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Nuit Debout

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1er sept 2016, Nuit debout repart du bon pied, entre détermination et interrogations. Place de la République (Paris), reportage Il y avait comme un petit air de déjà vu, mercredi 31 août à 18 h 30, sur la place de la République à Paris.

1er sept 2016, Nuit debout repart du bon pied, entre détermination et interrogations

Au micro, une militante aux longs cheveux poivre et sel présente son association sous le regard d’un public nombreux, jeune et attentif. Cantine, infirmerie, bibliothèque… Nuit debout partage les communs. À Paris, reportage Depuis le jeudi 31 mars, Nuit debout se tient place de la République.

Cantine, infirmerie, bibliothèque… Nuit debout partage les communs

Chaque jour, des centaines de personnes s’y retrouvent pour discuter des possibilités de remplacer le système social et économique actuel. L’organisation est devenue un outil majeur du bon déroulement du mouvement. A Toulouse et dans la région, Nuit debout phosphore encore. Toulouse, correspondance.- Il a bien fallu qu'ils s'habituent, les mariés du Capitole.

A Toulouse et dans la région, Nuit debout phosphore encore

Désormais, lorsqu'ils sortent de la mairie, talons hauts, cravates, pantalons au pli réglementaire et limousine enrubannée le long du trottoir, il y a ces énergumènes en train de dresser des tables, de noircir un paper board et de brancher la sono. Vers 18 heures, tous les soirs depuis le 5 avril, Nuit debout prend sa place du Capitole. Ce samedi, ce sont les invités d'un mariage franco-maghrébin plutôt cossu qui se déploient. Nuit debout: on n’a pas de télés, mais on a notre JT. Le compte à rebours est enclenché.

Nuit debout: on n’a pas de télés, mais on a notre JT

Dans une heure, la rédaction du Fil d’actu devra libérer la salle où elle enregistre tous les mardis soirs son journal télévisé. Le cours de yoga n’attend pas. Ce n’est pas le rangement qui prendra le plus de temps : il y a là trois projecteurs achetés sur ebay et une toile de 4 mètres par 3 floquée du logo de l’émission. Nuit debout : pour la droite, la « chienlit » s’installe à Paris. Ben voyons ! LE MONDE | • Mis à jour le | Par Matthieu Goar Depuis le début des rassemblements Nuit debout, la plupart des personnalités du parti Les Républicains (LR) ont demandé l’évacuation des places.

Nuit debout : pour la droite, la « chienlit » s’installe à Paris. Ben voyons !

Lundi 18 avril, après un week-end marqué par 21 interpellations dans la nuit de vendredi à samedi mais aussi par des assemblées générales beaucoup plus calmes, Brigitte Kuster, porte-parole du parti, a remis une nouvelle fois la pression sur l’exécutif lors du point presse du parti : La Nuit debout : de plus en plus de monde pour inventer la démocratie. Paris, reportage L’occupation de la place a été lancée à la suite de la manifestation contre la loi Travail -la loi El Kohmri.

La Nuit debout : de plus en plus de monde pour inventer la démocratie

Malgré la pluie, ce soir là, près de 4.000 manifestants sont restés réunis pour la première « Nuit Debout ». Nuit debout : " Nous sommes en train de faire quelque chose. D’essayer, au moins. Essayer encore, rater encore, rater mieux." LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Violaine Morin « A demain dans la rue, et à la Nuit debout !

Nuit debout : " Nous sommes en train de faire quelque chose. D’essayer, au moins. Essayer encore, rater encore, rater mieux."

» Le 30 mars, veille du premier rassemblement sur la place de la ­République, à Paris, l’appel de Frédéric Lordon est accueilli par un tonnerre d’applaudissements dans l’amphi de l’université Paris-I-Tolbiac. L’universitaire a fait, depuis, de rares apparitions sur la place, toujours très applaudies. ­ Notes griffonnées entre les mains, il se montre peu mais parle haut et enchaîne les répliques cinglantes. Le 20 avril, à la Bourse du travail, il encourage les nuitdeboutistes à « faire dérailler le cours normal des choses » et prévient les médias choqués par l’altercation avec Alain Finkielkraut : « Nous n’apportons pas la paix. » Chercheur en philosophie au CNRS, économiste de formation, Frédéric ­Lordon est devenu l’une des figures intellectuelles de ce mouvement, après en avoir été l’un des initiateurs.

Condescendance, mépris à l'égard des citoyens. Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, en réunion électorale à Nice, mardi 26 avril, s’en est pris aux participants de Nuit debout, en particulier à la branche parisienne du mouvement qui a investi la place de la République : « Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la place de la République donner des leçons à la démocratie française. » Présent pour soutenir la candidate LR Marine Brenier, qui se présente les 22 et 29 mai à une élection législative partielle dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, l’ancien chef de l’Etat a prévenu que « la situation du pays est bien plus grave que ce que l’on dit ». « Il y a des jeunes Français éduqués en France qui en sont venus à haïr la France, il y a l’état d’urgence, il y a des casseurs tous les soirs place de la République.

Condescendance, mépris à l'égard des citoyens.

On incendie, on brûle, on bafoue l’autorité de l’Etat. » «Nuit debout» tente de s'internationaliser. A Paris, Nuit debout planche aussi sur l'éducation. « Nuit Debout, ça existe encore ? » Par Nathalie Quintane, écrivaine et poétesse Une enquête récente, réalisée par un collectif de chercheurs et parue dans Le Monde, proposait une sociologie des Nuit debout, et concluait par ces mots : « Une limite à l’extension du mouvement réside probablement dans la perception qu’en ont ceux qui se suffisent de descriptions univoques.

« Nuit Debout, ça existe encore ? »

Voulant clore la question de ce qu’il est, ils s’interdisent la possibilité d’être surpris par le mouvement. » Le fait qu’une partie non négligeable de mes amis de gauche soient absents du mouvement, que ce soit à Paris ou en province (où je vis), n’a pas laissé de m’interroger dès le début. Si l’on écarte celles et ceux qui sont malades, trop âgés, qui travaillent de jour comme de nuit, qui viennent d’avoir un enfant ou qui en ont beaucoup, il en reste tout de même un certain nombre qui préfèrent rester chez eux. « Ne croyons pas que Nuit debout n’aura pas de conséquences » LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Patrick Roger Enseignant en sociologie à Paris-I Panthéon-Sorbonne, Christophe Aguiton, l’un des fondateurs de SUD en 1988 et de l’association altermondialiste Attac, est reconnu comme un des spécialistes des mouvements sociaux.

« Ne croyons pas que Nuit debout n’aura pas de conséquences »

Le mouvement syndical et les animateurs de Nuit debout semblent vouloir amorcer un rapprochement. Est-ce qu’ils peuvent converger ou sont-ils condamnés à s’observer sans se comprendre ? Le mouvement Nuit debout suspendu à son processus de vote. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Violaine Morin et Camille Bordenet La commission Démocratie s’est donné rendez-vous à 16 heures, place de la République à Paris, mercredi 20 avril. Sous un grand soleil, les militants se retrouvent pour discuter de la construction des « outils démocratiques » de Nuit debout. Et ce n’est pas tâche aisée : avant même de lancer la réunion, le rappel de l’ordre du jour provoque déjà des débats. Doit-on prendre le temps de tout réexpliquer aux « nouveaux » qui n’étaient pas là la veille ? A Lyon, une Nuit debout est improvisée sous un pont. Nuit Debout Grenoble. Nuit Debout est un rassemblement de citoyens indépendants regroupés au départ, autour de la lutte contre la loi El Khomri. Ouvriers, mal-logés, salariés, étudiants, syndicalistes, intellos, zadistes, précaires et simples citoyens, nous nous sommes retrouvés pour échanger et construire.

Nous prônons la désobéissance civile non-violente. A Grenoble, nous occupons l'esplanade de la MC2 (Maison de la Culture) depuis le samedi 9 avril et ce pour une durée indéterminée, à l'image de ce qu'il se passe dans de nombreuses autres villes en France. Nos revendications et actions dépassent désormais largement le retrait de la loi travail. Nous sommes totalement indépendants des syndicats, partis politiques et autres organisations, tout en collaborant avec eux dans un esprit de convergence des luttes. La Nuit debout contre le Panama partout.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par David Graeber (Anthropologue, est professeur à la London School of Economics) Par David Graeber, anthropologue et professeur à la London School of Economics La récente actualité, avec d’une part la révélation des « Panama papers » et d’autre part l’émergence du mouvement Nuit debout, à Paris et dans d’autres villes françaises, traduit la lutte entre deux formes de solidarité, deux cultures mondiales – la première déjà bien trop développée, l’autre encore naissante.

La première est la solidarité des riches et des puissants ou, plus précisément, de ceux dont la richesse est fondée sur la puissance ; la seconde exprime l’apparition de nouvelles formes de démocratie révolutionnaire qui, de plus en plus, prennent une dimension planétaire. « Nuit debout peut être porteur d’une transformation sociale de grande ampleur » Par Collectif Les crises ouvrent le champ des possibles, et celle qui a commencé en 2007 avec l’effondrement du marché des subprimes ne déroge pas à la règle.

Les forces politiques qui soutenaient l’ancien monde sont en voie de décomposition, à commencer par la social-démocratie, qui a franchi depuis 2012 une étape supplémentaire dans son long processus d’accommodement avec l’ordre existant. En face d’elles, le Front national détourne à son profit une partie de la colère sociale en jouant d’une posture prétendument antisystème, alors même qu’il n’en remet rien en cause, et surtout pas la loi du marché. C’est dans ce contexte qu’est né Nuit debout, qui célèbre ces jours-ci son premier mois d’existence. « Il faut amener la Nuit debout dans les banlieues et non l’inverse »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Elvire Camus C’est une des petites dernières du mouvement Nuit debout : la commission banlieue. Elle est née le 10 avril, croit se souvenir Fahima Laidoudi, « à force d’en parler dans les AG ». Originaire d’un quartier populaire de Toulon, cette femme de ménage de 53 ans qui « lutte depuis trente ans » vit et milite aujourd’hui en Région parisienne. Depuis le début du mouvement, le 31 mars, elle prend la parole tous les soirs pour proposer la création d’un groupe de réflexion chargé de « faire en sorte que le mouvement passe le périph’» et de coordonner l’action de Nuit debout dans les banlieues. Car c’est aussi cela l’enjeu. Depuis un mois, gauche et droite se divisent sur Nuit debout. Où va la Nuit debout ? Nuit debout à Nice : « La Côte d’Azur, c’est pas que des riches retraités ! »

Nuit debout : la grève générale en débat. A Nice, la #NuitDebout prend sa place - Ressources Magazine. La désobéissance civile est parmi nous. Nuit debout appelle à une journée de mobilisation internationale le 15 mai.