Le drapeau noir sur la marmite. La cinquantaine, toujours son impeccable chemisier à fines rayures bleues, le chignon grisonnant et le sourire discret. Un petit pavillon de banlieue, un peu à l’écart des big barres HLM, un pavillon quelconque avec des roses dans la descente du garage et une haie de thuyas. Jamais un mot plus haut que l’autre, à peine si je me souviens l’avoir entendue se plaindre lors de la mort de sa mère, voici un an, d’un cancer à la con, après autant d’agonie.
Notre pavillon, à côté, local où l’on reçoit les jeunes, rue tranquille où tous nos voisins savent, depuis le temps, les éclats de voix et ceux, plus rares, des carreaux. Et puisqu’il n’y a pas que les barres HLM qui cachent la souffrance, il y a aussi les voisines d’en face, la vieille fille et sa mère, elle aussi à l’agonie. Les prolos d’à-côté qui passent leur temps à traficoter des carcasses de bagnoles en essayant de couvrir le son de la meuleuse par celui de TF1.
C’est plus lui qu’on connaît, à vrai dire. Un temps. . « Révolution ! L’OFFENSIVE PERSISTANTE CONTRE LE PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE, par Claude Roddier. Billet invité. Claude Roddier m’a demandé de présenter son billet. Il me semble que la meilleure façon de le faire, c’est sans doute de rappeler ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire à ce sujet. Voyant remettre en question une bonne partie des valeurs ayant motivé leur combat, un nombre croissant d’anciens Résistants manifestent aujourd’hui leur inquiétude et leur réprobation. Une partie de ces Résistants se trouve regroupée dans l’Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance (ANACR). L’article 2 de ses statuts en précise la nature. Il commence ainsi « Perpétuer l’esprit de la Résistance, faire partager et transmettre aux générations présentes et futures les idéaux communs aux résistants, exprimés en premier lieu par le Programme du Conseil National de la Résistance ».
Les voix des Résistants s’élèvent de toutes parts contre les atteintes de plus en plus violentes portées aux acquis sociaux de ce programme. C’est le cas du comité du Var. En 1945, aussi, la Sécu vivait à crédit... Jacques Bouveresse: pourquoi je refuse la Légion d'honneur. Notre Président ex-bling bling reconverti en bang-bang, et sa blonde ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à force de se prendre des vestes devraient savoir que tout le monde n’est pas prêt à retourner la sienne pour se laisser épingler une rosette sur le revers… Même s’ils ne sont pas légion, il y a encore des types bien qui refusent l’argent et les honneurs pour mettre leurs actes en conformité avec leurs convictions. Des hommes d’exception, Valérie Pécresse en a rencontré plusieurs en travers de sa route depuis le début de sa mission « dans le plus beau ministère de la République », ainsi qu'elle appelle son « portefeuille».
Madame la ministre, Je viens d’apprendre avec étonnement par la rumeur publique et par la presse une nouvelle que m’a confirmée la lecture du Journal officiel du 14 juillet, à savoir que je figurais dans la liste des promus de la Légion d’honneur, sous la rubrique de votre ministère, avec le grade de chevalier. Jacques Bouveresse. Alain Charlemoine : "Démontrer aux gens qu'ils ont le droit de s. Couverture tauromachique de Formes Vives Éditorial de Lapin Blanc, consultant en retards divers et guide dans Alice au pays des merveilles « A la poursuite d’O.
R. », portrait d’un marchand sommeil, par Jean-Baptiste Bernard Dessin d’Hector de la Vallée « Tendance et savoir-vivre, les conseils personnalisés de la rédaction » « Occupations & réquisitions : D’Ivry à Saint-Denis, les fous aux commandes », reportage d’Émilien Bernard Entretien croisé avec A et Z, assistantes sociales en Seine-Saint-Denis : « Gérer les flux et reflux d’usagers ?
Poster de Camille Lavaud [½] « En attendant que ça saute... », propos de Thierry Pelletier recueillis par Émilien Bernard Dessin de Roméo Julien « Je ne sais pas », nouvelle inédite de Sergio Bianchi à propos des Années de plomb, traduite par Serge Quadruppani, illustrée par Gala Vanson « Champagne 1911 : les raisins de la colère », chronique d’Anne Steiner « On est des ibu, et basta !
« Paysage américain », dessin de Benoît Guillaume Dessin d’Edmond Baudoin. Les petits ruisseaux. À moment donné, ils ont compris. Ils ont compris qu’il n’y avait rien à attendre des autres, des relais habituels. Ils ont compris qu’ils allaient devoir prendre leur destin en main. Alors, le plus simplement du monde, ils ont décidé de se réunir. Et d’inviter toutes les personnes de bonne volonté à les rejoindre.
Je crois qu’ils ont été déçus, quelque part, quand ils se sont retrouvés à une petite douzaine dans une grande salle encombrée de chaises vides. Ils devaient être quelque peu désappointés, mais n’en ont rien laissé paraître et ont commencé à discuter avec ceux qui avait fait l’effort de venir, un vendredi soir un peu frileux, quelque part au milieu de nulle part. Poser quelques constats amers, ouvrir les vannes de la colère, se laisser porter par l’émotion, par la nécessité absolue de faire quelque chose, par l’envie irrépressible « d’en être ».
Faire. Relocalisation de la lutte Il fait froid et moche en ce mardi matin, mais pas aussi moche que la météo l’avait prédit. Entrons en résistance - Le Jura Libertaire. Est-ce la fin du mouvement ? D’une certaine manière, on peut dire que le mouvement contre la réforme des retraites ressemble à un mégot de cigarette que certain(e)s essaient de rallumer ou de maintenir incandescent. Mais revenons sur quelques points marquants de cette mobilisation «sans précédent». Ce texte n’est que le reflet d’étudiants lambdas non encartés, mais mobilisés. Aussi, il n’est pas exhaustif, et ne détient aucune vérité, il est un appel à la réflexion et à la résistance (avec le prisme du profil sociologique étudiant). Nous avons connu une semaine (au mois d’octobre) qualifiée et caractérisée par le terme «violence». C’est un fait, la violence s’est exprimée par des jeunes et des moins jeunes voulant en découdre.
Ces «casseurs», ou plutôt ces émeutiers (rappelons que l’étymologie d’émeute renvoie à émotion populaire), dont nous sommes solidaires ont exprimé de manière radicale un malaise latent d’une partie de la jeunesse. Des étudiants révoltés.