background preloader

Doit-on avoir peur des progrès de la génétique?

Facebook Twitter

Science&vie | Archives. Chefs d’œuvres de la maîtrise de l’homme sur le vivant, les organismes génétiquement modifiés sont des plantes, des animaux, ou des microorganismes dont le patrimoine génétique (l'ADN) a été transformé grâce à une technique de « transgénèse ». Laquelle permet d’introduire dans les cellules de l’OGM un gène étranger, provenant d’une autre espèce ou même artificiel, (le « transgène »), afin de le doter d'un caractère recherché – par exemple une résistance à une maladie.

Les grands articles La liste des liens des articles est classée par ordre d'apparition dans le texte. Questions fondamentales C’est quoi au juste un OGM ? Risques En 1999, alors que les cultures transgéniques connaissent un développement fulgurant, certains chercheurs font part de leurs inquiétudes croissantes concernant les risques potentiels des OGM pour la santé et l’environnement . Tous les articles sur le sujet. OGM : l'étude dont tout le monde parle.

Pour en savoir plus G. -E. Séralini et al, Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize, Food and Chemical Toxicology, prépublication en ligne, 19 September 2012. Yaxi Z. et al., A 90-day feeding study of glyphosate-tolerant maize with the G2-aroA gene in Sprague-Dawley rats, Food and Chemical Toxicology, prépublication en ligne, 18 September 2012 B. H. J. L'auteur Loïc Mangin est rédacteur en chef adjoint à Pour la Science. Du même auteur Le 19 septembre dernier, la revue Food and Chemical Toxicology rendait publique une étude de Gilles-Eric Séralini, de l’Université de Caen et du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (le CRIIGEN) consacrée aux effets de la consommation d’un herbicide et de maïs génétiquement modifié résistant à ce produit. D’abord, en quoi a consisté l’étude ? L’article de G. Pourtant, plusieurs objections à l'étude ont été soulevées. Autre problème, le nombre de rats par groupe.

Les imposteurs de la Science - L'affaire Hwang - clonage. Hwang Woo-Suk : un des plus grands spécialistes au monde du clonage ; un "scientifique de très haute volée", "intelligent", selon ses confrères ; mais plus que ça : un héros national. Présenté partout comme le prochain lauréat du prix Nobel, Hwang bénéficiait d'un statut à part dans son pays : le gouvernement finançait ses recherches à hauteur de 500 000 euros par an, et la compagnie aérienne nationale lui donnait même gratuitement des billets à vie.

Des manquements éthiques Sa descente aux enfers va pourtant bientôt commencer. Premier acte : le 10 novembre 2005, Roh-II-Sung, un des co-signataires de l'article, reconnaît avoir payé les ovules de 18 donneuses. Ce n'était alors pas illégal (la loi coréenne a été modifiée depuis), mais éthiquement douteux. Deux semaines plus tard, Hwang reconnaissait pourtant les faits, et devait déposer sa démission. Des résultats truqués Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En savoir plus : le site consacré à l'affaire du magazine Science. La thérapie génique sauve six enfants atteints de maladies génétiques. La thérapie génique, qui consiste à insérer une copie saine d'un gène défaillant dans un organisme malade, vient peut-être de sauver la vie de six enfants. Et de dix autres qui ont commencé récemment le même traitement. © Adrian Cousins, Wellcome Images, cc by nc nd 2.0 La thérapie génique sauve six enfants atteints de maladies génétiques - 2 Photos Voilà quelques années, tous les espoirs se portaient sur la thérapie génique pour soigner les personnes atteintes de maladies génétiques incurables.

Malheureusement, des écueils et des échecs gravissimes ont un peu douché les ambitions des scientifiques. Les chercheurs n’ont pas baissé les bras pour autant. Des maladies génétiques rares et mortelles enfin traitées Trois d’entre eux souffrent du syndrome de Wiskott-Aldrich (SWA). Les autres sont quant à eux touchés par une leucodystrophie métachromatique, qui se caractérise par l’accumulation de sulfate de cérébroside au niveau du système nerveux, du fait là encore d’un gène défaillant.

Clonage thérapeutique : les premières cellules souches humaines créées. Les cellules souches embryonnaires humaines créées par clonage pourraient intégrer des protocoles de thérapie cellulaire si elles s'avèrent sans danger. © Annie Cavanagh, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0 Clonage thérapeutique : les premières cellules souches humaines créées - 3 Photos La performance est inédite.

Alors qu’elle avait été réalisée en 2007 chez des primates, Shoukhrat Mitalipov et son équipe de l’université de la santé et des sciences de l’Oregon (OHSU, Beaverton, États-Unis), viennent désormais de la reproduire chez l’Homme : des cellules souches embryonnaires ont été créées par clonage, en utilisant la même technique que celle qui avait permis de mettre au monde la célèbre brebis Dolly le 5 juillet 1996. Cependant, cette fois, l’ambition est différente.

Il ne s’agit pas de clonage reproductif, mais thérapeutique, l’objectif étant d’utiliser ces cellules souches embryonnaires en médecine régénérative. Trois ajustements rendent le clonage thérapeutique possible.