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Travail

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La faim du travail #DATAGUEULE 62. Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out. Cette nouvelle pathologie touche le salarié laminé par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.

Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out

Reconnaissons au moins ce mérite au monde du travail : il produit des pathologies professionnelles sans cesse renouvelées, résultant du caractère protéiforme des tortures qui sont infligées au salarié. Cousin éloigné de l’antique bûcher, le burn-out, cette « consumation » par excès d’investissement, est désormais entré dans le langage courant. Le mail professionnel reçu à 1 heure du matin – et auquel on se sent obligé de répondre – participe de cette dynamique crématoire qui finira par transformer l’employé trop zélé en petit tas de cendres fumantes. Si, en revanche, votre entreprise ne vous donne rien à faire, vous risquez alors d’être aspiré dans un tourbillon de vacuité que l’on nomme le bore-out.

Baisse de courant psychique La pire part de soi-même Concassage de l’individu. Écouter France Culture : la radio en direct et en réécoute. Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Bertrand Bissuel La ministre du travail, Myriam El Khomri doit présenter, le 9 mars en conseil des ministres, son projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ».

Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri

Le texte, qui vient d’être transmis au Conseil d’Etat et que Le Monde s’est procuré, entend donner un poids accru à la négociation collective. Lire aussi : Dans le détail, ce que contient la nouvelle version du projet de « loi travail » Temps de travail assoupli La durée maximale de travail pendant une journée reste fixée à dix heures, mais un accord collectif peut porter ce seuil à douze heures « en cas d’activité accrue ou pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise », à condition de ne pas aller au-delà. Cas pratique : Ce qui changerait pour Michel, 50 ans, salarié, avec la « loi travail » Un nouveau régime pour les heures supplémentaires Indemnités prud’homales plafonnées Des référendums en entreprise. Comment arrêter le progrès. Recensé : François Jarrige, Technocritiques, La Découverte, Paris, 2015, 420 p., 28 €.

Comment arrêter le progrès

Le rapport que les sociétés contemporaines entretiennent avec la technique est paradoxal à bien des égards. Si nous sommes toujours plus fascinés par les innovations technologiques qui colonisent notre environnement (à l’image des Smartphones, tablettes etc.), l’incertitude engendrée par les sciences et techniques n’a par ailleurs jamais été aussi forte et susceptible d’engendrer des formes de rejets parfois violents [1]. Comment ces différentes conceptions parviennent-elles à cohabiter dans nos sociétés ? C’est la question que pose l’ouvrage de François Jarrige, Technocritiques, qui nous invite à interroger la place de la technique dans l’organisation sociale et la variété des rapports au monde qui en découlent. « La critique des techniques a pris de multiples formes plus ou moins radicales.

Prendre au sérieux les discours critiques Les prémices de la critique. Economie du partage ou hypercapitalisme ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Vincent Lorphelin, Jean-Pierre Corniou et Christian Saint-Etienne (co-présidents de l’Institut de l'Iconomie) Automatisation, robotisation, ubérisation : la révolution numérique porte la menace d’un chômage de masse.

Economie du partage ou hypercapitalisme ?

Mais il faudrait ne pas s’en plaindre, car la fin du travail ouvrirait, selon l’influent essayiste américain Jeremy Rifkin, une période d’activités bénévoles intenses pour les biens communs. A l’image de Wikipedia, la connaissance, les images, les objets imprimables en 3D ne coûteront plus rien. L’énergie produite par chacun, le partage des objets et des services comme Velib’ou Blablacar feront chuter les dépenses. Ina. Automatisation : le mythe de la destruction massive d’emplois, Editos & Analyses. Depuis plusieurs années, les prévisions les plus folles s’accumulent sur les conséquences du progrès technologique.

Automatisation : le mythe de la destruction massive d’emplois, Editos & Analyses

Côté pile, les financiers se pâment devant les valorisations d’entreprises naissantes qui vont ubériser l’ancienne économie ; côté face, les économistes annoncent le revers de la médaille, avec des prévisions apocalyptiques de destruction d’emplois ou d’évolution radicale des modes de travail. En à peine deux ans, l’étude « The Future of Employment », de Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, d’Oxford Martin School, a fait le tour du monde, prédisant qu’un emploi américain sur deux était voué à disparaître à un horizon de vingt ans à cause de l’automatisation. Mais elle n’était qu’une parmi une multitude. En 2014, Roland Berger annonçait que plus de 3 millions d’emplois étaient menacés à l’horizon 2025, projetant le taux de chômage français à 18 %. Retour à la raison Pourtant, depuis quelque temps, la raison semble reprendre le dessus.

Refus de l’attentisme. Conférence Joël de Rosnay : Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030.