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1- La cyber-surveillance

Facebook Twitter

Le volume démesuré de nos données en ligne crée ce que l'on appelle le "big data".

Depuis les différents scandales des écoutes illégales et de la surveillance en ligne, chaque internaute sait que son activité sur le réseau peut être observée, ses comportements décortiqués et mesurés. Sans tomber dans la paranoïa, il convient quand même d'être conscient des risques et d'apprendre à s'en protéger. Facebook, le plus gros collecteur de données personnelles au monde.

La société Facebook est un « service d’espionnage » selon le lanceur d’alerte Edward Snowden. Les propos de cet individu mériteraient d’être bien intégrés dans les crânes atlantistes des pouvoirs publics français et européen. Les affaires récentes touchant cette entreprise localisée dans la Silicon Valley nécessitent de faire le point. Un quart de la population mondiale utilise Facebook, du jamais vu.

L’entreprise est sur le point de devenir plus puissante que la National Security Agency (NSA) et pourrait devenir « le sous-traitant gouvernemental le plus puissant au monde » d’ici 10 ans, selon John Robb, un ancien agent antiterroriste du Commandement des opérations spéciales des États-Unis et conseiller de longue date du renseignement militaire américain. La surveillance de masse a d’ailleurs été récemment entérinée par le droit américain. Le fichage minutieux de Zuckerberg La reconnaissance faciale de la plateforme Facebook est de plus en plus au point.

Et ce n’est pas fini. Trailer du film Democracy - Democracy Bande-annonce VO. Wiki. Cookies (tiers), traceurs, fingerprint et compagnie : comment ça marche ? La question du pistage des internautes est sur le devant de la scène depuis des années. Si l'on pense assez rapidement aux géants du web, il est aussi opéré par de nombreux acteurs de toutes tailles, via des solutions techniques variées. Voici nos explications, pour vous permettre de mieux vous protéger. Lorsque l'on parle de pistage en ligne, certains mots reviennent souvent : cookies (tiers), traceurs ou même les fameuses empreintes (fingerprint). Ainsi, il suffirait de les interdire ou de les bloquer pour en être débarrassé et ne plus être suivi par une multitude de services à des fins de profilage, publicitaire ou non. Mais comme toujours, la pratique est un peu plus complexe. Pour mieux se protéger, il faut d'abord comprendre ce dont il est réellement question. Notre dossier sur le pistage des internautes en ligne : Un cookie, c'est quoi, comment voir leur contenu ?

Rien à cacher? Sauf...

Données personnelles : où en-est la protection de nos libertés individuelles ? Rouage essentiel de plus en plus d'industries, la collecte de données personnelles met partout en cause la relation entre progrès technologique et libertés individuelles Noms, prénoms, numéro de téléphone, lieu et date de naissance, numéro de sécurité sociale, adresses (physique et électronique), numéro de carte de paiement, plaque d'immatriculation, photo : nos données personnelles sont nombreuses et possèdent, aux yeux des entreprises qui nous entourent, une très grande valeur. Elles s'organisent en un réseau d'information très efficace pour, par exemple, le ciblage du consommateur : études de marché, offres spécifiques et personnalisées... Leur essor, dans les années 90, en a progressivement fait la base d'un large modèle économique. Pour répondre à l'expansion du marché européen des données personnelles (estimé à 300 milliards d'euros en 2016), l'Union Européenne a voté un texte qui entrera en application en mai 2018, le Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Données personnelles, une affaire politique, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, septembre 2016) Il s’est vendu dans le monde 1,424 milliard de smartphones en 2015 ; deux cents millions de plus que l’année précédente. Un tiers de l’humanité porte un ordinateur dans sa poche. Tripoter cet appareil si pratique relève d’une telle évidence qu’on en oublierait presque le troc qu’il nous impose et sur lequel repose toute l’économie numérique : les entreprises de la Silicon Valley offrent des applications à des utilisateurs qui, en échange, leur abandonnent leurs données personnelles.

Localisation, historique de l’activité en ligne, contacts, etc., sont collectés sans vergogne. analysés et revendus à des annonceurs publicitaires trop heureux de cibler « les bonnes personnes en leur transmettant le bon message au bon moment », comme le claironne la régie de Facebook. « Si c’est gratuit, c’est vous le produit », annonçait déjà un adage des années 1970. Alors que les controverses sur la surveillance se multiplient depuis les révélations de M.

Taille de l’article complet : 2 421 mots. Entretien. “Dès que vous connectez un objet à Internet, vous prenez de gros risques”

Les GAFAM & co

Privés de vie privée ? #DATAGUEULE 40. Document identite numerique. Données personnelles : les Français de plus en plus inquiets. Un sondage réalisé par l’institut CSA montre que, contrairement aux idées reçues, les plus jeunes sont au moins aussi inquiets sur ce point que leurs aînés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martin Untersinger Les Français s’inquiètent du sort réservé à leurs données personnelles sur Internet, selon un sondage réalité par l’institut CSA, publié mercredi 20 septembre. Neuf Français sur dix se disent « préoccupés par la protection des données personnelles sur Internet », en hausse de cinq points depuis 2014, date d’une étude similaire réalisée par l’institut.

Selon CSA, cela peut s’expliquer par « la couverture médiatique consacrée au hacking et aux cyberattaques, mais aussi à l’activité de plus en plus intense des Français sur la Toile ». Défiance envers les réseaux sociaux Le sondage a été réalisé en ligne sur un échantillon représentatif de la population française. Les banques sont l’institution dans laquelle les Français ont le plus confiance pour protéger leurs données personnelles. Social Cooling. Le web est mort, vive le web. Il faut regarder les choses en face, Internet c’est plus ce que c’était. Le web est mort, cané, dead, KO.. Voilà, on est le 3 juillet 2017, et aujourd’hui nous sommes en mesure de dire que le web est bel et bien mort.

Bien sûr, il est encore possible de se connecter à internet, de naviguer sur des pages, de surfer comme on aimait le dire jadis… Mais le web, tel qu’il a été conçu, rêvé, idéalisé… bref tel qu'il a été pensé par les utopistes du numérique qui en sont à l’origine, et bien celui là est mort. Voire, il faut être honnête avec nous même, n’a jamais vraiment existé. Et c’est ce que je vais tâcher de vous montrer tous les matins de ce mois de juillet : toutes les grandes tendances récentes tendent à montrer que le web n’existe pas ou plus.

Qu'est-ce que c'était que cette utopie du web ? Le web est donc cassé. Et si finalement... et si... ce fail était une bonne nouvelle ?! Parce qu'en matière de numérique et d’innovation plus généralement, le fail est nécessaire, voire bénéfique.