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Le Dispositif de Sécurité

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Nice : un dispositif de sécurité « pertinent » mais des problèmes de communication. Dans son rapport rendu public mercredi 27 juillet, l’Inspection générale de la police nationale regrette un manque de transparence entre polices nationale et municipale LE MONDE | • Mis à jour le | Par Paul Barelli (Nice, correspondant) et Julia Pascual Si un bilan doit être tiré de la gestion du 14-Juillet à Nice, il doit concerner les erreurs de communication qui ont été commises par les autorités, élus et représentants de l’Etat confondus : l’imprudence manifeste dans les prises de parole publiques, le manque de dialogue et de transparence entre les différents acteurs de la sécurité.

Nice : un dispositif de sécurité « pertinent » mais des problèmes de communication

Voilà en substance ce que conclut le rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) rendu public mercredi 27 juillet. Ce rapport demandé par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, il y a moins d’une semaine devait dresser une « évaluation du dispositif de sécurité et d’ordre public » mis en place sur la promenade des Anglais, à Nice, au soir de l’attentat qui a fait 84 morts. Nice : une policière municipale dit avoir subi des pressions, plainte de Cazeneuve - Le Parisien. Voici un nouvel élément dans une polémique qui dure depuis plusieurs jours.

Nice : une policière municipale dit avoir subi des pressions, plainte de Cazeneuve - Le Parisien

Sandra Bertin, la policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet, le soir de l'attentat qui a fait 84 morts et plus de 330 blessés, assure dans «le Journal du dimanche» avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur concernant le traitement des images. Des accusations qu'elle a répétées dimanche soir sur France 2.

Lors d'une conférence de presse tenue à ses côtés, son avocat Adrien Verrier a par ailleurs annoncé qu'elle allait faire dès lundi un signalement au procureur de la République pour «faux en écriture publique». La justice ordonne à la ville de Nice de supprimer les images de l’attentat, la mairie refuse. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Le Monde.fr Imbroglio entre la ville de Nice et le parquet de Paris.

La justice ordonne à la ville de Nice de supprimer les images de l’attentat, la mairie refuse

La municipalité n’entend pas satisfaire à une demande de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) d’effacer près de vingt-quatre heures d’images de la promenade des Anglais pendant et après l’attaque du 14 juillet, à Nice. La justice évoque un souci « d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images ».

La municipalité, elle, compte demander au procureur de mettre ces images sous séquestre. Lire aussi : Attaque de Nice : un projet « mûri depuis plusieurs mois » et plusieurs complices Que montrent ces vidéos ? Attentat de Nice : des failles de sécurité et un mensonge. C’était il y a une semaine.

Attentat de Nice : des failles de sécurité et un mensonge

Au volant d’un véhicule de 19 tonnes, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce dans la foule réunie sur la promenade des Anglais, à Nice, pour les festivités du 14 Juillet. Il laisse derrière lui 84 morts, plus de 200 blessés, et des milliers de personnes traumatisées. Très vite pourtant, la polémique entre responsables politiques démarre, notamment sur les conditions de sécurité le soir du drame. Selon les éléments recueillis par Libération, la communication du gouvernement a, au minimum, travesti la réalité. Lire aussi notre éditorialBernard Cazeneuve devra s’expliquer Quel était le dispositif officiellement prévu ? Immédiatement après la tuerie, Christian Estrosi, ex-maire de Nice et actuel patron du conseil régional, a mis en cause la responsabilité du gouvernement : «J’aimerais comprendre comment ce camion a pu rentrer dans la zone piétonne ?» Quelle protection policière en réalité ? Nulle trace, dans ce périmètre très précis, d’effectifs de la police nationale.

Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve. Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme».

Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, n’a pas lésiné sur les moyens (et la sémantique) en préparant sa réponse à l’enquête publiée ce jeudi à la une de Libération, consacrée au dispositif du 14 Juillet à Nice et à la communication des autorités après l’attaque meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve confirme intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, son propre manque de transparence.

Quoi qu’il en soit, Libération, qui n’a à aucun moment remis en cause le travail des fonctionnaires en première ligne ce soir-là, répond point par point aux accusations du ministère de l’Intérieur. Quel est le dispositif de sécurité décrit par Bernard Cazeneuve ? Cazeneuve n’est toutefois pas aussi précis que Libération.