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Cyberpolitique

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Data et députés: Le modèle allemand | Owni.fr. En 2004, un étudiant et un développeur se sont dit que ce serait bien si les candidats à l'assemblée régionale de Hambourg pouvaient répondre publiquement aux questions des électeurs sur leur programme. Avec une conférence de presse et des bouts de ficelle, ils ont mis sur pied un site où les citoyens viennent interroger personnellement les candidats. En 2004, un étudiant et un développeur se sont dit que ce serait bien si les candidats à l’assemblée régionale de Hambourg pouvaient répondre publiquement aux questions des électeurs sur leur programme. Avec une conférence de presse et des bouts de ficelle, ils ont mis sur pied un site où les citoyens viennent interroger personnellement les candidats. 6 ans plus tard, le site est devenu abgeordnetenwatch.de – députéwatch en français. J’ai été interviewer Gregor Hackmack, fondateur du site, dans son bureau de Hambourg, qui m’a expliqué les clés du succès. 1.

La classe politique n’est pas réputée pour son amour d’internet. 2. 3. Les campagnes électorales migrent sur Internet. Dessin : Louison Voici quelques années déjà qu’Internet s’est introduit dans la vie politique française. Le buzz est devenu un redoutable vecteur d’image. Nicolas Sarkozy n’est pas certain de laisser plus de traces comme président des Français qui se lèvent tôt (Mon dieu, ce que ça paraît loin déjà) que comme celui de « Casse-toi pov' con » qui a fait le tour des écrans du monde entier. Et les ministres sarkozystes sont payés pour savoir que leurs « dérapages » avérés ou supposés (n’est-ce pas Brice Hortefeux, Nadine Morano, Rachida Dati ?) Ont davantage fait parler d’eux que les réformes dont ils ont été les promoteurs.

On se souvient, aussi de la campagne de Ségolène Royal en 2007. L'expérience Royal Du même auteur Des dizaines de milliers d’internautes avaient rédigé des propositions et discuté entre eux, en vue d’alimenter le programme de la candidate. 61% des Français apprécient l’information politique sur le Web 30% des Français et 45% des internautes « s’engagent » sur le Net. Démocratisation par le web: Ça n’est pas une utopie affirme Clay. Mon dernier billet porte sur l'avertissement lancé par Evgeny Morozov dans la revue britannique Prospect à tous ceux qui croient en une vertu démocratisante des technologies de l'information.

Attention, dit-il en substance, elles peuvent tout aussi bien être utilisées par les dictateurs pour réprimer, tromper et détruire les mouvements démocratiques. Attaqué personnellement pour son rôle dans la vision "utopiste" de Twitter et de l'internet, Clay Shirky répond dans le numéro suivant. Au total ils ont eu droit à deux articles chacun (Morozov 2 et Shirky 2 ). Shirky concède sans difficulté que les protestations de novembre 2009 en Iran n'ont pas pu être déclenchées par les médias sociaux type Twitter (ni par les téléphones mobiles pourtant plus importants). La source en est la volonté des gens, "the willingness of the people to defy their government. " C'est pourquoi le cas iranien est si important. Tout n'est pas dit pour autant. Il faut aller plus loin.

Qu'en pensez-vous? Démocratisation par le web? Pas évident selon Evgeny Morozov - T.