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Violences Policières

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A Classer. Affaire Théo. Le Barrage de Sivens. Contre les Migrants. « Des gaz lacrymogènes lancés par les CRS, à l'intérieur même du métro ». Témoignage d’une étudiante suite à la répression policière. Jeudi 15 Septembre, on y est enfin reprise de la mobilisation après trois mois d’interruption !

« Des gaz lacrymogènes lancés par les CRS, à l'intérieur même du métro ». Témoignage d’une étudiante suite à la répression policière

Depuis le temps que j’attendais ce moment pour réclamer haut et fort le retrait de celle loi dégueulasse qui nous a été imposée de force ! Bien plus que ça, cette manif était l’occasion pour moi d’exprimer toute la rage que j’ai à l’encontre de ce système qui nous exploite, nous opprime, et qui détruit certain.e.s d’entre nous ! C’est alors avec détermination et rage que je m’y suis rendue. Le rendez-vous pour y aller était fixé à ma fac, pour un départ commun. Une fois toutes et tous réuni.e.s, direction Quai de la Rapée pour constituer le cortège interfac et arriver toutes et tous ensemble à la manif. A peine quelques mètres plus loin, on se retrouve une énième fois confronté à l’imposition d’une fouille, mais cette fois on nous impose également la palpation ! Au niveau du cortège étudiant la manif s’est plutôt bien déroulée, ambiance combattive et peu de répression. Forte répression à Paris. Des dizaines de blessés dont certains graves : un manifestant risque de perdre son œil.

Après chaque manifestation contre la loi Travail, il est toujours très instructif d’examiner les gros titres des médias dominants.

Forte répression à Paris. Des dizaines de blessés dont certains graves : un manifestant risque de perdre son œil

La constante, c’est que la précision est toujours au rendez-vous. Surtout si l’on veut connaître le nombre de blessés, toujours graves, du côté forces de police ou encore le nombre d’interpellation ou de gardes à vue. Après cette 13ème journée de mobilisation la loi Travail, le bilan est, selon Cazeneuve, de 15 policiers et gendarmes blessés dont 2 grièvement. Et ce sont 64 interpellations dont 32 gardes à vue. Les médias dominants, eux, se contentent de relayer et d’enjoliver ces chiffres, en centrant l’information sur le « CRS brûlé à la jambe par un cocktail Molotov ».

Damien Bernard Etant donné que les médias dominants imposent le cadre médiatique, les informations objectives sont pour le moins difficiles à trouver. « Tout est mis en place pour que ça dégénère. Comment analysez-vous les violences policières qui ont marqué les dernières manifestations contre la loi El Khomri ?

« Tout est mis en place pour que ça dégénère

Alexandre Langlois Tout est mis en place pour que les manifestations dégénèrent. Côté renseignement, on constate depuis une dizaine d’années une double évolution, avec des manifestants beaucoup plus pacifiques qu’avant, mais des casseurs toujours plus violents, organisés de manière quasi paramilitaire. Certains de ces groupes sont identifiés avant qu’ils intègrent les manifestations. Mais aucune consigne n’est donnée pour les interpeller en amont. Vous parlez d’une « volonté délibérée » que les manifestations dégénèrent.

Alexandre Langlois Prenons l’exemple du 9 avril. Un syndicat de policiers dénonce les consignes reçues pendant les manifs. RECIT FRANCETV INFO. Policiers, manifestants, casseurs : deux mois d'affrontements. Maurice a 27 ans.

RECIT FRANCETV INFO. Policiers, manifestants, casseurs : deux mois d'affrontements

Investi dans le mouvement Nuit debout depuis la fin mars, cet informaticien assure avoir vu "au fur et à mesure du mois d'avril la montée des violences collectives". Le samedi 9 avril, comme 20 000 autres personnes selon la police, Maurice manifeste à Paris contre le projet de loi El Khomri. En début d'après-midi, le cortège s'élance paisiblement de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. 'Comme un chien'. Abattu de cinq balles par la BAC en Isère. C’est par une banale dispute entre voisins que commence l’altercation : un homme de 51 ans, visiblement éméché, se dispute avec son voisin et devient violent.

'Comme un chien'. Abattu de cinq balles par la BAC en Isère

La BAC intervient et l’homme les menace avec une machette qu’il fiche dans le sol. Alors qu’il fait un mouvement, les forces de « l’ordre », alors protégés en deux colonnes derrières des boucliers balistiques, font feux. Armés d’armes de poing et de fusils d’assaut HK G36 (une arme de guerre qui équipe notamment la Bundeswehr, l’armée de terre allemande), ils font feu croyant voir un « objet ressemblant à une arme de poing ».

Violences policières. Guillaume Vadot : "Ce qui est arrivé est banal. Ce qui ne l'est pas c'est que ce soit arrivé à moi" Jeudi dernier, nous avions relayé le témoignage de Guillaume Vadot, enseignant à la Sorbonne, agressé par la police pour avoir filmé une scène de contrôle au faciès envers une femme racisée.

Violences policières. Guillaume Vadot : "Ce qui est arrivé est banal. Ce qui ne l'est pas c'est que ce soit arrivé à moi"

Aujourd’hui, Guillaume, militant du NPA et membre du comité de rédaction de Révolution Permanente, a tenu une conférence de presse dans le cabinet de son avocat Slim Ben Achour pour expliquer les faits à la presse, notamment suite au choc ressenti par ses collègues, dont Guillaume Mazeau, auteur d’un post désormais censuré sur facebook. Une onde de choc qui s’est répandue plus largement dans les médias et sur les réseaux sociaux, exprimant l’indignation suscitée par son témoignage.

Correspondants.