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Histoire

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Henry Laurens (Collège de France) : Comment les historiens affrontent la violence du 20ème siècle. C.E. "Service public de l'éducation, repères républicains et difficultés des enseignants" Les quatre lois mémorielles | Sauvons l'histoire. L’histoire étudie et tente de comprendre les événements du passé tandis que la mémoire en ravive le souvenir et les préserve de l’oubli. Toutes deux sont donc liées, mais de nature différente. Depuis plusieurs années, les historiens constatent une confusion entre ces deux matières. La conséquence directe de cet amalgame est l’instrumentalisation de l’histoire et de la mémoire par le politique, c’est-à-dire par le législateur.

L’histoire étudie et tente de comprendre les événements du passé tandis que la mémoire en ravive le souvenir et les préserve de l’oubli. Toutes deux sont donc liées, mais de nature différente. Mais qu’est-ce qu’une loi mémorielle ? Chacune de ces lois a été édictée dans un contexte particulier. Un pas a été franchi avec l’article 2 de la loi Taubira. Le 15 février 2006, l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, relatif à la lecture positive de la colonisation dans les programmes scolaires, est abrogé. Les programmes d'histoire sous le feu de la critique.

En France, l’enseignement de l’histoire a toujours déchaîné les passions. Les programmes seraient-ils un support d’une vaste propagande politique ? Un petit tour dans les processus de fabrication montre que l’affaire est plus compliquée. Parmi les polémiques suscitées par la réforme des collèges, l’enseignement de l’histoire est, une nouvelle fois, sur la sellette. Véritable « passion française », comme l’avait qualifiée l’historien Philippe Joutard, la discipline historique ne manque jamais, à chaque publication de nouveaux programmes, d’enflammer le débat public. « Nos repères communs seront extraits des cultures venues d’ailleurs et des tragédies de notre histoire (…) », peut-on lire sous la plume de Madeleine Bazin de Jessey dans le quotidien Le Figaro. « On prive les Français de leur histoire », ajoute Pascal Bruckner. Les réponses du camp adverse se sont immédiatement multipliées à travers les blogs et autres pétitions de protestation (1).

Comment les programmes se fabriquent-ils ? "L’affaire Olivier Pétré-Grenouilleau" ... - Les Clionautes. Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais, représenté par Maître Gilbert Collard, a déposé plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, en septembre 2005, contre Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur à l’Université de Bretagne Sud (Lorient), spécialiste reconnu des traites négrières. Ce collectif (voir son site : www.collectifdom.com), qui revendique plus de 10 000 membres et 30 000 sympathisants, milite contre les « discriminations qui touchent les Français originaires d’Outre-mer ». Il mène en particulier différentes actions « pour le respect de la mémoire de l’esclavage ».

Le point de départ de la mobilisation du collectif remonte au mois de juin 2005, d’après les informations collectées sur leur site. Le samedi 11 juin 2005, Olivier Pétré-Grenouilleau se voit remettre le prix du Sénat du Livre d’histoire pour son livre paru en septembre 2004, aux éditions Gallimard, dans la collection « Bibliothèque des histoires », Les Traites négrières. Postface : Les exagérations de François Fillon sur les programmes d’histoire à l’école. Le député LR accuse l’école d’apprendre aux enfants à « avoir honte » de la France et veut réécrire les programmes d’histoire comme un « récit national ». LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat Haro sur l’école. François Fillon a dénoncé des programmes scolaires qui font « douter de notre histoire », dans son discours de Sablé-sur-Sarthe, dimanche 28 août. L’ex-premier ministre, candidat à la primaire de la droite, a dressé un réquisitoire contre des enseignements qui apprennent à avoir « honte » de son pays, selon lui, proposant de les réécrire pour en donner une meilleure image.

Quitte à déformer de la réalité des enseignements en classe. Explications. « Pourquoi les enfants chinois apprennent-ils par cœur la liste des dynasties qui ont régné sur leur pays durant trois mille ans et expriment-ils leur fierté d’appartenir à une grande civilisation, quand les jeunes Français ignorent des pans de leur Histoire ou, pire encore, apprennent à en avoir honte ? « Et avant la France ? Vague brune sur l’histoire de France. | Aggiornamento hist-geo. Rédact/eurs-rice : Laurence De Cock, Guillaume Mazeau, Eric Fournier Ceux qui souhaitent réintroduire les valeurs nationalistes et chrétiennes à l’école continuent de mentir sur la manière dont l’histoire est enseignée aux enfants.

A la rentrée 2010 déjà, puis en 2011 jour pour jour, Dimitri Casali attaquait les nouveaux programmes d’histoire-géographie en prétendant que ceux-ci ne faisaient plus « aimer la France ». Relayée par certains médias complaisants au nom de la défense de l’« identité nationale », cette campagne avait d’abord pris la forme d’une pétition largement signée où se côtoyaient Max Gallo, Stéphane Bern, Frédérik Gersal et Eric Zemmour, avant de donner naissance à une page Facebook sous l’exergue : « Louis XIV, Napoléon, c’est notre Histoire, pas Songhaï ou Monomotapa »[1] L’article du Figaro va bien au delà des poncifs les plus réactionnaires. Les propos transpirent le racisme et l’islamophobie. Cette offensive éditoriale ne vient évidemment pas de nulle part.

Rue89.nouvelobs. Vincent Duclert: "Le récit national permet de surmonter les ruptures" Nous l'avons tous ânonnée, rabâchée, apprise par coeur, jusqu'à ce qu'elle entre dans nos têtes - puis dans notre imaginaire, voire nos coeurs. Peut-on encore faire parler l'Histoire, non pour se consoler dans le passé, mais pour interroger courageusement l'avenir? C'est la conviction de Vincent Duclert, auteur de L'Affaire Dreyfus, ouvrage remarqué qui décrypte une passion française. Le recours à l'Histoire est une constante, en particulier lorsque l'actualité prend un tour dramatique.

A quoi attribuez-vous cette récurrence? C'est une spécificité française dans la mesure où, pour exprimer cette profondeur collective, il faut rapprocher entre eux les événements qui font sens. Par comparaison, la nation américaine se fonde dans une circonstance unique, qui est la guerre d'Indépendance. L'Allemagne a connu des royaumes, des empires, la république, le nazisme, la division puis la réunification, dont elle a retenu une grande prudence par rapport à un passé synonyme de précipice. « Ce que peut l’histoire », par Patrick Boucheron. Lors de sa leçon inaugurale au Collège de France, le 17 décembre, l’historien du Moyen Age, Patrick Boucheron, loin du déclinisme ambiant, invite lecteurs et auditeurs à chercher dans cet « art de la pensée » qu’est l’histoire des raisons d’agir et d’inventer d’autres horizons politiques et sociaux.

Extraits. Il y a un mois, je suis retourné place de la République. Comme tant d’autres, avec tant d’autres, incrédules et tristes. Le soleil de novembre jetait une clarté presque insolente, scandaleuse dans sa souveraine indifférence à la peine des hommes. Le temps passait, les nuits et les jours, la pluie, le vent, qui délavait les dessins d’enfants, éparpillait les objets, effaçait les slogans, estompant leur colère. Parmi les fleurs, les bougies et les papiers collés, j’ai vu une page arrachée à un cahier d’écolier. Lire aussi La magistrale leçon inaugurale de Patrick Boucheron au Collège de France « Affronter la puissance injuste » L’histoire peut être un art des discontinuités.

Identité nationale et histoire de France: déconstruire le mythe national | Aggiornamento hist-geo. Comment s'inscrit-on dans l'histoire. Reconnaissons que, depuis sa création en 1984, Vingtième Siècle nous a habitués à des dossiers thématiques autrement plus accessibles. Mais le rôle d'une revue est aussi d'entraîner ses lecteurs vers des terres plus arides. C'est le cas avec ce numéro, tout entier consacré à une notion complexe mais à laquelle il était opportun de s'atteler, tant les chercheurs en sciences sociales ont pris l'habitude de s'y référer depuis quelques années : la notion d'historicité.

Afin de cerner au mieux ce que l'historien François Hartog a appelé "le régime... Laurence De Cock - L’histoire pour penser la société. Les conférences débats des journées Mémoires-Histoire-Identités.