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Le temps et la société

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L’urgence est-il le nouveau mal du siècle ? Laissons-nous le temps de ne rien faire - Kaizen. En partenariat avec la revue Books Et si les « rêves éveillés » – ces états méditatifs plus ou moins conscients – étaient essentiels pour la bonne construction de notre cerveau, au même titre que l’indispensable sommeil ?

Laissons-nous le temps de ne rien faire - Kaizen

Le rêve éveillé, ces moments où le cerveau baguenaude, est essentiel à notre équilibre1. Ces épisodes de décrochage apparent se caractérisent en effet par une activité maximale de certaines aires cérébrales. Le neurobiologiste américain Andrew Smart, qui a vécu un cauchemar en travaillant dans la société d’Elon Musk2, revient en détail sur ce point dans Autopilot: The Art and Science of Doing Nothing, un livre qui invite à cultiver ces précieux instants3. Il rappelle l’existence du « réseau de mode par défaut », découvert par le neurophysiologiste Marcus Raichle, qui s’active quand nous ne faisons rien, et joue un rôle dans la gestation d’idées, la mémoire, l’imagination et la connaissance de soi.

Le sommeil et le rêve sont indispensables 2 Lire Books de février 2016. Theconversation. Pourquoi prolonger l’état d’urgence ?

theconversation

Pour protéger les Français, répond l’exécutif ; l’état d’urgence permet d’agir plus vite. Certes, mais agir plus vite, est-ce agir de manière durable, efficace ? S’installer dans l’urgence, n’est-ce pas au contraire, mettre en danger la République ? Remettre en cause le temps du débat critique qui est le cœur de la démocratie ? Il est temps de prendre le temps de réfléchir… au temps. Les trois temps Qu’est-ce que le temps ? Ensuite, une définition écologique. Enfin, une définition économique. Vitesse : all you need is slow. La planète est frappée d’un mal terrible, celui de la vitesse.

Vitesse : all you need is slow

Toujours plus vite, plus haut, plus loin et… toujours moins bien pensé. Mais pourquoi le « vite fait mal fait » s’est-il ainsi emparé du travail, de l’action politique et de notre vie quotidienne ? Et comment y remédier ? Les acteurs de la philosophie « slow » ouvrent la voie de ce qui sera peut-être la pensée majeure de notre siècle agité. On se caaaalme… « Le froid, le silence et la solitude sont des états qui se négocieront demain plus chers que l’or.

Car oui, notre société va vite, trop vite. Il y a vingt ans, le néolithique L’auteure du Culte de l’urgence y voit la rencontre de deux facteurs : « D’une part, l’arrivée des nouvelles technologies – l’e-mail, le portable et plus récemment, le smartphone – ces ‘‘ fils à la patte ’’ qui nous suivent partout, et exigent des réponses instantanées jusque dans la sphère privée. Expos, cités et TF1 « Deuxième carrière » A lire pour ralentir La voie d’Edgar Morin (Fayard, 2011) Moins vite la vie ! A comme Allo maman dodo Les enquêtes de l’Institut national du sommeil et de la vigilance révèlent que les Français dorment 6 h58 en semaine et 7 h50 le week-end. 31 % d’entre eux disent dormir au maximum six heures.

Moins vite la vie !

Soit 1 h30 de moins que dans les années 1950 et deux heures de moins qu’au début du XXe siècle. Et encore ! Les Français comptent parmi les plus gros dormeurs de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Or, on sait que la privation de sommeil provoque bien des dégâts, au-delà des 20 % d’accidents de voiture dus à la somnolence : hypertension artérielle, obésité, irritabilité et même dépression.

B comme blouses blanches. Ralentir… vite ! Ralentir quand tout va trop vite. Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales. K. Marx - Le Capital Livre I : X.1. Le Capital - Livre premier Le développement de la production capitaliste III° section : la production de la plus-value absolue Chapitre X : La journée de travail I.

K. Marx - Le Capital Livre I : X.1

Limite de journée de travail Nous sommes partis de la supposition que la force de travail est achetée et vendue à sa valeur. Admettons que la ligne a---b représente la durée ou la longueur du temps de travail nécessaire, soit six heures. Qui représentent trois journées de travail différentes de sept, de neuf et de douze heures. (temps de travail extra) / (temps de travail nécessaire) détermine le taux de la plus-value, ce taux est donné par le rapport ci-dessus.

La journée de travail n'est donc pas une grandeur constante, mais une grandeur variable. Bien que la journée de travail ne soit rien de fixe, elle ne peut néanmoins varier que dans certaines limites. Le capitaliste a acheté la force de travail à sa valeur journalière. Le capitaliste en appelle donc à la loi de l'échange des marchandises. Notes. Peut-on encore ne rien faire? L'urgence de ralentir, en VOD, DVD. Accélération : une critique sociale du temps, de Hartmut Rosa.