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Essentialisme

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Eloge de la fuite (1976) Henri Laborit. L’éloge de la fuite aurait d’abord dû être l’autobiographie d’Henri Laborit. L’homme aurait pu se décrire en ces termes : médecin chirurgien et biologiste, philosophe du comportement animal et humain. Trop facile. Henri ne se laisse pas borner par ses croyances ni par ses états d’âme. A la limite peut-on croire au fonctionnement biologique de son corps, mais le scepticisme d’un observateur à l’analyse aussi pointue que celle de Laborit peut même se permettre de douter du positivisme. Toutefois, quitte à choisir le domaine englobant la plus grande quantité de certitudes, l’étude biologique des êtres est celle qui disperse le moins d’incertitudes. Henri Laborit en vient rapidement à la justification de son éloge de la fuite.

Henri Laborit aurait pu choisir de faire l’éloge de l’agression ; mais dans la lignée du mouvement antipsychiatrique, il révèle la soif de puissance qui germe dans toute volonté révolutionnaire d’enlever au pouvoir ses privilèges. Citation : La philosophie de Malebranche. Nicolas Malebranche était un prête de l’Oratoire et appartient au courant des cartésiens. Ses oeuvres majeures sont : De la recherche de la véritéTraité de la nature et de la grâceMéditations chrétiennesTraité de la morale Dieu est, selon lui, la seule cause efficace. Quant aux choses crées, elle ne sont que l’occasion de l’exercice de la volonté divine.

L’origine de nos erreurs : passion, imagination, puissances sensibles Comme son maître Descartes, Malebranche voit dans la passion un asservissement au corps et au sensible, un phénomène causé, dans l’âme, par l’action du corps. La passion représente une erreur où j’extériorise un principe subjectif. La vision de Dieu Que faire ainsi, si nous voulons atteindre le vrai ? Puritains et transcendantalistes. Robert Weir (1803-1890), Embarquement des premiers Pèlerins (1844) Le tableau représente le départ du Speedwell duport de Delft (Pays-Bas) le 22 juillet 1620. William Brewster y tient la Bible, et le pasteur John Robinson guide les prièresdu gouverneur Carver, de William Bradford, Miles Standish et de leurs familles. Washington, Capitole. Photo © Public Domain Le mouvement transcendantaliste n’est guère connu en France même si on peut constater un regain d’intérêt pour certains de ses membres, au premier rang desquels, l’écrivain Nathaniel Hawthorne (1804-1864), resté célèbre pour son roman : La lettre écarlate.

Pourtant, cette pensée est intéressante à plus d’un titre. On peut y voir l’origine d’une culture américaine, surtout littéraire, mais pas seulement, enfin libérée de l’influence tutélaire de l’Europe, mais encore la reprise et la critique d’un héritage aussi précieux que fantasmé, celui des « Pères Pèlerins » et du puritanisme. On en était encore loin. Le vieux presbytère Don. Le penser, essence d'un amour. « Fidélité : fidèle : vrai et fidèle.

Comme si ce à quoi on se sait être fidèle n'avait jamais été vrai. De là le grand crime de l'infidélité quand il ne s'agit pas de l'infidélité pour ainsi dire innocente, on assassine ce qui a été vrai, on abolit ce qu'on a soi-même apporté au monde, véritable anéantissement, parce que c'est dans la fidélité et par elle seulement que nous avons la maîtrise du passé [...] C'est justement en raison de cette cohésion de la fidélité et de la vérité qu'il convient d'éliminer du concept de fidélité toute notion d'obstination et de rigidité. La jalousie est la perversion de la fidélité. Son contraire n'est pas l'infidélité telle qu'on l'entend habituellement - qui relève plutôt de l'avancée de la vie et de la vivacité -, mais uniquement l'oubli. C'est le seul véritable péché parce qu'il annihile la vérité, la vérité de ce qui a été. » Hannah Arendt, Journal de pensée, octobre 1950 « Tu verras que le livre* ne comporte pas de dédicace.

Pour qu’il y ait un commencement l’homme fut créé. On pourrait croire qu’Arendt développe une sorte de mythologie des commencements et qu’elle adhère à cette rhétorique du nouveau qui a caractérisé la modernité -ou plus exactement son auto-interprétation- dès son avènement. En effet, si flottantes et si diverses que soient les définitions de la modernité, on s’accorde au moins sur l’idée qu’elle se caractérise massivement par un mouvement d’arrachement au passé et à la tradition.

On est en présence d’une volonté à la fois d’auto-fondation rationnelle et d’auto-institution politique: la société politique moderne, détachée de tout fondement divin, est fondée et constituée sur la volonté de ses membres. Arendt serait-elle alors un penseur de la rupture, un penseur du commencement ex nihilo et de la table rase adhérant -essentiellement par le biais de l’idée de révolution- à l’auto-interprétation de la modernité comme rupture et comme arrachement à la tradition? 1. 2. Myriam Revault d’Allones, Esprit Jaspers Johns. Heidegger et le Dasein. Heidegger entreprend dans la première moitié du XXème siècle de réviser la métaphysique classique, de la déconstruire pour proposer ensuite une nouvelle vision ontologique. Il rompt ainsi avec un système de pensée considérant l’être comme essentiel et qui conditionne tout. Heidegger préfère à la logique une approche phénoménologique. Il différencie ce qui est de ce qui existe. L’être, c’est ce qui est dans chaque chose, une réalité en soi qui est mais qui n’existe pas, car cette réalité n’a pas conscience d’elle-même, ni du monde qui l’entoure.

Exister par contre est la capacité à mettre en lumière ce qui est, au-delà de soi-même, car toute illumination, y compris pour soi, exige un dépassement, une distance vis-à-vis de soi avec ce qui est. Penser par soi-même à travers l’Autre. Penser par soi-même à travers l’Autre Apprendre à dialoguer à la manière de Socrate est un sentier ardu, un corps à corps, une incroyable prise de risque, impossible sans la présence d’une profonde confiance. «Enlève ta chemise, et viens pour le corps à corps !»

Nous invite Platon à travers la figure de Socrate. C’est une invitation au dialogue philosophique vu comme un engagement corps et âme. L’enjeu de la pratique du dialogue est d’accepter la chute, de laisser ses opinions, ses certitudes, et de se remettre en question. Peu séduisante peut paraître cette invitation ! Le dialogue philosophique, une affaire d’amour Face à la remise en cause engendrée par le dialogue, seule la confiance donne des ailes. Le risque philosophique Un dialogue philosophique avec l’Autre, avec soi-même, avec la vie, invite à une conversion du regard, à une mort, à un changement dans notre manière de vivre.

Il est difficile de nous avouer que nos pensées sont fragiles, peu assurées, peu fondées. McLuhan, le message c’est le médium. Herbert Marshall McLuhan ( 1911-1980 ) est professeur de littérature et théoricien de la communication. Il est un des fondateurs des études contemporaines des Médias, et a su le premier diffuser au grand public les études relatives aux études sur le média. « The medium is the message« . La formule la plus célèbre de McLuhan est » le médium est le message » . Focus sur une figure clé des défricheurs des Sciences de l’information et de la communication. Et un visionnaire. Le média, le canal de communication aussi important que le contenu du message. On considère généralement l’aspect du fond et de la forme d’un message, d’un écrit.

Pour qu’une information passe, le message doit trouver à la fois son canal. Comme le disait Keynes : « On ne peut avoir raison tout seul« . Le canal influe sur le mode de perception du message. Dans canal de communication, on peut y associer tout support de véhicule. Comme le souligne Umberto Eco, dans « la guerre du faux« , à propos de McLuhan : Mc Luhan Média chaud : Amor Fati - Aime ton destin. Posté à 15:17h dans actualites par David Rigou « Ma formule pour ce qu’il y a de grand dans l’homme est amor fati : ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles. Ne pas se contenter de supporter l’inéluctable, et encore moins se le dissimuler – tout idéalisme est une manière de se mentir devant l’inéluctable -, mais l’aimer. » Nietzsche, Ecce homo Le philosophe Nietzsche fait partie des plus grands penseurs de l’histoire.

Sa philosophie est imprégnée d’un désir d’élévation de l’homme (concept de surhomme), il était fasciné par la belle et grande individualité. « Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Sa pensée est un grand « oui » à la vie et à l’existence tout entière. En comprenant que toute la réalité est bonne, l’homme doit s’épanouir dans chacun de ses actes et agir de manière à être prêt à vouloir revivre indéfiniment la même vie (concept d’éternel retour des choses). David Rigou. Le vide métaphysique du personnalisme. Et nous pouvons faire suivre la liste avec le Danois Kierkegaard et la personne concrète au singulier, par opposition à l’humanité qui n’a ni mains ni pieds. Nous en trouvons aussi quelque traces chez don Miguel de Unamuno. Dreuz a besoin de votre soutien financier.

Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution. Mais le véritable fondateur du personnalisme est le Français Emmanuel Mounier (1905-1950) qui, avec ses idées de l’incarnation, de la communion, de la dialectique de l’amour, de la vie et de l’aventure, en partant de soi-même, en prenant sur soi-même, a déployé l’idée de la personne. Le développement de ces idées est poursuivi par des penseurs comme Mauricio Nedoncelle, Gabriel Marcel, et même Jacques Maritain dans une certaine mesure. La lecture de ces auteurs et de beaucoup d’autres nous a cependant toujours laissé l’impression d’un vide métaphysique qui ne pouvait pas être comblé. Comprendre cela est comprendre le centre métaphysique de la personne. Saint Esprit: soumis au déterminisme scientifique? Déterminisme Le déterminisme est une notion philosophique selon laquelle chaque événement est déterminé par un principe de causalité. Le déterminisme est la théorie selon laquelle la succession des événements et des phénomènes est due au principe de causalité, ce lien pouvant parfois être décrit par une loi physico-mathématique qui fonde alors le caractère prédictif de ces derniers.

Le déterminisme ne doit être confondu ni avec le fatalisme ni avec le nécessitarisme. Le nécessitarisme affirme la nécessité des phénomènes en vertu du principe de causalité, qui fait que, dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisant les mêmes effets, rien n'arrive qui ne soit nécessaire et qui ne pouvait être prédit de toute éternité. Si le nécessitarisme relève essentiellement de la philosophie, le déterminisme relève au premier chef de la science. On distingue schématiquement le déterminisme régional et le déterminisme universel. . — Paul Henri Thiry d'Holbach, Système de la nature Déterminisme. Tetrapharmakon : un remède épicurien. De tous les concepts issus de la philosophie antique, le terme épicurien est sans doute celui qui a été le plus déformé au fil du temps et est aujourd’hui le moins bien compris.

Considéré de nos jours comme un synonyme de l’hédonisme, l’épicurisme est couramment évoqué dans les petites annonces échangistes, ou pour qualifier un mode de vie tourné exclusivement vers le plaisir personnel. Ce qui est un contre-sens quasiment intégral. Philosophe grec du quatrième siècle avant notre ère, Épicure a été célébré de son vivant, mais également dans les siècles qui ont suivi sa mort : il est sans conteste l’un des penseurs les plus influents des derniers siècles de l’Antiquité méditerranéenne et sa popularité, à l’époque, le place sur un pied d’égalité avec les plus grands.

On confond souvent l’épicurisme avec l’hédonisme, et en particulier l’hédonisme débridé d’Aristippe de Cyrène (cyrénaïsme). Contrairement à ce que l’on croit souvent, l’épicurisme est une école de simplicité et de modération.