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Identités

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OSS 117 Rio ne répond plus. FigMag240812. « Printemps républicain » : le rappel à l’ordre de la bourgeoisie jacobine. Selon son promoteur, le politologue Laurent Bouvet, le Printemps républicain est un collectif indépendant des partis.

« Printemps républicain » : le rappel à l’ordre de la bourgeoisie jacobine

La publication de son manifeste dans le magazineCauseur a été suivie d’un rassemblement public à Paris le 20 mars1. Parmi les premiers soutiens, on trouve de nombreux cadres et sympathisants du Parti socialiste. À deux exceptions près (Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj), l’aile droite du PS y est surreprésentée (des proches de François Hollande et de Manuel Valls – dont Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, d’ex-partisans de Dominique Strauss Kahn), ainsi que le chevènementiste Mouvement républicain et citoyen.

Quelques communistes, au moins un membre et un ex-membre du Parti de gauche sont présents. Élisabeth Badinter et Catherine Kintzler sont également parmi les signataires. Les pièges de l’identité. Nicolas Truong le concède provisoirement dans Le Monde : « les partisans de l'identité – heureuse ou malheureuse – ont gagné la bataille des idées ».

Les pièges de l’identité

Mais les pages débats qu’il anime sont consacrées à « ces intellectuels qui veulent sortir du piège identitaire ». Parmi eux le philosophe François Noudelmann, qui estime qu’identité nationale, est l'expression d'un pays divisé, un symptôme de crise morale. « Le recours obsessionnel à cette notion permet de canaliser des émotions disparates — angoisses, colères, espérances — d'autant mieux qu'elle désigne des référents hétéroclites, reliés par l'illusion d'une généralité. » Mais « le peu de réalité saisie par le concept d'identité n'empêche pas la puissance de ses effets ». Car « lorsqu'on entend " identité nationale ", les connotations se glissent dans l'expression et suggèrent aussi bien la naturalité des appartenances, la conformité des paysages, la ressemblance des faciès et la réduction des différences ».

C’est un fait. Être français dans l'histoire. Rendez-vous de l’histoire à Blois : face à l’histoire identitaire. Plusieurs parutions récentes prennent leur source dans une vision nationale et édifiante de la France.

Rendez-vous de l’histoire à Blois : face à l’histoire identitaire

LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Etienne Anheim (Historien (EHESS) et collaborateur du "Monde des livres") « Les chiffres de vente des journaux et des ouvrages de la bien-pensance ne cessent de décliner », se félicite Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine, dans ses Ecrits historiques de combat (Perrin), célébrant au contraire les succès de librairie remportés par les essais cultivant une vision politique et nationale de l’histoire. Le voisinage de son livre, en cette rentrée, avec La Désintégration française.

Patrick Boucheron : « La recherche de l’identité est contraire à l’idée même d’histoire » LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Anne Chemin L’historien Patrick Boucheron vient d’être nommé au Collège de France, à la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe ­occidentale (XIIIe-XVIe siècle) ».

Patrick Boucheron : « La recherche de l’identité est contraire à l’idée même d’histoire »

Ce grand médiéviste, qui travaille sur l’histoire urbaine de l’Italie du Moyen Age, revient dans ce long entretien sur le métier d’historien. Il est l’auteur, ­entre autres, de Conjurer la peur : Sienne 1338, un « essai sur la force politique des images » (Seuil, 2013), mais aussi de nombreux travaux de réflexion sur l’écriture de l’histoire et, plus récemment, d’un ­essai coécrit avec l’écrivain Mathieu ­Riboulet sur les attentats de janvier, ­Prendre dates.

Histoire, mémoire, identité. Par Philippe Conrad. Intervention de Philippe Conrad, directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, au Cercle Afl Okkat, Strasbourg le 11 mai 2016.

Histoire, mémoire, identité. Par Philippe Conrad

Depuis plusieurs mois, les tenants de la déconstruction généralisée ont ouvert un nouveau front en bénéficiant pour cela, ce qui n’est guère une surprise, d’un large soutien du quotidien du soir dit « de référence ». Le Monde du 26 septembre nous a en effet proposé une double page d’entretien avec Patrick Boucheron, historien médiéviste récemment doté d’une chaire au Collège de France.

« Déconstruire l’idée selon laquelle les juifs et les musulmans sont liés par une hostilité naturelle » LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer Professeur à l’université de Cincinnati (Ohio), Ethan Katz est l’auteur d’une histoire des relations entre juifs et musulmans en France au XXe siècle, The Burdens of Brother­hood (Les Fardeaux de la fraternité, Harvard University Press, 2015, en cours de traduction chez Belin).

« Déconstruire l’idée selon laquelle les juifs et les musulmans sont liés par une hostilité naturelle »

L’ouvrage a été récompensé en 2015 par le Jewish Book Council, en 2016 par la Society for French ­Historical Studies. Son auteur revient sur la richesse des relations nouées, depuis le début du XXe siècle, entre les juifs et les musulmans de France. Sur le plan historique, les interactions entre juifs et musulmans ont-elles toujours été tendues en France ? Ethan Katz.- Certainement pas. Pourquoi débutez-vous l’histoire de ces relations en France métropolitaine avec la guerre de 1914-1918 ? C’est à ce moment-là que les interactions entre juifs et musulmans prennent une ampleur significative. Patrick Boucheron : « La recherche de l’identité est contraire à l’idée même d’histoire »