background preloader

Terrorisme

Facebook Twitter

Farid Benyettou, le mentor des frères Kouachi passé pro en déradicalisation. La boucle est bouclée.

Farid Benyettou, le mentor des frères Kouachi passé pro en déradicalisation

Il y a dix ans, Farid Benyettou a contribué à endoctriner plusieurs terroristes, dont Chérif Kouachi, un des tueurs de Charlie Hebdo. Il prêche toujours aujourd'hui. Mais dans l'autre sens. Au côté de Dounia Bouzar, figure médiatique et quasi-institutionnelle de la lutte contre le recrutement jihadiste en France, il est devenu "formateur en déradicalisation", révèle Libération jeudi 20 octobre. Au grand dam du ministère de l'Intérieur et des autorités, qui se seraient catégoriquement et à plusieurs reprises opposés aux requêtes de Dounia Bouzar depuis janvier 2016.

Farid Benyettou, né en 1981 dans le XXème arrondissement de Paris, a grandi dans une famille d'origine algérienne fortement empreinte de culture religieuse. Jihadisme revolte generationnelle le monde24 11 2015 4. Gilles Kepel: "On assiste à une guerre sur le sens de l'islam" Beaucoup de pseudo-spécialistes se trompent en soutenant que le salafisme, cette observance extrême de l'islam, n'a rien à voir avec le djihadisme.

Gilles Kepel: "On assiste à une guerre sur le sens de l'islam"

Pour preuve, ils avancent que les frères Kouachi étaient des repris de justice, les frères Abdeslam vendaient de la drogue ou buvaient de l'alcool, etc. Comment leur expliquer qu'ils se trompent? D'autres encore fréquentaient des prostituées... Tout cela n'a aucune importance à partir du moment où on se situe dans le djihad, justement - il est dit que tous les péchés seront effacés. En se sacrifiant pour la cause, on devient un martyr et on reçoit une absolution totale; et il n'y a aucun besoin d'être un érudit pour pareille mission. Est-ce que le meurtre d'un couple de policiers par Larossi Abballa, à Magnanville, ce "djihad de proximité", modifie cette perception?

Non, pas du tout, cela ne fait que la renforcer. Auparavant, avec son groupe, il s'est initié à l'égorgement sur des lapins, sacrifiés dans une forêt de la banlieue parisienne. ENTRETIEN – « Tuer pour exister, et mourir » avec David Thomson. David Thomson est journaliste à RFI.

ENTRETIEN – « Tuer pour exister, et mourir » avec David Thomson

En mars 2014, il publiait Les Français jihadistes (Les Arènes), une vaste enquête basée sur une vingtaine d’entretiens avec des jeunes Français ayant décidé de partir combattre le régime syrien auprès des troupes islamistes. A ce jour, c’est encore la seule enquête de terrain disponible sur le sujet. Dans cet entretien, il revient sur les profils, les motivations et les itinéraires de ces jeunes jihadistes dont la voix révèle des pans considérables du mystère de la « radicalisation » à qui prend le temps de les écouter.

Nonfiction.fr – Votre livre demande Qui sont ces citoyens en rupture avec la République ? Au-delà de la rupture avec la République, observez-vous des régularités dans les profils sociaux des jihadistes que vous avez interrogés ? David Thomson – Ce qu’il faut prendre en compte avant tout, c’est qu’il n’existe pas de statistiques sur ce sujet, et que la sociologie n’est pas tout-à-fait la même pour les hommes et pour les femmes. (20+) Depuis la France, 68 chemins pour le jihad. Etudiants de l’école de journalisme de Sciences-Po Des ados et des pères de familles, des Franciliens et des provinciaux, des jeunes en échec scolaire et des travailleurs, des personnes de culture musulmane et des convertis : ce qui frappe dans la base de données que nous avons constituée sur les Français morts en Syrie et en Irak depuis trois ans, c’est la diversité des profils et des parcours.

(20+) Depuis la France, 68 chemins pour le jihad

Ils seraient au moins 168 Français à avoir trouvé la mort en Syrie ou en Irak depuis avril, selon les déclarations de Manuel Valls dimanche, lors de la Fête de la rose de Wattrelos. Potentiellement 169, puisque le groupe Etat islamique a annoncé lundi qu’un Français était décédé lors d’une attaque-suicide contre un check-point de l’armée irakienne dans la province d’Al-Anbar. Le Premier ministre a ajouté que «609 Français ou résidents de notre pays» seraient actuellement dans la région. Parmi eux, 283 femmes. Echantillon Le plus jeune jihadiste français avait 13 ans, le plus âgé 40. Embrigadement. Radicalisation. La France face à ses djihadistes - Le Document.

Attentats de Paris

L’état d’urgence  et le temps de l’histoire. Enseigner l’histoire aujourd’hui, c’est faire face à l’inévitable question des antécédents et des analogies.

L’état d’urgence  et le temps de l’histoire

Cette année accablante que l’on est pressé de voir s’achever ressemble-t-elle à quelque chose de déjà vu ? Les expériences du passé peuvent-elles nous réconforter, doivent-elles nous inquiéter ? Paris a connu un premier vent de panique, une «fièvre de la dynamite», lors des attentats anarchistes des années 1890. Difficile de ne pas y penser quand le hasard du calendrier met au programme de mes étudiants la glaçante déclaration d’Emile Henry : ce jeune anarchiste qui a jeté une bombe meurtrière dans un café des beaux quartiers y théorise la violence dirigée contre «des consommateurs paisibles qui écoutent de la musique».

Propagande Daech