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Questions vives

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#Infographie : Etude monde - Journalistes et réseaux Sociaux : les grandes tendances via @CisionFrance | Cision. Bientôt l’ère post-news ? Et si finalement, les citoyens, fatigués de réalités parallèles inconnues ou complexes, submergés par les images et les sons, saturés de mauvaises nouvelles, tournaient le dos à une information perçue comme lointaine, partiale, et jugée de moins en moins pertinente ? Au pire moment, en plus : celui où les mouvements extrémistes font l’agenda, celui où les démocraties sont hackées par la désinformation. Et si après l’ère des fausses nouvelles et de la post-vérité, le redoutable défi des rédactions devenait celui d'une ère post-news ? Car l’air du temps est bien au repli, à la crainte de l’avenir. « Bonheur privé, détachement collectif » titrait, cet été, la dernière étude SocioVision, baromètre de la société française depuis 1975.

La stratégie de l’autruche fonctionne : le désintérêt des citoyens pour l’actualité internationale et nationale est bien en progression, précise l’Ifop. Et mes collègues des autres télévisions publiques européennes font, tous, cet automne, le même constat. Pire ! Médias et citoyens, sept clés pour rétablir la confiance.

Journalistes et médias ne sont pas populaires ces derniers temps. Critiqués, bousculés, violentés, ils sont la cible des gilets jaunes, notamment. On leur reproche leur partialité, leur soumission aux pouvoirs politiques et économiques. Ce rejet vient de loin, mais il y a des pistes pour corriger le tir. Les gilets jaunes, tout comme la vague de complotisme et de recherche de médias “alternatifs”, ne sont pas nés hier. Le doute s’est immiscé depuis longtemps. Il est le fruit des nombreux mensonges et manipulations dont les citoyens ont été l’objet depuis la fin des années 80.

Comme dit Alain Souchon “on nous prend, faut pas déconner dès qu’on est né, pour des cons, alors qu’on est… des foules sentimentales”. Dans ces exemples, les politiques ont utilisé les médias pour contrôler l’opinion, pour susciter son adhésion à la guerre, éviter des mouvements de panique, justifier l’exécution sommaire d’un couple de dictateurs infâmes. Un profond malaise socio-économique Cyrille Frank. Chatbots : et si l’info vous était contée… par messages automatisés ? Les robots sont parmi nous.

Ce qui pouvait relever, il y a encore quelques années, de la science-fiction semble aujourd’hui de moins en moins fantaisiste : des lignes de métro traversent maintenant de nombreuses villes du monde sans être conduites par des humains, le développement de véhicules autonomes avance et de plus en plus de machines font le travail de femmes et d’hommes. Celles-ci vont jusqu’à nous parler, c'est même la mission principale des chatbot. Le terme anglais désigne un programme informatique ou une intelligence artificielle (bot) qui est capable de discuter (chat), que ce soit par la voix ou le texte.

L’humain est toujours là : en tant que créateur et « éducateur » du robot, puis en tant qu’utilisateur, par qui le dialogue existe. L’essor des applications de messagerie a donné naissance à un genre particulier de robot avec qui l’on discute par l’intermédiaire de ce qui pourrait ressembler à une fenêtre de discussion sur son ordinateur ou son téléphone portable. Des robots-journalistes déjà bien meilleurs que les vrais ! Et des journalistes qui aiment travailler avec eux en plus ! C’est ce qu’ont affirmé cette semaine à Austin des professionnels de médias scandinaves qui publient depuis plusieurs mois des articles produits automatiquement par des machines. « Ce sont même nos employés les plus efficaces !

», a assuré Robin Govik, directeur du numérique de MittMedia devant une salle comble et médusée lors du festival South by SouthWest au Texas. Car, en gros, ils sont plus productifs, plus fiables et plus lus. This #humanoidjournalist is freaking fascinating. Best angle on this: how news “robots” can do work for journalists to help advance stories (and do some data dirty work).— Nate John (@NateJohn) 13 mars 2018 Défendant l’automatisation de la rédaction pour la libérer des tâches ingrates et mieux servir son audience, ce groupe de presse suédois (30 journaux) assure qu’après les avoir testés, les journalistes sont ravis désormais de travailler avec des robots. « Car avant, c’étaient eux les robots ! Comment Internet a bouleversé les régimes de construction des opinions ? - Histoire moderne et contemporaine du politique - Dominique Cardon - Collège de France - 27 février 2018 11:00.

Les fake news, miroir grossissant de luttes d’influences. Quel que soit l’angle sous lequel on les observe, c’est sur l’énigme du médium[+] NoteLes travaux de Louise Merzeau s’inscrivent dans le courant de pensée de la médiologie . [1] que ces fausses nouvelles conduisent notre regard. Corps conducteur, milieu, organe : comment les idées se propagent-elles, comment leur circulation transforme-t-elle la réalité, comment le pouvoir s’incarne-t-il dans cette puissance de propagation ? Il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir Sans faire l’anamnèse des pratiques de désinformation — dont l’histoire est logiquement aussi longue que celle de l’information elle-même —, il est utile de rappeler que tout régime de vérité implique un système de falsification en miroir, qu’on peut interpréter comme l’expression simultanée de son autorité et de ses dérèglements plus ou moins intentionnels.

Nos actuelles fake news ne dérogent pas à la règle. Au-delà du mur : l’algorithme de Facebook mis à l’épreuve. Le News Feed (fil d’actualité) de Facebook célèbre ses onze ans avec deux milliards d’utilisateurs. Pourtant, beaucoup de mystères et de polémiques entourent son fonctionnement. Pour aider nos étudiants à mieux comprendre cette boîte noire, nous avons mené une expérimentation pédagogique inédite, au sein de l’Académie du journalisme et des médias de l’Université de Neuchâtel. Comment Facebook opère sa sélection parmi des milliards de contenus pour nourrir le fil d’actualité de chacun de ses utilisateurs ? Entre modifications incessantes et débats autour de ses effets (bulle filtrante, fake news, etc.), l’algorithme de Facebook demeure opaque et lointain. Un sondage auprès des étudiants de notre école de journalisme confirme cette impression. La totalité des premières années de Master possède un compte Facebook, le consulte plusieurs fois par jour et 90 % déclare l’utiliser pour accéder à de l’information (comme près de la moitié des Américains).

Trois défis ont guidé notre réflexion : Un algorithme est un éditorialiste comme les autres. Bon je m'étais pourtant promis de ne pas en rajouter une couche sur toute cette histoire de bulle de filtre et de rôle des algorithmes / réseaux sociaux / faillite de la presse dans l'élection de Donald Trump qui, pendant qu'on discute du rôle de Facebook dans son élection et de la manière dont il gère son compte Twitter est en train de nommer tranquillou des suprémacistes comme conseillers stratégiques sans que ni la valeureux Barak ni la non-moins valeureuse Hilary ne s'en émeuvent outre-mesure.

Bref. (Source) Je ne voulais plus en parler de cette histoire de bulle de filtre mais que voulez-vous voilà plusieurs jours que ma bulle de filtre ne me renvoie que des articles sur la bulle de filtre prouvant donc ipso facto l'existence d'une bulle de filtre (en tout cas de la mienne). Alors bien sûr, les algorithmes trient l'info (c'est même un peu pour ça qu'ils ont été inventés) et permettent donc d'accéder à certaines infos car comme il y a trop d'infos il faut bien se résoudre à choisir. De l’information au piège à clics, par Sophie Eustache & Jessica Trochet (Le Monde diplomatique, août 2017)

Usiner en quelques minutes des articles insolites sur le dernier sujet qui agite les réseaux sociaux, y glisser des références flatteuses aux annonceurs publicitaires, saupoudrer l’ensemble de vidéos amusantes qui feront le tour d’Internet : la recette a porté à des sommets l’audience des sites d’info-divertissement Melty, Konbini ou encore BuzzFeed. La presse traditionnelle porte sur ces jeunes concurrents un regard ambivalent fait de mépris pour un journalisme ouvertement bâclé et de fascination pour le nombre de visites qu’il génère. Cofondateur de Melty et président de l’entreprise jusqu’en mars dernier, M. Car derrière les décors acidulés se cache un univers de forçats.

Melty fonctionne en partie grâce au « contenu » fourni par des autoentrepreneurs payés en fonction du nombre de clics qu’a généré l’article : 4 euros au minimum, et un maximum de 30 euros quand le texte atteint les dix mille vues en vingt-quatre heures. L’algorithme rédacteur en chef. [APDEN] Fake news, éloignement du terrain, utilisation sans précaution de sondages à la fiabilité rarement discutée, concentration aux mains de quelques milliardaires plus préoccupés par les cours de la Bourse que par l’intérêt général et n’hésitant pas à recourir à la censure… La liste est longue des maux qui affecteraient les médias et qui, régulièrement, reviennent sur le devant de la scène pour caractériser la crise profonde qui les affecte.

À tel point que les Dictionnaires d’Oxford, édités par la prestigieuse université britannique, ont choisi comme mot de l’année 2016 le terme post-truth, qui désigne cette ère de « post-vérité » dans laquelle nous serions entrés de plain-pied avec les campagnes électorales aboutissant, de notre côté de l’Atlantique, à la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union Européenne, et de l’autre, à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis d’Amérique. Certes, le mensonge n’est pas nouveau en politique, ni les promesses extravagantes. Le journalisme a un problème et nous en faisons tous partie – SAUMON. Viré avec l’ensemble de mes collègues par mon employeur, un guide culturel qui se vante de rayonner à l’international, j’ai eu récemment la chance de me retrouver au chômage de faire le point sur mon projet de carrière, par conséquent d’en savoir un peu plus sur l’état du journalisme actuel.

Il m’aura suffi de lire la détresse dans les yeux mouillés de ma conseillère Pôle Emploi pour comprendre que la situation de la presse ne ressemble pas à un long fleuve tranquille, mais plutôt aux chutes du Niagara. Ça licencie sévère, ça limoge sec, ça dégraisse au couteau de boucher. Rien de nouveau sous le soleil pourtant, la crise s’est installée depuis déjà plusieurs années et les journaux rivalisent d’ingéniosité pour remettre leurs comptes à flot, nouvelles « formules » (Les Inrocks, tous les deux jours), ouverture du capital à des groupes appartenant à des milliardaires (Slate), abonnement payant sur Internet (Mediapart)… sans qu’aucun d’entre eux n’ait découvert la panacée.

WordPress: Journalisme : l'info demain (et les Fake News aujourd'hui) Je suis embarqué avec plaisir pour la journée et la soirée dans le cadre d'un événement organisé par le Club de la presse de vendée : "Journalisme : l'info demain. " (programme détaillé ici en pdf) Les étudiants de la licence professionnelle Community Manager de l'IUT de La Roche sur Yon (dont je vais bientôt vous reparler) vous font vivre l'événement en direct sous le hashtag #JournalismeLinfoDemain.

Et avant de débattre ce soir avec plein de gens sympathiques, j'animais en journée un atelier à destination de collégiens autour de la notion de "Fake News". Et voici le support qui m'a permis de démarrer l'échange avec eux. L’information face à l’intelligence artificielle : promesses et dangers. Au-delà des questions de déontologie professionnelle, l’insertion croissante des algorithmes dans l’écosystème d’information requestionne les enjeux éthiques du rôle démocratique des médias.

On en retiendra cinq principaux. Aller vers toujours plus de recommandation personnalisée de l’information a des vertus individuelles qui sont autant de poisons collectifs Aller vers toujours plus de recommandation personnalisée de l’information a des vertus individuelles qui sont autant de poisons collectifs. Si je reçois une information toujours plus ciblée, je risque de me laisser enfermer peu à peu dans une zone de certitudes, et de ne plus découvrir des informations nouvelles à laquelle les médias généralistes me confrontaient peu ou prou. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’en inquiète dans un rapport de janvier 2017 sur « Le rôle des données et des algorithmes dans l’accès aux contenus ». « La structure des goûts d’un consommateur peut s’analyser comme un réseau abstrait, écrit-il.

Le coût de l’information favorise les fake news. L'économie des médias France Culture, Avec Marc Endeweld, journaliste spécialisé dans l’investigation politique pour le magazine Marianne) Marc Endeweld, vous êtes journaliste spécialisé dans l’investigation politique pour le magazine Marianne. Vous avez collaboré à de nombreux médias : au Monde diplomatique, à Témoignage Chrétien ou aux Inrockuptibles. Vous avez publié en 2010 chez Flammarion « France Télévision off the record, histoires secrètes d’une télévision publique sous influences » et en novembre 2015, toujours chez Flammarion, « L’Ambigu Monsieur Macron », une enquête sur le parcours du Président de la République, alors Ministre de l’Économie.

Avec vous, nous allons nous intéresser à la situation des médias en France. Vous êtes un observateur attentif des relations entre pouvoir politique et médias, et de la mutation structurelle profonde que connaît le secteur de la presse écrite dans un contexte de transition numérique et d’effondrement des recettes publicitaires. La diffusion papier de la presse écrite a baissé de 3,2% en 2016 par rapport à l’année précédente mais sa diffusion numérique a augmenté de 53,1%. Les frères ennemis de l'info : Google, Facebook et la presse Les modèles économiques de la presse française face à la numérisation (Sciences Po- Controveres)

Secrétaire général du GESTE Présentation de l’acteur & du contexte : Emmanuel Parody, après un long parcours dans le monde des médias et notamment en ligne, est le sécrétaire général du GESTE, une organisation qui fédère les principaux professionnels éditeurs en ligne de tous horizons confondus (médias, vidéo, musique, jeux et petites annonces). Le GESTE compte parmi ses membres de nombreux éditeurs de presse en ligne comme Le Monde, Le Parisien, Le Figaro - CCM Benchmarck, Médiapart, 20 Minutes, et des acteurs comme Google France ou Médiamétrie. Son rôle dans l’écosystème : Les acteurs du GESTE désirent un même objectif : la mise en place d’un “écosystème pérenne et équitable” pour les activités d’internet. Le GESTE a travaillé sur de nombreux sujets qui sont directement liés à la controverse que nous étudions : ils ont une position sur les adblocks, sur la monétisation des contenus, sur les diverses aides à la presse et enfin à propos de la neutralité des réseaux et des plate-formes.