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Mémoire histoire

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Chapitre V. Les fiches ont-elles disparu ? | Fiches érudites. Il est certain que les principales critiques de la fiche comme système vain d’accumulation des données reposent en grande partie sur une vision sceptique du savoir pour le savoir. Cette opération de mise en boîte ne finit par produire que des gloses, des commentaires ou des citations qui finalement viennent embrouiller le développement du véritable travail de réflexion et de critique à la base de tout exercice sérieux de recherche. Une évolution que Lucien Febvre # attendait avec impatience depuis le milieu des années 1920 : Il est des historiens qui commencent à s’éveiller à une conception nouvelle de leur travail. Une génération ou deux : le vieux monsieur dans son fauteuil, derrière ses fichiers strictement réservés à son usage personnel et aussi jalousement gardés contre les convoitises rivales qu’un portefeuille dans un coffre-fort – le vieux monsieur d’Anatole France et de tant d’autres aura terminé sa vie falote.

Source : Collections Universcience, 2016. Source : © Jörg Stolz. H. Peut-être n'est-il pas nécessaire d'archiver tous les tweets du monde. Heidi, CC BY SA 2.0 Depuis 2014, la British Library enregistre indifféremment tweets publiés et vidéos postées – chose que la Library of Congress a mise en place depuis 2010. Cependant, bien qu’un tweet ne pèse pas bien lourd, l’établissement américain annonce qu’à compter du 1er janvier, on fera un peu le ménage. Depuis les premiers archivages en 2006, la Library of Congress a vu la perspective patrimoniale de la préservation en priorité. « L’initiative était audacieuse et célébrée parmi les communautés de chercheurs », indique Gayl Osterberg. Mais ce dernier précise également que si les archives de tweets de 2006 à 2010 sont préservées, la prochaine étape passera par une approche sélective. La connaissance est un réseau : perspective sur l’organisation archivistique et encyclopédique.

Eh oui, Manuel Valls, Internet n'oublie plus rien. Avec la déclaration de soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron, nous avons assisté à un phénomène qu’on remarque à peine - tant il s’est imposé doucement - et auquel il va falloir s’habituer… A peine cette annonce faite, nombre d’internautes sont allés rechercher des déclarations antérieures de Manuel Valls, qui entraient en contradiction avec ce soutien : des propos peu amènes de l’ancien Premier Ministre à l’égard d’Emmanuel Macron, des professions de foi qu’il se plierait aux règles de la primaire de la Belle Alliance et qu’il soutiendrait le candidat désigné par le processus (il y en eut plusieurs en diverses occasions).

Sont ressortis des extraits vidéos ou sonores, des déclarations dans la presse écrite, des tweets, et même la déclaration d’engagement aux primaires, signée de la main de Manuel Valls lui-même. L’effet produit par ces ressurgissements est frappant. Mais il me semble que le plus nouveau dans tout ça - et le plus fort - est ailleurs. C’est l’usage de l’archive. L'archivage numérique : L'archivage à travers les ages ! Si l’archivage numérique implique une dématérialisation totale des documents, les premières archives permettaient de stocker des objets bien différents.

L’Empire assyrien et de l’Empire babylonien archivaient leurs tablettes en argile, les Grecs leurs tablettes en bois et les Égyptiens leurs rouleaux de papyrus. En Europe, au Moyen-Age, le parchemin fît son apparition, ouvrant ainsi la voie aux archives papier. On est alors encore bien loin de l’archivage numérique que nous connaissons aujourd’hui. Fragment de la Chronique de Nabonide,- British Museum. Pourquoi a-t-on inventé l’archivage ? Si ces archives permettaient de stocker tous ces documents, elles étaient aussi et surtout un moyen permettant de gérer une civilisation, un pays ou une ville.

Sans les archives, point de textes de loi, point de titres de propriété, etc. Archive comptable du temple funéraire de Neferirkarê Kakaï – (C) RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski Archive et document : quelle différence ? Kairos la culture numerique entre l039apprehension de l039oubli et la fabrication de la memoire 2016 02 10. L'archive et la massification des données (Bruno Bachimont) La ressource permanente et sa vue éphémère En archivistique, on met en place des outils qui permettent de fixer dans la durée la mémoire des événements. Une trace donne lieu à un travail interprétatif de la personne qui lui fait face.

La question se pose à un niveau sémiotique et culturel : nous avons besoin de notre perception pour accéder à la nature de son contenu, à travers la maîtrise des codes culturels qui forment le contexte de la trace. À ce médium perceptif s’ajoute un médium technologique à partir du moment où la trace est codée. On a donc désormais affaire à un complexe documentaire. Le cadre de la conférence: le Forum des archivistes, à Troyes. Nominalismes et variantes Bruno Bachimont rappelle les leçons de nominalisme de Guillaume de Baskerville au novice Adso de Melk dans Le Nom de la Rose d’Umberto Eco. Aujourd’hui, le big data est porteur d’une nouvelle révolution nominaliste : la relation du mot au fait humain. Big data : impossible création de nouvelle connaissance ? Vingt ans d’archivage du Web : les coulisses d’un projet titanesque.

Il faut s’engouffrer dans les sous-sols de la Bibliothèque nationale François-Mitterrand pour y accéder. Sillonner de longs couloirs et déverrouiller quelques portes à l’aide d’un badge spécial. Une fois la dernière poussée, le bourdonnement est assourdissant, l’air perd quelques degrés et de massives armoires noires parsemées de diodes vertes clignotent. C’est ici que repose l’histoire du Web français. Dans ces machines sont stockés 668 Téraoctets (To) d’archives, soit 26 milliards de fichiers que la Bibliothèque nationale de France (BNF) consigne soigneusement depuis vingt ans. Comme les livres ou les journaux, le Web fait lui aussi l’objet d’un archivage minutieux. Une initiative officiellement née en octobre 1996, bien loin des murs de la BNF, de l’autre côté de l’Atlantique. . « Un site Web change ou disparaît tous les quatre-vingts jours en moyenne. Brewster Kahle décide donc en 1996 de lancer Internet Archive, qui prend la forme d’une fondation.

. « Un grand chambardement » Chronologie des supports, des dispositifs spatiaux, des outils de repérage de l'information. Sylvie FAYET-SCRIBE. 1960 (suite) Une politique d'IST se met en place progressivement dans tous les pays occidentaux après la seconde guerre mondiale. Depuis 1945, " La Big Science " : gros moyens financiers investis dans la recherche privée ou public. A partir des années 70, développement de l'industrie de l'information diffusée en ligne. Production, diffusion et exploitation des Banques de données en ligne commerciales (ASCII et vidéotex) constituent aujourd'hui une véritable filière industrielle. Outils d'informatique et communication : 1945 : création de l'ENIAC ( premier ordinateur) 1954 : Radio à transistor 1959 : Circuit intégré 1962 : Satellite de télé-communication 1960 : développement des réseaux téléphoniques puis de réseaux transportant des données informatiques : USA 1969 : ARPANET puis 70-80 : développement d'INTERNET.

Toutes les fonctions de transport se numérisent. 1973 : micro-ordinateur Micral (créé par Truong Trong The). 1974 : micro-ordinateur en kit Altaïr. 1975 : micro-ordinateur IBM Format Ecran : . Genre de dispositifs de médiation numérique et régimes de documentalité | Manuel Zacklad. MEI | Médiation Et Information. La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, par Robert Darnton. Le XVIIIe siècle, celui des Lumières, professait une confiance totale dans le monde des idées — que les encyclopédistes appelaient la république des lettres. Un territoire sans police ni frontières et sans inégalités autres que celles des talents. N’importe qui pouvait s’y installer pour peu qu’il exerçât l’un des deux attributs de sa citoyenneté, à savoir l’écriture et la lecture. Aux écrivains de formuler des idées, aux lecteurs d’en apprécier le bien-fondé. Portés par l’autorité du mot imprimé, les arguments se diffusaient en cercles concentriques et seuls les plus convaincants l’emportaient.

En cet âge d’or de l’écrit, les mots circulaient aussi par voie épistolaire. En feuilletant l’épaisse correspondance de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau, de Benjamin Franklin ou de Thomas Jefferson — soit une cinquantaine de volumes pour chacun d’eux —, on plonge au cœur de la république des lettres. Les différences sociales exacerbaient les conflits personnels. Mais le fera-t-il ? Demba a 124 voix dans sa poche, les voix de son village. Naissances, souvenirs, prières : Demba reste en contact avec son village mauritanien en échangeant des messages vocaux sur une appli. Ou comment créer une mémoire collective, explique une chercheuse. J’ai rencontré Demba au lycée Jean-Quarré, à Paris, où, depuis le 31 juillet, squattent près de 300 réfugiés, qui tentent de s’organiser tant bien que mal. Là, Demba, 36 ans, m’a parlé de son village de Niéléba, en Mauritanie, et d’un groupe de discussion sur l’appli Telegram (comme WhatsApp, elle permet, si l’on dispose d’une connexion, d’envoyer des messages sans payer).

Demba appelle ce groupe « le site », mais en réalité, il s’appelle « Les enfants de Niéléba ». Aux dernières nouvelles, 124 personnes originaires du village y papotent. 124 personnes. Le groupe de Niéléba sur Telegram (Renée Greusard/Rue89) Je suis retournée voir Demba chez lui, et j’ai passé plus de deux heures à parler avec lui de son village et du lien qu’il gardait avec ses habitants.

Demba salue tout le monde « Ah ! Internet a-t-il tué la hiérarchie du savoir. Dans le grand public, Internet a semblé souffler un vent de liberté pour certains, car il était devenu possible de publier des textes sans avoir besoin d'un intermédiaire. Si l'on part du principe que les médias tournent en vase clos, ne choisissent pas toujours les bons interlocuteurs (ou experts) et ne représentent qu'une partie de la réflexion qui se fait jour dans la société, c'est une excellente chose.

Ainsi a débuté dans les années 2000 la mode des blogs – forme dont la crédibilité a d'abord souffert de son premier usage comme journal adolescent. La victoire des moteurs de recherche (Google) sur les annuaires au début des années 2000 a marqué le triomphe de ce web mis à plat : des robots cherchent partout au lieu de se référer à une liste amoureusement concoctée par l'intelligence humaine des spécialistes. Notre web est devenu « horizontal » et cette manière même de penser a largement renouvelé les discours sur les organisations, voire sur l’éducation.

Droit à l'oubli dans l'affaire Dreyfus : Google doit-il déréférencer le "J'accuse" de Zola ? Il y a quelque chose d'absolument fascinant dans le bras de fer qui oppose Google à la CNIL et à la commission eurpéenne au sujet du droit à l'oubli, et qui commence à ressembler à un intéressant - et dangereux - paradoxe logico-mathématique. Je précise et rappelle en introduction que je me range du côté des opposants à la mise en place d'un droit à l'oubli, pour des raisons déjà détaillées dans de nombreux articles. Mon nom est personne. Précisons en préambule, pour être parfaitement clair et parce que c'est important, que les pages et les liens dont il sera question dans la suite de ce billet sont uniquement ceux renvoyés par Google à la suite d'une requête portant sur le nom d'un individu (ou sur son pseudonyme dans la mesure ou il permet facilement de remonter à son vrai nom). Déréférencer les pages parlant des pages déréférencées. Un genre de droit à l'oubli au carré dont nombre d'articles de presse s'étonnent, s'amusent ou se navrent : Gizmodo, le Guardian, Wired, Ars Technica.

Si :