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Périurbanisation

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David_sechet-2.pdf. Christophe Guilluy : «Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne» FIGAROVOX/EXTRAIT - A l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage, La France périphérique, le géographe Christophe Guilluy nous explique comment la mondialisation a bouleversé l'organisation de l'espace français.

Christophe Guilluy : «Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne»

Extrait. Christophe Guilluy est géographe et consultant auprès de collectivités locales et d'organismes publics. En 2010, son livre connaissent un réel succès critique et plusieurs hommes politiques de droite comme de gauche affirment s'inspirer des analyses de ce dernier essai. Un documentaire intitulé La France en face, réalisé par Jean-Robert Viallet et Hugues Nancy, diffusé sur France 3 le 27 octobre 2013, est également très fortement inspiré de ce livre.

NOTRE PAYS connaît une crise économique et politique de grande ampleur. LE FIGARO. - Vous critiquez un amalgame entre milieux populaires et banlieues. Pourquoi s’installer en périurbain. Espaces de promotion pour les « nouvelles couches moyennes salariées » dans les années 1970 (Bidou 1984), les zones périurbaines seraient devenues, à la fin des années 1980, dans un contexte économique et social transformé, un refuge pour les « couches moyennes » menacées de déclassement (Jaillet 2004 ; Donzelot 2004 ; Chauvel 2006 ; Peugny 2009 ; Guilluy 2010).

Pourquoi s’installer en périurbain

Ce modèle, discutable parce qu’il repose sur une vision unifiante d’un ensemble extrêmement hétérogène (Bosc 2008), a cependant le mérite de rappeler l’enjeu que peut représenter l’espace résidentiel dans les situations d’incertitude sociale (Chamboredon et al. 1984). Les deux communes de l’étude, par la composition sociale de leur population active, occupent des positions polaires au sein de l’aire urbaine de Grenoble. La première, une petite station de ski de 2 474 habitants [2], a connu une forte croissance démographique à partir des années 1990. Conforter une position sociale « fragile » Bibliographie Bidou, Catherine. 1984. Une étude décrypte le "déclassement social" en France. Grandeur et décadence du « périurbain » Dossier : Y a-t-il des urban studies à la française ?

Grandeur et décadence du « périurbain »

« Un beau matin, les Français se sont réveillés en découvrant qu’un baobab avait poussé dans leur jardin » [1]. À l’issue du dernier scrutin présidentiel, c’est par cette formule que s’ouvre un article du Monde relatant l’irruption des espaces périurbains sur le devant de la scène médiatique sous l’effet de la montée électorale du Front national. Si cette entrée en scène est effectivement fracassante dans un champ journalistique régi par la quête permanente de la nouveauté, cette catégorie d’analyse des mondes urbains est-elle réellement nouvelle dans le champ de la recherche française ? C’est sur cette question que cet article se penche, sans prétendre à un tour d’horizon exhaustif mais plutôt en essayant de dégager, à travers les travaux les plus emblématiques, quelques lignes directrices en matière de regards portés sur les espaces périurbains.

Vote et géographie des inégalités sociales : Paris et sa petite couronne. Dossier : Les territoires du vote Aux lendemains des scrutins, les cartes électorales fleurissent dans les médias, et l’élection présidentielle de 2012 échappera d’autant moins à la règle que les résultats électoraux informatisés et les logiciels de cartographie sont de plus en plus accessibles.

Vote et géographie des inégalités sociales : Paris et sa petite couronne

France 2012 : géographie d'un vote. >>> Découvrez les résultats sous un autre jour : "Victoire de François Hollande : la carte que vous n'avez pas vue". "Carte inédite du vote blanc au second tour : la troisième France". Le « périurbain , la France du repli ? Par Éric Charmes & Lydie Launay & Stéphanie Vermeersch Photo P.

Le « périurbain , la France du repli ?

Le périurbain, terreau du FN ? Quand le périurbain et les élections arrivent dans une conversation, le Front national n’est jamais bien loin.

Le périurbain, terreau du FN ?

Régulièrement des cartes et des courbes montrent que les votes en faveur du FN atteignent leur pic dans les couronnes périurbaines des grandes villes. Forts de ce constat, certains n’hésitent pas à voir dans ces zones un terreau du FN. Cette association du périurbain à un vote est cependant de plus en plus contestée par les chercheurs. Ces territoires sont trop vastes et trop variés pour être réduits à un vote. Ainsi, la couronne périurbaine de Paris compte à elle seule 1 385 communes !

Contrairement à ce que pourrait laisser penser une lecture rapide des thèses de Christophe Guilluy, le périurbain n’est pas uniquement peuplé de ménages modestes ou en difficulté. Dans d’autres communes périurbaines, on vote majoritairement à gauche, parfois même significativement pour le Parti communiste, notamment dans les territoires qui accueillent de longue date des industries. Cette "France isolée", terreau du FN. Elles ne font pas la une des journaux mais n’ont souvent que la télé comme fenêtre sur le monde.

Cette "France isolée", terreau du FN

Réduites au silence médiatique, loin des centres de décision, aux services publics sacrifiés, à l’emploi en lambeaux, ces terres nourrissent des réflexes de repli, faute d’une vraie réponse de gauche à leur sort. Élus et intellectuels dressent des constats convergents. On les appelait « néoruraux » dans les années 1970 et 1980, « rurbains » dans les années 1990.

Aujourd’hui, la mode est au « périurbain ». Ces Français de la ruralité, de la « France des marges » comme les a qualifiés le démographe Hervé Le Bras, sont désormais la cible privilégiée d’un Front national qui se rend à leur chevet une fois par mois. Ce n’est « pas une question de géographie », rectifie Alain Blanchard, conseiller général PCF-Front de gauche du canton à forte dominante rurale de Montataire, « mais d’isolement ».