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Violences Policières

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En Allemagne, la police ne blesse pas les manifestants. Berlin, correspondance Rémi Fraisse, tué par une grenade de la gendarmerie en 2014 ; Malik Oussekine, tombé sous les matraques de la police en marge d’une manifestation en 1986 ; un étudiant rennais, éborgné dans un cortège par un lanceur de balles de défense (LBD, successeur du Flash-Ball), en avril 2016.

En Allemagne, la police ne blesse pas les manifestants

Le point commun de toutes ces affaires — liste très loin d’être exhaustive -, c’est l’usage par les forces de l’ordre d’une « arme à létalité atténuée », partie intégrante de la stratégie de maintien de l’ordre à la française. « Bien qu’elle lui fasse globalement confiance, une partie substantielle de l’opinion publique considère que la police française est brutale », constate Fabien Jobard, chercheur au CNRS et au centre Marc Bloch de Berlin. Il considère que « l’on fait du maintien de l’ordre aujourd’hui en France comme on en faisait il y a 30 ans à Berlin ». « Le coup de feu qui a changé l’Allemagne » ÉNORME !!! GILETS JAUNES - "UN POLICIER MET EN CAUSE LE GOUVERNEMENT" - À VOIR !!! Les violences policières contre les Gilets jaunes ont atteint une ampleur inédite. De nombreuses vidéos et documents émergent qui démontrent un recours sans précédent à la répression policière à Paris le 8 décembre pour abattre un mouvement populaire de la part du gouvernement.

Les violences policières contre les Gilets jaunes ont atteint une ampleur inédite

La garde du régime répuiblicain, CRS et Gendarmes Mobiles, ont eu recours aux tirs tendus de grenades comportant 25 grammes de TNT. Une pratique strictement interdite qu’a autorisé le gouvernement contre la population entrée en rébellion. Ils ont également massivement utilisé des flashballs. Une jeune fille de 20 ans a perdu un œil à Paris. Les observateurs étrangers sont particulièrement choqués par la violence du gouvernement français. Des petites gens sont tabassées en se faisant traiter de « pourritures ». La répression du gouvernement macroniste démontre, s’il en était encore besoin, la fuite en avant du locataire de l'Élysée dans la défense jusqu’au-boutiste du Système. Source : Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète.

C’est dire si le pouvoir a eu peur.

Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète

Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ».

Lycéen touché par un tir de flashball : "J'ai vu mon élève s'effondrer, la joue déchiquetée" Mathieu Barraquier, professeur de philosophie au lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise, témoigne sur franceinfo.

Lycéen touché par un tir de flashball : "J'ai vu mon élève s'effondrer, la joue déchiquetée"

"J'ai vu cet élève, Issam, un élève à moi de Terminale S, s'effondrer suite à un tir tendu d'un CRS. Je lui ai porté secours avec d'autres élèves pour le mettre à l'abri", a raconté mercredi 5 décembre sur franceinfo Mathieu Barraquier, professeur de philosophie au lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise, où un élève a été gravement blessé par un tir de flashball. "C'est très dur" avoue ce professeur, nommé depuis deux ans. "Moi c'est la première fois que je suis confronté à l'effondrement d'un élève blessé, qui a la joue déchiquetée". Le lycéen a été transporté au CHU de Gonesse. "Il y avait ce matin un blocus devant le lycée", contre la réforme du bac et de Parcoursup, a expliqué le professeur. "Choquant", "intolérable" : les images de l'arrestation des 151 adolescents à Mantes-la-Jolie suscitent l'indignation à gauche. Les images montrent les jeunes alignés à genoux, les mains sur la tête, hier dans cette ville des Yvelines.

"Choquant", "intolérable" : les images de l'arrestation des 151 adolescents à Mantes-la-Jolie suscitent l'indignation à gauche

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Une vidéo, montrant l'arrestation de 151 lycéens, adolescents ou jeunes adultes, à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines a été massivement partagée, jeudi 6 décembre. Interpellées pour "participation à un attroupement armé" selon les informations recueillies par franceinfo auprès de la préfecture, ils sont alignés, à genoux et les mains sur la tête. On entend alors un homme – visiblement l'auteur de la vidéo – affirmer : "voilà une classe qui se tient sage".

Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents ce jeudi à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont notamment été incendiées et où des heurts ont éclaté avec la police. Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier. Nantes, reportage Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier

Avant même le début de la manifestation, la quasi-totalité de la presse locale titrait sur les violences à venir, fournissant la liste du vocabulaire de circonstance — « casseurs », « dégradations », « guérilla urbaine » — et déroulant la litanie des lamentations de commerçants et de Nantais nécessairement « excédés » par les événements. La précédente manifestation nantaise pour Rémi Fraisse, lundi 27 octobre, avait, il est vrai, fourni du grain à moudre aux annonciateurs de désastres : vitrines et banques démolies devant des policiers passifs. Les petits commerces avaient été globalement épargnés. Violences policières en France : une radiographie accablante. Pour son rapport sur les violences policières, publié le 14 mars, l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (une ONG de défense des droits de l'Homme) a enquêté durant 18 mois.

Violences policières en France : une radiographie accablante

Elle a analysé 89 situations alléguées de violences policières enregistrées depuis 2005 en France. Parmi ces 89 cas, elle a dénombré 26 décès, 29 blessures irréversibles et 22 blessures graves. Il ne s'agit que d'un "échantillon", la "partie émergée de l'iceberg", peut-on lire dans le document. Celui-ci constitue une véritable radiographie des violences policières en France, sur lesquelles l'association souhaite "briser le silence". Elle dénonce la dangerosité de certaines méthodes (de la technique d'immobilisation au flashball) mais aussi le manque de transparence des autorités et "l'impunité" dont bénéficient les forces de l'ordre. "Gilets jaunes" : pourquoi les policiers n'ont pas neutralisé les casseurs dès le début. Les images tournent en boucle depuis ce samedi 24 novembre au matin.

"Gilets jaunes" : pourquoi les policiers n'ont pas neutralisé les casseurs dès le début

Alors que commençait la manifestation des "gilets jaunes" à Paris,des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des casseurs ayant réussi à infiltrer le cortège au niveau des Champs-Élysées. Les policiers ont alors réussi à les repousser mais pas à les neutraliser. "Si la police avait reçu l'ordre de procéder à des interpellations, on revient à une acceptation du risque de commettre des blessés parmi les rangs des manifestants. C'est le maintien de l'ordre à la française et il faut s'en féliciter", explique David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des Commissaires de la Police Nationale au micro de RTL. "Tant que ce risque est plus important, il faut faire le choix d'avoir des images déplorables. Manifestation de la colère à Marseille, les forces de l’ordre dérapent.

Cette guerre de basse intensité contre toute forme de révolte. Gaspard d’Allens est auteur et journaliste.

Cette guerre de basse intensité contre toute forme de révolte

Mardi 16 octobre, il a été jugé sans avoir été prévenu de son procès, sans même avoir pu se défendre pour avoir posé le pied sur une pelleteuse dans le bois Lejuc, à Bure. Le verdict est attendu ce mardi 13 novembre. Gaspard d’Allens. Raymond Gurême, 89 ans, rescapé des camps, victime de violences policières. Raymond Gurême, 89 ans, rescapé des camps de lamort, victime de violences lors d’une intervention policière.

Raymond Gurême, 89 ans, rescapé des camps, victime de violences policières

" Y'a une limite à tout " ... " Y' a un policier qui est renté chez moi " ... " Alors il a pris la matraque " " il m'a tapé sur la tête sur les bras ... " il m'a jeté dehors et il re-continuais à me taper " " ils ont tout matraqué tout le monde " .... " ils ont tapé les enfants, les femmes, ... " " J'ai porté plainte à la police de la polices " ... j'ai 90 ans bientôt ... " Suicide dans la police : la lettre-testament du garde du corps de Muriel Pénicaud à Gérard Collomb. Tolbiac. Un jeune entre la vie et la mort suite à l'intervention policière. Selon des sources syndicales de l’APHP, deux occupants auraient été évacués, très tôt ce matin, après l’entrée de la police à Tolbiac. Ils auraient été admis aux urgences de la Pitié Salpêtrière et de l’hôpital Cochin, pour le plus grave.

Compte-tenu de la façon dont le site de Tolbiac est entouré de très hautes grilles, certains des occupants qui les auraient enjambées pour échapper à l’arrivée massive des forces policières auraient pu tomber. L’un d’entre eux, qui aurait été déséquilibré par les forces de l’ordre, selon certain témoins, aurait fait une chute de trois mètres et perdu connaissance. Paris-luttes.info a interrogé un témoin sur place : « Vers 5h10, 5h20 alors que les flics étaient déjà à l’intérieur, les CRS restaient en bas dans la fosse mais des membres de la BAC sont montés sur les terrasses (amphis d’été) pour chopper des gens. Cinéaste, je suis accusé de « rébellion » parce que je filme des ouvriers en lutte. Lech Kowalski est réalisateur. Le 20 septembre dernier, j’ai été arrêté alors que je filmais les salariés de l’usine GM&S en lutte qui occupaient alors la préfecture de Guéret, une petite ville de la Creuse, en France, à des centaines de kilomètres de Paris, du pouvoir centralisé.

J’ai été arrêté par des gendarmes, une force policière composée de personnels militaires et placée sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur. Un jeune agriculteur, trop intelligent, a été abattu en Saône-et-Loire par des gendarmes dans l’indifférence des grands médias – medias-presse.info. L'incarcération: nouvelle politique pénale anti-manifestants (reportage de Médiapart à Rennes où sévit un vice-président du tribunal partisan du tout répressif contre la contestation sociale) - Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez. L’incarcération, nouvelle politique pénale anti-manifestants À Rennes, le vice-président du tribunal Nicolas Léger fait tomber les peines de prison ferme sur les militants. Il vient d'en envoyer quatre en prison : des jeunes, sans casier, venus poser des autocollants sur les tables de la terrasse de la sandwicherie Bagelstein de Rennes. police n’est donc pas la seule à n’avoir reçu aucune consigne de retenue.

Les juges non plus.