background preloader

Intersectionnalité

Facebook Twitter

Le sexisme à peine voilé du journaliste. C’est un début de matinée dans le métro.

Le sexisme à peine voilé du journaliste

Je suis sur la ligne 4. Le trajet se fait du nord au sud. Rozahblog. La femme voilée dans le métro, c’est moi.

rozahblog

Fesses, seins, cuisses, bourrelets, abaya et foulard recouvrant le tout. Voici le personnage. Wagon d’un métro parisien. Vous avez dit « race sociale » J’écris cet article pour enfoncer le clou.

Vous avez dit « race sociale »

Je suis blanc et communiste libertaire comme l’écrasante majorité des personnes qui ont attaqué ma camarade. Dire ceci est central pour ce qui va suivre. Je précise aussi que j’ai l’appui de ma camarade pour écrire ce texte : elle a jugé qu’il était bon de donner mon avis d’anar blanc sur le sujet, elle a relu ce texte et je le publie parce qu’il lui convient. Les actes anti-musulmans cachent-ils une misogynie? Les agressions contre les musulmans concernent beaucoup plus de femmes que d’hommes: elles représentent plus de 81% des victimes et la quasi totalité des agressions violentes.

Les actes anti-musulmans cachent-ils une misogynie?

Ce n'est pas un hasard. Le 4 juillet dernier, une jeune femme voilée est agressée. Des insultes fusent, de toutes sortes: «sale arabe», «sale musulmane», et aussi «sale pute». Carnet de classe(s) - Question de la représentation à l’école. Necessité de l’approche intersectionelle. Le Mariage Pour Tous est un peu le sujet du moment en France.

Necessité de l’approche intersectionelle

Que ça vous intéresse ou non, vous y avez droit sur tous les médias…Il se trouve que ça m’intéresse, et l’apparition de Simone Veil à la Manif Pour Tous qui a causé a minima une certaine déception aux sympathisants de l’égalité de droits me permet d’introduire une idée qui me tient a cœur: l’intersectionalité. Kesako? Interdire le voile ? C'est condescendant et paternaliste. Ces femmes ne sont pas aliénées. Des mères voilées ont manifesté près du ministère de l'Éducation, le 18 juin 2014 (WITT/SIPA) Nadia, 22 ans, étudiante en biologie, aura-t-elle comme seul horizon professionnel de servir des fried chicken halal ou de devenir femme au foyer ?

Interdire le voile ? C'est condescendant et paternaliste. Ces femmes ne sont pas aliénées

La récente proposition de loi du député UMP Éric Ciotti contre le voile à l’université, la prise de position de la secrétaire d’État des droits des femmes, Pascale Boistard, contre le voile à l’université, puis celle des Radicaux de gauche qui souhaitent, eux, l’interdire aux assistantes maternelles et aux employées de crèches privées, tendent à montrer qu’un même fantasme traverse la classe politique, de gauche à droite, de droite à gauche : confiner les femmes voilées chez elles. Les rejeter pour mieux les intégrer, sérieusement ?

Certains défenseurs de l’égalité homme-femme n’ont pas besoin d’ennemis. Ils sabordent eux-mêmes leurs combats avec un entrain féroce. Une double peine On débat sur elles sans leur donner la parole. Féministes découvertes… avec ou sans voile ! À l’heure où sur la France souffle un vent réactionnaire, anti-démocratique, raciste, et plus spécifiquement islamophobe, à l’heure notamment où se multiplient les offensives idéologiques, médiatiques et parlementaires contre les femmes musulmanes portant le foulard, à l’heure aussi où des résistances s’organisent, une rencontre est organisée le mercredi 18 mars 2015, 19h00, à la librairie La Brèche (27 rue Taine, Paris 12ème) autour d’Ismahane Chouder et Pierre Tevanian, coordinateurs du livre Les filles voilées parlent, et Ndella Paye, militante de Mamans Toutes Egales.

Féministes découvertes… avec ou sans voile !

En guise d’invitation à cette rencontre, nous republions aujourd’hui un texte écrit par Ndella Paye il y a déjà cinq ans, en mai 2010. Il évoque les premières années d’une histoire militante dont la suite, justement, sera abordée mercredi prochain... J’ai commencé à côtoyer le milieu féministe juste avant le vote de la loi anti-foulard du 15 mars 2004. UNSHADED CHRONICLES. “De toutes les idées préconçues véhiculées par l’humanité, aucune ne surpasse en ridicule les critiques émises sur les habitudes des pauvres par les bien-logés, les bien-chauffés et les bien-nourris.” — Herman Melville.

UNSHADED CHRONICLES

Les femmes racisées et la nécessité de l’intersectionnalité. Être une femme dans une société patriarcale et machiste est déjà difficile.

Les femmes racisées et la nécessité de l’intersectionnalité

Nous devons combattre tous les jours le sexisme ordinaire, les réactions machistes de nos collègues, camarades et proches. Nous vivons des oppressions qui sont propres aux personnes s’identifiant comme femmes. Bref, on le sait, on a besoin du féminisme pour combattre le patriarcat ! Mais être une femme racisée[1] est une autre chose, c’est cumuler plusieurs types d’oppressions différentes ! C’est pourquoi ces femmes (dont je fais partie) s’identifient plutôt à une approche féministe postcoloniale qui prône une analyse et une intervention intersectionnelles. Race, caste et genre en France. Ce que je vais dire est une tentative sociologique de montrer, dans l’analyse d’un cas particulier, la dynamique qui se crée entre la violence d’en haut et la puissance d’en bas.

Race, caste et genre en France

Je me propose d’analyser l’oppression des populations maghrébines, puis de leurs enfants selon trois axes : 1) le premier est la façon dont la construction sociale qu’est la “ race ” s’articule avec cette autre construction sociale qu’est le “ sexe ”. Ces deux construits sociaux sont bâtis de la même façon, par et pour la domination. Ils interagissent de façon complexe, car il s’agit de deux systèmes de domination qui sont distincts bien qu’ils soient semblables dans leurs mécanismes de production. 2) le second thème est l’hypothèse, que j’ai déjà émise en 2001, que nous assistons aujourd’hui en France, à la création d’un système de castes.

Mon exposé se déroulera donc en analysant la dynamique de ce processus selon trois phases logiques et chronologiques. Premier acte : oppression. Deuxième acte : rébellion. Femen, confirmation d’un racisme avéré. Je me sentais déjà en désaccord avec les FEMEN, à cause de leur approche universaliste à 2 francs. Oui, n’ayons pas peur des mots, j’ai bien écrit "approche à 2 francs"… J’ai pu être modérée à leur égard en général, car même si elles me semblent pleine de préjugés, leurs actions peuvent servir à certaines… Mais leur réponse aux femmes musulmanes me laisse tout simplement sans voix… Les FEMEN ne saisissent juste pas la portée de leur privilège blanc.

Mais jugez plutôt par vous même de la traduction en français, de leur réponse aux femmes musulmanes (Avant de vouloir souligner que la traduction est peut être foireuse, remontez la source anglaise de la source de cette traduction…Vous êtes toujours là?). Les femmes noires diplômées face au poids des représentations et des discriminations en France. Notes Cf. les travaux de Sandra Harding, Nancy Hartsock, Nancy Hirschmann. Voir Christian Poiret, “Articuler les rapports de sexe, de classe et interethniques? : quelques enseignements du débat nord américain”, in Christine Catarino et al. (dir.), REMI, vol. 21, n° 1, Femmes, genre, migration et mobilités, 2005. Cette notion doit être comprise comme une construction stigmatisante et dévalorisante adressée à certains groupes. L’intersectionnalité en question (1) : la dépolitisation blanche. Article 2 : face à la dépolitisation, quelles solutions envisager pour les post colonisé-e-s ?

Le terme intersectionnalité renvoyant au fait de prendre en compte dans une lutte militante aussi bien le racisme, le sexisme que la lutte des classes, émane de Kimberlé Crenshaw dans le cadre d’un article universitaire, disponible ici en français. Si l’article est paru en 1991, on peut dire qu’en pratique l’intersectionnalité existait dès lors que des femmes esclaves, puis colonisé-e-s et exploité-e-s résistaient contre les dominations de race, classe et sexe qui les affectaient, qu’importe que cela soit théorisé ou non. Il y a quand même eu une secousse militante forte dans le militantisme des années 1970 : les résistances des femmes noires ont acquis un statut politique.

C’est ainsi que sont nés le Black Feminism, et plus tard le Womanism. Une preuve de plus de l’impasse d’un certain féminisme actuel. Il y a quelque temps, j’écrivais l’article ci-dessous en vue d’une réponse collective à la philosophe Laura-Maï Gaveriaux qui nous écrivait déjà ceci (avec l’excellent commentaire du Negre Inverti en fin d’article) l’année dernière. A mon sens, elle illustrait tout à fait, avec d’autres, ce féminisme proprement occidental non intersectionnel, qui fait semblant de ne rien comprendre aux différents types d’oppressions.

Au vu de la position classiste, agiste, voire raciste, que se plait à adopter cette personne sur Twitter, qui en cette semaine agitée par le tag #SolidrityIsForWhiteWomen, représente une énième goutte d’eau dans le ras-le-bol général pour le féminisme non intersectionnel, je partage donc ce texte dans mes brouillons, comme la critique d’un texte illustrant encore que « la solidarité est bien un truc de blanches » (bien que l’auteure ne se considère pas forcément blanche – on peut voir les méfaits de l’hostilité horizontale ;)). Les yeux noirs - Féministes mais anti-voile : un argumentaire à...