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L'Esclavagisme

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Listes d’esclaves français « Derville. D’abord vient la shoah.

Listes d’esclaves français « Derville

Puis la traite négrière. Et puis c’est tout. Car l’ordre mémoriel a ses priorités sur l’échelle du Mal. Et ses amnésies. Dans les médias, les programmes scolaires et la Loi, les rôles sont clairement définis entre victimes et coupables héréditaires, devant le tribunal de l’Histoire, et corollairement entre privilèges de discriminés positivement et devoirs de repentis : les uns sont condamnés à payer des crimes qu’ils n’ ont pas commis auprès d’autres qui ne les ont pas subit. Marché aux esclaves au Yémen, XIIIe siècle Mais il est un esclavage encore plus enfoui dans les tréfonds de la mémoire officielle. La plupart des listes qui suivent ont été rédigées par des Trinitaires, un ordre religieux fondé à Cerfroid (Picardie) en 1194 par les Français Jean de Matha et Félix de Valois.

Liste d’esclaves français rachetés en 1785 à Alger par l’ordre de la Trinité Liste d’esclaves français rachetés en 1720 à Alger et à Tunis par l’Ordre de la Sainte Trinité x Récit du P. L’esclavage reconnu crime contre l’humanité, 2011. Publié le 29-03-2013 - Mis à jour le 06-07-2016 Extraits Extraits.

L’esclavage reconnu crime contre l’humanité, 2011

Louis de Jaucourt (1704-1779) La pérégrination académique d'un jeune protestant Louis de Jaucourt est né le 27 septembre 1704 à Paris.

Louis de Jaucourt (1704-1779)

Sa famille, de noblesse immémoriale, implantée en Champagne et en Bourgogne, s’est ralliée à la Réforme dès le milieu du XVIe siècle. Les Jaucourt avaient dû abjurer le protestantisme lors de la révocation de l’Édit de Nantes. Ils ont pourtant pratiqué leur ancienne foi en assistant discrètement aux cultes célébrés dans les ambassades scandinaves à Paris. Après l’Édit de Tolérance (1787), François, un de leurs descendants, devait jouer un rôle important dans le protestantisme français. Dès 1720, le jeune homme entama des études de théologie réformée à Genève, puis étudia les mathématiques et la physique à Cambridge pour enfin parachever sa peregrinatio academica à Leyde où il fut reçu, en 1730, docteur en médecine. Un érudit des Lumières Depuis 1728, Jaucourt participait à la rédaction et l’édition de plusieurs revues scientifiques et savantes.

27 avril 1848-Décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies française. Au nom du Peuple Français Le Gouvernement provisoire, Considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine;

27 avril 1848-Décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies française

Victor Schoelcher - Sénat. Victor Schoelcher : portrait d’un abolitionniste. Les abolitions de l'esclavage  -  Premiers mouvements antiesclavagistes  -  Le siècle des Lumières. En France, Montesquieu estime l’esclavage « contre nature » dans « certains pays de la terre », mais utile dans d’autres.

Les abolitions de l'esclavage  -  Premiers mouvements antiesclavagistes  -  Le siècle des Lumières

Il juge les colonies « nécessaires à la nation » et les esclaves « nécessaires aux colonies ». Dans De l’esprit des lois, l’ironie et la contradiction du propos servent l’argumentation antiesclavagiste aux yeux de certains lecteurs, cependant que d’autres y voient un double discours et, en fait, un auteur persuadé, certes, que « les peuples d’Europe (ont) exterminé ceux de l’Amérique », mais aussi que « le sucre serait trop cher si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves ».

Le Candide de Voltaire s’indigne du sort réservé à un Nègre esclave du Surinam et du fait que les esclaves de Saint-Domingue « abrègent leur vie pour flatter nos appétits nouveaux » en sucre, en café ou en plantes tinctoriales diverses. Le jour où le fils d'un négrier bordelais a dénoncé l'esclavage. « L’Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848 » (détail) par François-Auguste Biard, 1848 (DR).

Le jour où le fils d'un négrier bordelais a dénoncé l'esclavage

Il y a 226 ans, un discours dénonçant la traite des Noirs amorce l’abolition de l’esclavage en France. Il est prononcé à Bordeaux, le 26 août 1788, par André-Daniel Laffon de Ladebat, fils d’un négrier bordelais. « C’est un crime public que j’attaque… dont l’Europe s’est rendue coupable. Six millions de nègres portent de nos jours les chaînes des nations de l’Europe. » Le discours d’André-Daniel Laffon de Ladebat (Wikipedia) C’est ainsi que débute le « Discours sur la nécessité et les moyens de détruire l’esclavage dans les colonies » que prononce le 26 août 1788, devant l’Académie Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, André-Daniel Laffon de Ladebat (ADLL) qui se qualifie de « fils d’un marchand de nègres ». Un discours qui fait sensation Il rappelle ensuite que la liberté, est un droit fondamental : « Le pacte social est détruit par l’homme qu’on enchaîne.

Les députés, le vote de la loi, le Parlement français. Dans l'Europe des Lumières l'esclavage et la traite sont de plus en plus critiqués.

Les députés, le vote de la loi, le Parlement français

Dans l'esprit des lois, en 1748, Montesquieu combat l'esclavage des nègres. Il emploie l'ironie pour traiter les arguments des partisans de l'esclavage ainsi tournés en ridicule tout en laissant éclater en fin de chapitre son indignation : « Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres.

Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Léger-Félicité Sonthonax. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Léger-Félicité Sonthonax

Léger-Félicité Sonthonax Jeunesse et vie parisienne[modifier | modifier le code] Fils d’un négociant aisé d'Oyonnax, Sonthonax fut collégien à Nantua, puis étudia le droit à Dijon. Il était avocat au Parlement de Paris en 1789, quand débuta la Révolution française. Il était d’un caractère enthousiaste – que certains qualifiaient de brouillon – et tranché – que les mêmes qualifiaient de sectaire. L'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal. Conçue comme une Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, pour citer son titre complet, et produite par la compilation de contributions diverses réunies par Raynal, l'oeuvre offre un panorama du colonialisme sous l'Ancien Régime.

L'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal

Mais c'est aussi l'occasion d'une vive critique politique et philosophique qui, en son temps, ne trompa pas les autorités : l'édition originale de 1770 ne tarda pas à être condamnée (1772). Le texte fut ensuite revu et augmenté, mais sa vigueur critique renforcée au gré de ces révisions. Cette évolution est en grande partie imputable à Diderot, qui collabora tôt à l'entreprise de Raynal mais dont la contribution majeure, par la quantité comme par la vigueur de la critique, est celle qu'il apporta à la troisième version, publiée en 1780. L'existence de cet exemplaire était avérée au début du XIXe siècle, mais son propriétaire et sa localisation inconnus. Première abolition de l’esclavage voté par la Convention, 1794. Publié le 29-03-2013 - Mis à jour le 10-05-2016 DECRET N° 2262.

Première abolition de l’esclavage voté par la Convention, 1794

DE LA CONVENTION NATIONALE du 16. jour Pluviose, an second de la République Française, une & indivisible, Qui abolit l'Esclavage des Nègres dans les Colonies « La Convention Nationale déclare que l'esclavage des Nègres dans toutes les Colonies est aboli ; en conséquence elle décrète que les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens Français, & jouiront de tous les droits assurés par la constitution. Elle renvoie au comité de salut public, pour lui faire incessamment un rapport sur les mesures à prendre pour assurer l'exécution du présent décret ». L'esclavage - Anthologie. Introduction aux discours coloniaux - Débats sur l'esclavage : avant l'abolition. Voyageur et doctrinaire, Bernardin de Saint-Pierre[5] fustige avec élan les pratiques esclavagistes dont il se fait le témoin à l'île de France (île Maurice), se livrant de toute évidence davantage à la reproduction d'une imagerie antiesclavagiste largement répandue en Europe qu'à une observation objective.

Ces assertions seront réfutées de manière tout à fait antinomique, ou tenteront d'être réfutées, par les colons. Ainsi, Thomi Pitot[7], colon de l'île Maurice, dans une conférence prononcée en 1805 (conférence publiée seulement en 1885) reprend point par point le récit de Bernardin pour en démontrer la fausseté, tout en regrettant que l'illustre écrivain dispose d'une audience infiniment plus considérable que les colons, — thème qui va traverser toute la littérature coloniale opposant le colon et le voyageur.

A beau mentir qui vient de loin, et surtout, l'éloignement étouffe les voix de ceux qui seraient le mieux à même de s'expliquer.