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La question n’est pas, comme pour Hamlet, d’être ou de ne pas être, mais d’en être ou de ne pas en être. - Marcel Proust Revenons sur l’idée à laquelle nous étions parvenus dans la chronique précédente : alors que la parole vivante peut engendrer des créations historiques comme certains peuples l’ont prouvé au cours de cette année, les sondages sur les intentions de vote induisent des comportements d’adaptation à un avenir déjà écrit et enferment dans les logiques présentes. Ils ne sont cependant pas vécus comme tels. Que le citoyen soit hésitant ou bien déjà décidé, il recevra les sondages comme un futur déjà écrit et ne pourra alors que s’interroger sur ce qu’il peut faire pour garantir ou empêcher ce futur.
Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour des présidentielles, selon un sondage . Et tous les médias d’analyser et décortiquer celui-ci, malgré la fiabilité que l’on sait pouvoir accorder à ce type de propagande. Les réactions sont aussi diverses qu’intéressantes : elles vont de la négation pure et simple à l’acceptation d’une évidence , en passant par des analyses un peu plus fines de la situation.
Le motif invoqué pour classer la plainte sans suite est celui de «l'irresponsabilité pénale du chef de l'Etat». Selon vous, faut-il abolir ce «privilège judiciaire» accordé au président ? Le statut du chef de l’Etat a été réformé il y a quelques années pour arriver à une espèce d‘immunité. Nous avons toujours été contre mais revenir en arrière aujourd'hui me semble difficile. Mais en dehors du chef de l’Etat lui-même, c’est le problème du statut du Parquet qui est posé, de la façon dont les enquêtes se déroulent. Nous sommes malheureusement un peu démunis dans l'état actuel des institutions pour déclencher des enquêtes gênantes.
" L'opinion publique n'existe pas " affirmait Bourdieu en 1972 . En 2010, sur la base de l'observation de mon entourage, je peux affirmer que les Français sont convaincus à 92,7% que les sondages avec lesquels on les assomme au quotidien ne reflètent pas la réalité. A l'heure de l'infotainment et des grandes manipulations, cet outil statistique est devenu un des piliers de l'argumentation politique. Pire, l'addiction aux sondages oriente et uniformise le discours du politique, n'ayant parfois ( on en connaît) que ces chiffres comme représentation du "réel".
Anticor, une association qui se consacre à la lutte contre la corruption, va porter plainte avec constitution de partie civile dans l'affaire des sondages de l'Elysée, a annoncé son avocat mercredi 10 novembre. Cette plainte contre X pour favoritisme concerne Publifact, la société de Patrick Buisson, un ancien journaliste proche de Nicolas Sarkozy . L'entreprise a signé une convention le 1 er juin 2007 avec la présidence de la République pour la fourniture d'études d'opinion.
" En France, on est toujours en train de voter. Et quand on vote pas, ils nous sondent… non, avec des journaux. Remarquez, le résultat est le même : on l'a un peu dans le c.. " disait Coluche ! Le sondage CSA, " fort à propos", publié ce matin par Le Parisien affirmant que : " 82% des personnes interrogées répondent «Non» lorsqu'on leur demande si les rumeurs qui courent sur la vie privée des personnalités politiques ont une influence sur l'opinion " Nous en apporte une fois de plus la preuve. " En 2008, l'Elysée avait versé 1,5 million d'euros au cabinet d'études Publifact, alors dirigé par Patrick Buisson, ex-directeur du quotidien d'extrême droite Minute, patron de la chaîne Histoire et conseiller de Nicolas Sarkozy . Source Rue89 Une somme dont la Cour des comptes avait souligné le caractère exorbitant dans son rapport sur le budget de la présidence.
Voilà un sondage qui, malgré ses bonnes intentions, va sans doute tomber à plat... Nos politiques sont bien trop affairés à occuper le terrain préalablement déblayé par Xynthia pour se soucier de faire beaucoup de commentaires sur ces résultats: Ce très joli sondage , réalisé par Obea/InfraForces , sur " les Français et l'insécurité en France ", est présenté par ses deux commanditaires, 20minutes et France Info, de manières assez différentes: le premier croit pouvoir en tirer que " l'insécurité n'obsède pas les Français ", alors que le second affirme que " 2 Français sur 3 ont une bonne image de la police ". Monsieur Julien Nègre, qui est chargé d'études à l'institut de sondage InfraForces, estime, pour sa part, que les résultats obtenus sont " rassurants ". Malgré les témoignages qui se sont multipliés ces derniers temps sur les procédures prétendues régulières des gardes à vue, les "honnêtes gens", qui n'ont rien à se reprocher, continuent de s'aveugler.
rendu public en juillet dernier n’y allait pas par quatre chemins. Ce qu’il révélait tenait en 1) La Présidence a versé près d'1,5 million d’euros à un cabinet d’études chargé de jouer les intermédiaires entre l’Elysée et des instituts de sondages. 2) Le partenariat qui liait l’Elysée et ce cabinet s’était fait sur la base d’une simple convention sans passer par la procédure pourtant obligatoire d’appel d’offre. 3) Cette convention (qui tenait sur une maigre page !)