Michelle Bachelet revient au Chili prête à redevenir présidente. Les inégalités, sujet clé des élections Forte de son expérience chez Onu-Femmes où elle luttait contre les inégalités hommes-femmes, Michelle Bachelet propose de s’attaquer à celles de son pays. Malgré une croissance enviable depuis une vingtaine d’années, à peine 10% de la population détient les richesses. Sur ce sujet capital, la femme politique remporte toutes les faveurs. Mais pour combattre efficacement ce problème, il faudrait réformer tout le système politique du pays bloqué jusqu’à la moelle. Et ce, depuis la fin de la dictature. Pour faire court, dans ce système binominal, il ne suffit pas d’avoir la majorité au Parlement car chaque circonscription a deux élus.
C’est pourquoi Bachelet a dû se présenter à l'élection primaire de la coalition de gauche (les socialistes, les communistes, les démocrates chrétiens et l’Union démocrate indépendante) et l'a remporté haut la main avec 74,92% des voix. Mexique : les mères célibataires nombreuses et invisibles. Tabou L’avocate de profession critique sévèrement les cours qui sont dispensés dans les écoles publiques: « On enseigne aux élèves ce que c’est l’appareil reproducteur mais on ne leur dit pas comment le protéger, encore moins que ce n’est pas sale de s’y intéresser. » Du côté des parents, ce n’est pas mieux selon elle : « C’est tabou de dire à ses enfants "ceci est un préservatif, ceci est une pilule".
Nous avons beaucoup de progrès à faire malgré la quantité de campagnes informatives pour promouvoir la contraception.» Effectivement les pouvoirs publics, également conscients de ce problème, mettent en place des campagnes d‘information qui se limitent à des affiches placardées dans les écoles et dans les rues fréquentées. Mais force est de constater que ces affiches n’ont qu’un maigre impact. D’après l’Institut national des femmes 15,5% des adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont un enfant. Au Bangladesh, les femmes Jumma veulent prendre leur destin en main. Se former pour se libérer A la parole s’ajoute une arme redoutable : l’éducation.
Les jeunes filles de cette région sont de plus en plus nombreuses à fréquenter les bancs de l’école et de l’université. « C’est ainsi qu’elle pourront se battre pour leur peuple et devenir autonomes », insiste Nirupa Dewan. D’ailleurs, cette défenseure des Droits humains fait figure d’exemple. Quand elle prend sa retraite en 2010, elle est à la tête d’un établissement scolaire. L’aboutissement d’une longue carrière dans l’enseignement. Elle n’a fait qu’emboîter les pas de sa mère et de sa tante, les premières femmes jumma à obtenir le secondary school certificate. Le sésame pour accéder aux études supérieures. « Fonctionnaire, mon grand-père était progressiste », se souvient-t-elle. Nirupa Dewan, qui a été à plusieurs reprises la cible de menaces, est optimiste quant au sort de son peuple et des femmes : « Nous devons travailler avec les Bengalis pour nous en sortir. Eva Lescas s’empare de l’art pour perpétuer la tradition aztèque. Spectacle dans un jardin fleuri Pour trouver son public, elle va le chercher là où il est, assis sagement sur les petits bancs dont toutes les trajineras sont équipées.
Parée de son habit de fête, Eva Lescas atterrit sur les gondoles version aztèque. "Puis-je vous raconter l’histoire des illustres Xochimilcas, ceux qui ont bâti cette ville flottante ? ", demande-t-elle aux passagers distraits. L’artiste a une chance sur deux de présenter son spectacle de quinze minutes environ. La concurrence est inexistante dans son domaine qu’est la poésie, néanmoins, elle doit puiser dans son inventivité pour attirer l’attention des touristes sur-sollicités.
Cette fois-ci l’accueil est chaleureux, la représentation démarre illico : "Je suis un papillon, je vole de fleur en fleur…" Ce papillon, qui se sert de son propre costume pour la mise en scène, remonte aux origines légendaires de Xochimilco : "Les Dieux ont offert un milieu fertile aux nouveaux occupants de ce territoire. Le 8 mars d'un bataillon de Françaises contre les violences conjugales. Il est midi passé. La prise finale et la plus importante se prépare.
Cadrage, lumière, position de la caméra et des comédiennes. Tous les passants sont écartés. Lilly-Fleur Pointeaux est par terre tout prêt de la caméra. Du sang dégouline de son front. « Silence ». Au loin, des cornemuses jouent l’hymne « Amazing grace ». Fabienne Mahé rayonne. Ce spot qui vient d’être tourné est le premier de quatre, destinés à être diffusés tous les deux mois, d’ici octobre.
. « Je ne m’attendais pas à voir autant de gens, s’émerveille-t-elle. États-Unis : la réforme migratoire sous pression d’un groupe de mères. Entretien avec Alejandra Saucedo, fondatrice Dreamer’s moms 28.10.2013Par Florencia Valdés AndinoAlejandra Saucedo est la fondatrice de Dreamer’s moms. Cette organisation, très active, est la plus importante du territoire américain. Elle a pour objectif de de faire adopter la loi et d’ aider les migrants dans leurs démarches.
Comment est née l’organisation Dreamer’s moms (ou les mamans des rêveurs) ? Mon fils Diego est un « Dreamer », « un rêveur ». C’est-à-dire qu’il était majeur quand il est entré aux États-Unis de façon illégale. C’était en septembre 2012. Ce shutdown a été terrible pour tout le monde. Que se passerait-il si la réforme ne passe pas ? Ce serait catastrophique pour nous. Nos actions ont des impacts à petite et grande échelle. MONDE : La libération de Florence Cassez indigne le Mexique. 24.01.2013Par Florencia Valdés Andino Selon certains médias français, les Mexicains, après y avoir opposé une farouche résistance pendant sept ans, seraient désormais favorables à la libération de Florence Cassez. Sauf que ce n’est pas ce que les éditorialistes et les réactions de la population via les réseaux sociaux traduisent. Au contraire. "Le Mexique se sent bafoué" analyse David Dorantes, directeur de publication de deux journaux du nord du pays. "Ce n’est pas la libération de la Française qui était en jeu.
La question était de savoir si elle faisait partie d’un gang de kidnappeurs. "Et les victimes dans tout ça ? " Et de poursuivre : "En ce qui concerne Florence Cassez, l’opinion publique n’a pas changé en sept ans. "Ce que les éditorialistes et la population partagent, c’est la crainte que de futurs accusés se servent des mêmes arguments, les vices de procédure, pour s’en sortir. L’affaire Cassez, symptomatique des injustices mexicaines. Marche des salopes en Colombie : « Je suis librement pute »
La force de frappe du net Pour se sortir du gouffre dans lequel ce crime l’a plongée, Mar Candela se met à chercher furieusement une façon d’alerter la Colombie de la violence faite aux femmes. La magie d’Internet – arme de prédilection de Mar Candela - la conduit jusqu’à la boîte mail de l’organisatrice de la Marche des salopes au Mexique, elle-même inspirée du mouvement né au Canada. La Mexicaine n’a qu’un conseil à lui donner : « Fonce ! ». Le 25 février 2012 des centaines de « salopes » marchent dans les rues colombiennes (environ 800 à Bogota et 5000 dans tout le pays). « Rien ne justifie les agressions et encore moins la façon de nous habiller. » Tel est le mot d’ordre de la manifestation. Ce happening fait beaucoup de bruit et Mar devient la cible de nombreuses critiques… des féministes. « On me disait que je n’étais pas assez connue dans le milieu, que je n’avais pas assez de culture féministe.
. « Pute » ou pas... Elle s’engouffre dans l’éternel débat « pute » ou pas « pute ». Tissage afro, le mode d'emploi de Florence Dini. C’est justement pour cette raison que cette technique est tellement appréciée. Avec les soins appropriés, elle peut durer plus de huit semaines. « Et surtout, elle met les femmes sur un pied d’égalité, qu’on le fasse chez soi ou dans un salon, on peut toutes être coiffées comme des princesses. Il n’y a pas une différenciation sociale.» Pour cette journaliste passée par la revue Amina et Radio France Internationale, entre autres, la guerre des cheveux est belle et bien révolue. Cette guerre dans laquelle il y avait d’un côté les cheveux lisses des blancs et de l’autre les crépus des noirs. Black is beautiful Le tissage est un digne héritier du Black is beautiful des années 60. Ce sont les méthodes américaines importées par Mark Clément au début des années 80 – quand le tissage était déjà bien implanté aux Etats-Unis - qui ont révolutionné le monde de la coiffure afro en France.
MONDE : “Faire pipi“ à Paris, tout un art ! 06.12.2012Florencia Valdés AndinoAppeler Cécile Briand chez elle et tomber sur son répondeur, c’est déjà la découvrir. Ca sonne une fois, deux fois, puis une voix claire vous invite à parler plus fort. Elle insiste et à l’autre bout du fil, vous vous débattez pour vous faire entendre. « Je blague, lâche-t-elle, vous pouvez laisser votre message ». « Ah oui je ne vais pas laisser ce message trop longtemps, une fois ça fait sourire, mais la deuxième fois ça énerve les gens », s’excuse-t-elle de son espièglerie dans un café chaleureux de l’Est parisien.
Surtout pas d’excuses. . « Toutes ces toilettes sont classées par arrondissement et situées sur des plans simplifiés. Le hasard fait bien les choses Cécile Briand s’est penchée sur les waters un peu par hasard en préparant Un autre guide du Paris décalé, ou 36 promenades sérieuses prêtant à rire (Lonely Planet, 2009). Danser pour défier les apparences sexuées. « Qu’est-ce qu’un être normal ? » Il va falloir attendre la fin du spectacle, Isotope, pour comprendre que cette matière en mouvement est une sculpture nommée Mitsi et que derrière une des combinaisons se cache l’artiste plasticienne Elisabeth Saint-Jalmes. « Il s’agit d’explorer la difformité de l’être humain.
Qu’est-ce qu’un être normal ? », se demande la plasticienne pour qui les corps qu’elle met en scène ne sont ni féminins ni masculins. Entre désirs et frustrations Parmi les artistes invités de Maxence Rey, un seul homme a pu se faire une petite place. Entre désir fougueux à assouvir et frustrations, ces femmes qu’on devine de tous âges, offrent un spectacle sonore auquel on a rarement l’occasion d’assister ; le désir féminin à l’état brut étant encore tabou. Les témoignages de toutes ces femmes emplissent tellement les oreilles qu’on oublie presque Cristophe Bonzom qui a l’air terrifié, écrasé, par ces mots qui lui sont étrangers.
Poésie en mouvement. MONDE : Mexique : les conductrices de bus et de taxis s'organisent au pays du volant macho. « Parfois, les passagers ne veulent pas monter parce que je suis une femme » Les femmes qui ont fondé cette nouvelle organisation ne sont pas des débutantes. Mères célibataires ou femmes issues de milieux très modestes, l’absence d’opportunités dans un monde du travail brutal les a poussées très tôt sur les routes. En se basant sur leur expérience, elles entendent aider d’autres consoeurs à devenir économiquement indépendantes. Une des fondatrices, Azhalia Nava Nieves conduit depuis l’âge de 15 ans, elle en a presque 50. Il n’a pas été facile pour elle de se frayer un chemin dans ce monde masculin. D’après MOM, sur les 350.000 chauffeurs de taxi ou de bus recensés par la ville à peine 1% seraient des femmes.
Avec ses collègues, Azhalia cherche à rendre le parcours des nouvelles venues moins cahoteux : « Parfois quand les passagers nous voient arriver, ils ne veulent même pas monter parce qu’on est des femmes ». Pour s’y installer, elles ont dû persévérer. Le Pérou à travers ses écrivaines, oubliées de l'Histoire. Encore une anticléricale : Clorinda Matto de Turner (1852-1909). Contrairement aux autres auteures éduquées et issues de milieux plutôt favorisées, cette Péruvienne est une autodidacte pleine d’ambition.
Elle perd très jeune sa famille et doit s’en sortir toute seule», affirme la chercheuse. Ce qu’elle fait non sans difficulté tout en menant une vie intellectuelle très riche. Elle aussi défend l’éducation féminine et l’égalité entre les hommes et les femmes. Matto de Turner devient directrice de la rédaction d’un journal très en vue à et d’une revue littéraire. Etonnamment, d’autres écrivaines plus discrètes sévissent dans les couvents, en s’adonnant aux plaisirs de la poésie érotique. Au début du XXème siècle, Magda Portal témoignera de cette époque turbulente dans des écrits plus politiques que ceux de ses ancêtres. .
« La dictature et les conflits dans la région laisseront moins de place aux écrivaines. MONDE : Les maladresses de Camila Vallejo, leader de la contestation étudiante chilienne. Le Mexique se déchire autour d'une Diane chasseresse, vengeresse des femmes tuées. Crime passionnel ou cause collective ? Selon le parquet de l’Etat de Chihuahua où se trouve la ville de Juarez, l’action de cette Diane chasseresse tient plus d’une vendetta personnelle ou de crimes passionnels que de faire justice soi-même. Mais certains Mexicains, excédés par la violence et les meurtres impunis, veulent en faire une héroïne. Et encouragent la tueuse dont on ne connaît que quelques détails : elle mesurerait 1 mètre 65, aurait passé la cinquantaine et serait coiffée d’une perruque blonde. Un portrait robot esquissé par la police ne permet pas d’en savoir plus. Mais c’en est assez pour ses adeptes, qui critiquent les efforts de la police de l’attraper. « Le gouvernement corrompu mexicain va s’employer à trouver une pauvre femme qui a tué deux hommes alors qu’il est incapable de trouver les coupables de meurtres de femmes à Juarez », écrit un des nombreux fans de Diana Cazadora. « J’ai peur que la police ne fabrique de fausses coupables » A suivre...
MONDE : Un projet 2.0 pour combattre le harcèlement sexuel de rue. Toutes les femmes logées à la même enseigne Plus de 7.000 messages y ont déjà été publiés et les contributions dépassent les frontières britanniques. Des Américaines, des Australiennes, des Françaises et bien d’autres s’expriment librement et en toute discrétion. Ce qui fait dire à Laura Bates qu’il n’y a aucune différence entre les pays quand il s’agit de harcèlement de rue : « Dès qu’une fille est dans un milieu hostile, elle baisse les yeux et marche vite. Peu importe le pays ou la langue, je pense que c’est partout pareil. » Cette diplômée de littérature de la prestigieuse université de Cambridge est, la première, surprise du succès de sa plate-forme.
Les médias anglais s’en font l’écho, au point que le Huffington Post et le quotidien The Independent lui ont ouvert leurs colonnes pour parler des sujets qui lui tiennent à cœur comme la thématique du plafond de verre, le sexisme, la place des femmes dans la politique et l’entreprise. Le web, l’allié du féminisme d’aujourd’hui. Goliarda Sapienza, romancière à l'école de la vie dans la prison pour femmes. MONDE : Angélica Rivera, itinéraire d’une actrice devenue Première dame du Mexique. MONDE : El premio, une fillette et deux femmes prises dans l'étau de l'histoire argentine. MONDE : Journée internationale contre les violences faites aux femmes : en Amérique latine, le féminicide tue au quotidien. MONDE : Les manifestantes chiliennes dans la ligne de mire de la police. MONDE : (Re)trouver l'estime de soi : femmes métamorphosées par la danse.
MONDE : Goliarda Sapienza, écrivaine, affranchie dès le berceau. MONDE : Faut-il un nouveau ministère des Droits des femmes en France ? Mexique : les mères célibataires nombreuses et invisibles. MONDE : L'union fait la force, ou la politique selon Anne Hidalgo et Carolina Toha. Mexico en lutte contre la discrimination des femmes enceintes. MONDE : JO de Londres : la discrimination des femmes toujours d'actualité. Contre les expulsions, la violence et l’injustice, trois femmes se battent au péril de leurs vies. MONDE : Golf : quand la PDG d'IBM chamboule les traditions. Frida Kahlo, icône et artiste totale.