

Entre les deux termes du mandat, la délégation de pouvoir est une dépossession. Partager un destin commun Le poids des territoires.