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Omar Abusaada / Alors que j'attendais

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8 / 14 juillet - Gymnase Paul Giéra

Quelque part en Syrie, un jeune homme est plongé dans le coma mais son esprit, lui, reste éveillé.

De cet état quasi surnaturel de présence, il observe le quotidien bouleversé de ses proches qui vivent dans l'espoir de la vie et les dégâts de la guerre. Interview with Omar Abusaada. 8 October 2014.

Interview with Omar Abusaada

Tabitha: It’s been great chatting to you informally around the edges of the workshops. Thanks for letting me interview you so that others can have a glimpse into your work and the creative process going on. Firstly, how did you get into working in theatre? Omar: I graduated from the Higher Institute of Dramatic Arts in Syria. After graduating I started working as a dramaturg. T: You told me once that you studied engineering for four years before changing to theatre.

O: Yes, I studied electrical engineering for four years, but I felt I was not fitted for it. T: What drives you as a director? O: This has been changing and shifting so much in my life, it’s not been fixed. Théâtre syrien, art hors-sol. «Le théâtre doit rester en vie car sans lui, le monde deviendrait plus solitaire, plus moche et plus pauvre», prophétisait le dramaturge syrien Saadallah Wannous devant l’assemblée de l’Unesco, le 27 mars 1996.

Théâtre syrien, art hors-sol

Pour la première fois en trente ans, un auteur de théâtre arabe y prononçait le discours inaugural de la Journée internationale du théâtre. Surprise, c’est sous le régime liberticide de Hafez el-Assad que l’œuvre théâtrale la plus subversive du monde arabe avait pris forme. Malgré les arrestations, la censure et la cooptation, le théâtre indépendant et engagé n’a ­jamais cessé de libérer les mots et de provoquer la pensée sous le règne du dictateur syrien (1971-2000). Paradoxe, c’est à la suite de l’insurrection populaire débutée en mars 2011 pour renverser le régime de son fils et successeur Bachar el-Assad que beaucoup de jeunes dramaturges ont failli laisser tomber le théâtre. «Pendant un an, je n’ai rien produit. L’exil à l’origine du théâtre syrien. Interview with Mohammad Al Attar. 24 October 2014.

Interview with Mohammad Al Attar

Theatre-contemporain.net. Mohammad Al Attar. Né à Damas en 1980, Mohammad Al Attar est le nouveau nom du théâtre syrien.

Mohammad Al Attar

Ses textes écrits en arabe (dialecte syrien) sont aujourd’hui traduits et joués en anglais et en allemand. Diplômé en Littérature anglaise de l’Université de Damas et en Etudes théâtrales de l’Institut supérieur des Arts dramatiques de Damas (2002), il obtient en 2009 une bourse pour faire un MA en Applied Drama au Goldsmiths College à l’Université de Londres (2010). La Syrie dans le coma dans une pièce à Avignon : l'attente, la parole, l’espoir. Pour aller voir la pièce « Alors que j’attendais » de Mohammad Al Attar, mis en scène par Omar Abusaada, il faut quitter le centre d’Avignon pour rejoindre le Gymnase Paul Giera (non loin de La Fabrica, au sud-ouest de la ville) à pied (un quart d’heure maximum depuis la porte Saint-Roch) ou par la navette du Festival.

La Syrie dans le coma dans une pièce à Avignon : l'attente, la parole, l’espoir

C’est un peu plus loin que la plupart des sites du Festival mais cela en vaut largement la peine. Comment parler de la tragédie syrienne au théâtre ? Le théâtre d’Omar Abusaada est un théâtre de militance - qui trouve naturellement sa place au Festival d’Avignon, et en particulier dans la thématique Moyen Orient proposée cette année – et plus largement un théâtre d’existence.

Abusaada a décidé de continuer à vivre en Syrie, malgré le régime, malgré la guerre, pour faire son théâtre. . © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon. Festival d'Avignon: «Alors que j’attendais», pièce syrienne. Les Bancs Publics Marseille. Dans le cadre de la dixiéme édition des Rencontres à l’échelle Et si de la tragédie pouvait naître l’espoir ?

Les Bancs Publics Marseille

C’est à la lumière de ce qu’elles ont vécu qu’Omar Abusaada a proposé à dix-sept refugiées syriennes au Liban de revisiter l’histoire d’Antigone. Sur le plateau, elles sont dix-sept à donner corps et âme au projet du metteur en scène. Deux mois durant, dans le camp de Chatila, elles se sont familiarisées avec le théâtre et l’œuvre de Sophocle. À toutes, la fille d’Œdipe est apparue comme une sœur. Omar Abusaada Il veut « croire dans le pouvoir salvateur du théâtre » et ses créations lui donnent raison. Production déléguée : Les Bancs Publics avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International, de la Ford foundation, de l'Office National de la Diffusion Artistique (ONDA) et de la Friche la Belle de Mai création : mai 2015 au Théâtre Al-Madina à Beyrouth. The Independent. "I have a scream I have to let out – I want the world to hear it.”

The Independent

So says Suad, a young Syrian woman who fled her homeland for Jordan. It’s one of the most powerful moments in a new documentary, Queens of Syria, which follows a 2013 theatre project run with Syrian refugee women in the Jordanian capital, Amman, to stage a new version of Euripides’s tragedy, The Trojan Women.

The laments of the women of Troy, grieving for dead husbands and children and the destruction of their homes, may have been written in 415 BC – but we see how they ring all too-true to these modern victims of war, and how the women become passionate about using this ancient Greek text to tell their own stories. “This is real ... it’s not just in Troy,” says one young woman, Maha, to the camera. “This has happened for real. Drama therapy workshop in Lebanon.

La douleur des femmes et la folie des hommes. Deux représentations seulement à Amman, il y a quelques jours, pour un travail théâtral exceptionnel : la « réinterpétation », par des réfugiées syriennes, des Troyennes, une pièce écrite par Euripide il y a presque deux mille cinq cents ans.

La douleur des femmes et la folie des hommes

A l’origine du projet, une Britannique, Charlotte Eargar, qui a découvert cette oeuvre lorsqu’elle couvrait la guerre de Bosnie, au début des années 1990. Le texte ne l’a jamais quittée. "Chronique d’une révolution orpheline" Mohamed El Attar et Leyla Rabih. A stage project based on 3 texts by Mohamed El Attar [Syria], directed by Leyla Rabih.

"Chronique d’une révolution orpheline" Mohamed El Attar et Leyla Rabih

First residency: feb 2016, Beyrouth, an invitation by Zoukak & French Institute, taking place at Mansion // Public presentations: Zoukak SIDEWALKS, 19-20 fev 2016, Mansion, Beyrouth // 27-28 feb 2016, Confluences, Paris // Théâtre en Mai festival [Dijon], may 16.Text: Mohammad Al Attar // French version: Jumana Al-Yasiri & Leyla-Claire Rabih // Directed by: Leyla-Claire Rabih // Stage design & videos: Jean-Christophe Lanquetin // Assistant: Philippe Journo // Artistic collaboration: Catherine Boskowitz // with: Soleima Arabi, Wissam Arbache, Racha Baroud, Grégoire Tachnakian, Leyla Rabih // Production: Luc Paquier, Whoperforms Berlin. Production Grenier Neuf 2016-2017 // Coproduction Théâtre Dijon Bourgognewww.grenierneuf.org Grenier Neuf is supported by Ville de Dijon, Région Bourgogne, DRAC Bourgogne and Conseil Général de Côte d’Or.

Il est de multiples manières d’être scénographe. Where Theatre Has Failed :The Syrians Omar Abusaada and Mohammad Al Attar. Rolf C.

Where Theatre Has Failed :The Syrians Omar Abusaada and Mohammad Al Attar

Hemke.