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Putain de débat !

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I got into sex work to afford to be a writer. American journalist Melissa Gira Grant wants to change the way we think about prostitution and sex work. Rather than dwelling on the "sex" part, Grant suggests we focus on "work". By doing so, she argues, sex workers become neither corrupters, nor victims who need rescuing, but workers who need access to healthcare, a safe work environment and protection from abuse and exploitation. A former sex worker herself (she was one of the first "webcam girls"), Gira Grant, 36, believes it's possible to be anti-sex work but pro-sex workers' rights. She has written extensively about sex, politics, labour and technology for the Guardian, Glamour, Wired, Jezebel and the Washington Post, and published Take This Book, an ebook on the Occupy Wall Street People's Library, and Coming and Crying, an anthology of true stories about sex.

The sex industry is an endless source of fascination for the mainstream media. But rarely do dispatches come from sex workers themselves. Why did you get into sex work? Le consentement dissymétrique. Par Joël Martine Les prostitué.e.s ne sont pas les seules personnes concernées par la proposition de loi de la députée Maud Olivier actuellement en débat.

Toute femme, et tout.e ado, pour peu qu’elle ou il tombe dans une situation de précarité économique ou de vulnérabilité psychique, peut se voir proposer de l’argent en échange d’actes sexuels. La menace prostitutionnelle fait partie de la « normalité » de la condition des femmes, et des pauvres. C’est à cette banalité de l’achat de « services sexuels » qu’il faut mettre fin. Dans cet article je me suis efforcé, dans chaque paragraphe, de répondre de façon très résumée à une objection ou une interrogation que soulève la proposition de loi. Dans la prostitution, même « libre », le consentement n’est pas symétrique. Le sexe n’est pas une activité anodine, comme peut l’être un travail manuel ou intellectuel quand il est fait dans de bonnes conditions.

Certes la baisse du marché va supprimer des emplois. Joël MARTINE, joel.martine@free.fr . Martine et Yuliana. Je n’ai jamais rencontré Yuliana. C’est dommage c’est elle était vraiment très jolie sur son passeport, mais d’un autre côté, ce n’est pas plus mal car j’étais contre elle. J’étais l’avocat de celui qui l’avait violée sous la menace d’un couteau. J’ai connu l’histoire de Yuliana à travers d’un procès verbal d’audition de police. Elle devait être confrontée à mon client dans le cabinet du juge d’instruction. En l’attendant, j’avais discuté avec l’interprète en langue roumaine, qui était le même qui avait assisté Yuliana au commissariat.

Il en savait donc plus encore que ce qu’il y avait sur le PV. Yuliana était moldave. Le cauchemar s’est déchaîné dès son petit garçon né. Yuliana tapinait sur les Maréchaux, dans le nord de Paris. Comme si les malheurs de Yuliana ne suffisait pas, elle a croisé une nuit un jeune homme en voiture. La juge d’instruction est venue interrompre ma discussion avec l’interprète. 30 minutes de retard, aucune nouvelle, la confrontation était annulée. Croisade morale contre la prostitution. On suspecte souvent les dirigeants politiques de suivre servilement l’opinion publique. La proposition de loi sur la prostitution adoptée par l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013, par 268 voix contre 138 et 79 abstentions, semble infirmer ce jugement. Deux sondages successifs avaient exprimé une large hostilité à la pénalisation des clients qui en constitue la mesure centrale. Alors que les dirigeants politiques se prévalent d’habitude des résultats favorables pour justifier leur politique, ils se sont pudiquement tus.

Commandé par le ministère des droits des femmes, le premier sondage est brièvement apparu dans la presse avant de disparaître : nulle trace sur les sites du ministère et du sondeur. Si quatre cinquième des sondés étaient favorables à une réforme — laquelle ? — 22 % seulement approuvaient la pénalisation des clients. Les législateurs auraient-ils suivi pour une fois l’avis des scientifiques ayant étudié la prostitution [1] ? Prostitution : Vous n'êtes pas mes alliés.

Hier matin, je suis tombée sur un article qui réunit à lui seul toute la problématique des "faux alliés". Son propos se veut à la fois anti-abolitionnisme, putes friendly et anti pénalisation des clients. Théoriquement, je devrais donc adhérer à celui ci en grande partie, puisque je suis moi même pute opposée à la pénalisation des clients et anti-abolitionnisme. Mais en fait, non. Pour tout dire, j'ai plutôt passé ma lecture à osciller entre gros (mais gros, gros quoi) facepalm et nausées, pour finalement terminer à peu près dans cet état : Pour commencer, l'article est titré "Proud to be a PUTE" pour ensuite s'ouvrir sur un paragraphe à la première personne : "Mais qui sont ces contempteurs du corps pour juger de ma liberté d’user du mien comme je le souhaite ?

L'introduction du texte s'ouvre quant à elle sur une empilade de poncifs à propos de la "police des moeurs" qui serait trop anti-sexe et trop reloue : "La prostitution est un vice. Oh mais qui c'est que voila là ? Alors là, non. Prostitution : Pourquoi et comment j'ai viré anti-abolitionnisme. _ Les commentaires de ce blog sont toujours fermés. Blogger ne permet pas de les fermer, mais seulement de restreindre leur accès à une seule personne (soit moi même en fait), c'est donc pourquoi si vous essayez de poster, un message vous indiquera que "seuls les membres autorisés peuvent poster". Si vous souhaitez réagir à cet article, vous pouvez le faire via Twitter,Facebook, par mail... _ Cet article n'a pas vocation à présenter une critique GLOBALE des différents courants idéologiques relatifs à la prostitution, il se centre sur l'abolitionnisme.

Le fait que je critique et mette en perspective diverses choses problématiques à son sujet ne signifie pas que les autres courants soient absolument épargnés de toute critique ou de toute chose problématique. Lorsque j'ai commencé à me prostituer il y a maintenant trois ans, je ne me suis pas du tout impliquée dans le versant politique de mon activité. A présent, du temps est passé. Alors quoi? _ Les fameux 80% _ La foire aux amalgames. Pénaliser le client? Claire Alet » Blog Archive » Prostitution: abolitionniste, mais autrement que par la "sanction" du client. Ca y est! Le débat sur la proposition de loi de “lutte contre le système prostitutionnel” a été entamé vendredi 29 novembre 2013, à l’Assemblée nationale.

Ce texte législatif comporte quatre volets : le renforcement des moyens de lutte contre la traite des êtres humaines et le proxénétisme, l’accompagnement des personnes victimes de la prostitution souhaitant en sortir, la prévention, et enfin “l’interdiction d’achat d’acte sexuel”. Cette dernière disposition consiste à faire du recours à la prostitution une infraction (et non un délit) donnant lieu à une amende payée par le client. C’est cette sanction du client (et non pénalisation, puisqu’il ne s’agit pas d’un délit) qui alimente le débat depuis plusieurs semaines. Beaucoup d’encre a déjà coulé, entre une myriade d’éditoriaux, de tribunes et de pétitions. De manière schématique, deux camps s’opposent. Quant aux associations qui travaillent auprès des prostituées, elles sont divisées. Prostitution : La loi de Bambi est nulle. Bambi, gloire médiatique de la loi sur la prostitution... J’ai cru qu’il s’agissait de son projet de loi, mais en fait, c’est une proposition de loi, d’origine parlementaire.

Bon, et peu importe, car cette loi, fondée sur l’ordre moral et ignorante du droit, est nulle. Il y aura peut-être une majorité pour voter ce texte, mais tout le monde s’en fiche, car elle ne sera jamais appliquée. Victime d’une infraction qui n’existe pas… La bêtise commence avec la nouvelle rédaction (espérée) de l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles: « Toute personne victime de la prostitution doit bénéficier d’un système de protection… » « Victime de » signifie « victime d’une infraction ».

Un gros leurre pour les immigrées La philosophie faux-cul de la loi se poursuit avec l’adjonction (espérée) d’un article L. 316-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. . « Art. Vous avez bien compris. Alors lisons ensemble ce gag de loi. La pénalisation du client. Prostitution. Pourquoi nous voterons contre la proposition de pénalisation des clients. Un tournant réactionnaire et nationaliste. LE MONDE | • Mis à jour le | Morgane Merteuil (Travailleuse du sexe et militante ) et Rokhaya Diallo (Journaliste et auteure) Depuis quelques années, de manière étrange dans un pays toujours dominé par un intense sexisme, la question des violences faites aux femmes fait l'objet d'une attention particulière, jamais leur corps n'a autant fait parler.

Des diverses lois prohibant le port du voile par les femmes musulmanes à la volonté d'abolir la prostitution, rarement la nécessité de protéger la dignité des femmes n'a autant monopolisé le débat public. Mais, si l'on y regarde de plus près, on remarque que ce n'est que la condition de certaines femmes qui focalise toutes ces attentions : des femmes majoritairement non blanches et issues des couches les plus pauvres de la société. Que des femmes choisissent d'embrasser l'islam et de manifester cette appartenance en portant un foulard ou un voile, tandis que d'autres décident de gagner leur vie en se prostituant semble inconcevable. Les féministes, le voile et le string.

2003-2004 furent l'occasion, pour le féminisme français de revenir sur le devant de la scène avec le voile musulman. Depuis de très longues années, on ne parlait plus du féminisme et politiques et journalistes ne s'y intéressaient que pour hausser un sourcil goguenard. Le voile a permis de mettre tout le monde d'accord et aux féministes de revenir sur le devant de la scène. Comme le soulignent Ewanjé-Epée et Magliani-Belkacem, le combat contre le voile a souvent été pour les féministes, et ce dés 1890, un moyen pour acquérir du pouvoir dans un monde d'hommes (blancs faut-il le préciser). Se présenter à la fin du XIXeme siècle comme la branche féminine chargée de civiliser les femmes musulmanes a permis aux suffragettes de parallèlement placer sur la table des négociations le droit de vote. Les choses ne sont pas allées différemment en 2004 lors des lois contre le voile. 18 :00 la loi a été votée à l'assemblée nationale et approuvée.

Débat sur le projet de loi sur la prostitution. Un entretien avec Christine Delphy – Politis. Sortir des sables mouvants. Souvent, au fil de ma prise de conscience féministe, je me suis dit que faire le choix de regarder la réalité en face était douloureux. En effet, chausser des lunettes féministes, c’est découvrir un monde où les violences des hommes contre les femmes sont la règle et le quotidien à un point tel qu’on peut parler d’une guerre contre les femmes. La situation est rendue d’autant plus difficile qu’une des particularités du système, c’est que contrairement à d’autres systèmes oppressifs, les opprimées vivent de très près avec les oppresseurs, et que leur emprise ne s’arrête même pas avec la possibilité de s’évader pour dormir, rêver, se ressourcer dans une chambre à soi.

Avoir conscience de cette situation montre aussi à quel point il est difficile d’en sortir. A quel point il est délicat de faire sienne la phrase de Christine Delphy à propos des "femmes de droite" d’Andrea Dworkin : "ce qui paraît le plus noir est ce qui est éclairé par l’espoir le plus vif". Le chemin de la sortie. 343 connards. Manifeste des 343 : la réponse féministe ne suffit pas. Le Monde.fr | | Par Pierre Lénel (sociologue), Virginie Martin (Politologue, présidente du think tank Different) et Marie Cécile Naves (Politologue) "Le manifeste des 343 salauds" paru dans l'édition de novembre de Causeur est un manifeste masculiniste, un manifeste de pacotille face à celui de 1971 où des femmes célèbres déclaraient avoir avorté à l'étranger dans des conditions sanitaires respectueuses de leur santé, au contraire de milliers de femmes mortes d'infections ou d'hémorragies après être passées dans les mains d'une faiseuse d'ange.

Bien sûr, derrière ces manifestes, il est toujours question du corps des femmes, de la violence symbolique ou non qu'il peut subir… Pourtant ce manifeste des "salauds", en raison même de sa radicalité, pourrait être enfin l'occasion de poser autrement le débat sur la prostitution qui depuis des décennies ressasse à l'envi les mêmes arguments. Abolition de la prostitution : l’imposture médiatique ! Vous connaissez Dominique Noguez ? Moi je viens de le découvrir. Il a 70 ans, sa bio le dit écrivain, docteur en esthétique, spécialiste du cinéma. Il semblerait donc que cela lui donne les lettres de compétence pour "repenser la prostitution" dans Le Monde. Après Pascal Brückner, Philippe Caubère, en voici encore un dont la compétence de terrain, l’argument d’autorité est celui-ci : je suis un homme, j’appartiens à la classe des dominants, en plus je suis un "homme de lettres", alors il faut m’écouter.

On pourrait croire, dans notre monde qui se dit avancé, que ces arguments d’autorité sans fond, seraient un peu mieux discernés par nos médias. La compétence, cela pourrait être d’être sur le terrain, depuis des années, dans la lutte contre les violences masculines faites aux femmes, violences sexistes et sexuelles à répétition, ce que sont les associations que M.Noguez critique dans son texte. Répondre au flot incessant d’inepties publiées.

Trêve d’imposture ! Sandrine Goldschmidt. Pourquoi la pénalisation du client est une mauvaise idée. La députée Maud Olivier vient de présenter un rapport où elle préconise la pénalisation du client de prostituées. Je n'entends pas ici qu'on débatte pour la 1250eme fois de l'abolitionnisme ou du non abolitionnisme mais juste de cette proposition de loi. Je vais néanmoins essayer pour celles et ceux qui ne connaissent pas le débat féministe d'expliquer ce que sont les deux positions majoritairement entendues chez les féministe françaises : - La position abolitionniste considère que la prostitution est forcément liée au sexisme, au racisme, à la lutte des classes de manière générale ; elle pose donc un problème en tant que telle et n'est pas qu'une conséquence ou un symptôme. Elle doit donc être abolie.

Avant toute chose, ayant lu beaucoup d'âneries autour de la prostitution, je crois qu'il est encore une fois nécessaire de préciser une chose. Mais imaginons un peu la scène : Machin a soudain une soudaine pulsion sexuelle. Qu'est ce que cela va entraîner à terme ? Piéger une prostituée ; un passe-temps féministe.

Lorsque je suis tombée sur ce texte, j'ai été et suis toujours profondément en colère, profondément en colère car certains abolitionnistes semblent avoir perdu de vue leur objectif principal qui serait, disent ils, la défense des prostituées. On a tendance à oublier qu'on ne vit pas la réalité de la prostitution. Lorsque le tumblr sur les clients de prostituées était sorti, un fait m'avait totalement échappé que Salomée avait amplement expliqué ; relayer la parole de clients qui risquent de se reconnaître, qui risquent de se demander s'ils n'ont pas été balancé par des putes est dangereux, non pas pour nous, non qui ne nous prostituons pas, mais pour les prostituées. Et cela seule une personne connaissant le terrain pouvait le comprendre. Il y a un putain de biais, lorsqu'une étudiante de HEC piège une prostituée.

J'ai lu cà et là des accusations de glamourisation de la prostitution. Ce piège va donner quoi ? La réalité c'est quoi ? La fable de Kamalini, fausse indienne émancipée par la prostitution. L’hétérocentrisme ou l’obligation du rapport pénétratif. Pénaliser le client, une loi liberticide ? La réinsertion des prostituées qui cache l’expulsion massive de prostituées sous traite. ZEROMACHO manifeste. Rapport d evaluation sur la LOI SUEDOISE.