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Amir Reza Koohestani / Hearing

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21 / 24 juillet - Théâtre Benoît-XII

Convoquées par leur surveillante qui a été alertée par un rapport, deux étudiantes sont sommées de s'expliquer sur l'intrusion supposée d'un homme dans leur dortoir un soir de Nouvel An.

Jamais résolue, l'énigme va radicalement bouleverser leurs vies. Theatre-contemporain.net. Amir Reza Koohestani. Mehr Theatre Group. Mehr Theatre Group. MEHR THEATRE GROUP (@MehrGroup) Mehr Theatre Group. Amir Reza Koohestani was born in June 8th, 1978 in Shiraz, Iran.

Mehr Theatre Group

He was 16 when he began to publish short stories in local newspapers. Attracted to cinema, he took courses in directing and cinematography in 1995 and created two unfinished films. After a brief experience as performer, he devoted his time to write his first plays: And The Day Never Came (1999), which was never performed and The Murmuring Tales (2000) which received attracted critical acclaim in Tehran, during the 18th International Fadjr Theatre Festival. With his third play, Dance On Glasses (2001), in tour for four years, Amir Reza Koohestani gained international notoriety and found the support of several European theatrical artistic directors and festivals. Then followed the plays Recent Experiences (from the original text by Canadians writers Nadia Ross and Jacob Wren, 2003) ; Amid the Clouds (2005) ; Dry Blood & Fresh Vegetables (2007) and Quartet: A Journey North (2008), all of them successfully welcomed in Europe.

La place des femmes au théâtre iranien. Hearing : petits événements pour grandes conséquences. Hearing d’Amir Reza Koohestani nous entraîne dans un tourbillon de mots, d’images, de pensées.

Hearing : petits événements pour grandes conséquences

Un spectacle qui ne dévoile pas facilement son sens pour mieux révéler, lentement, les regrets d’une jeune femme et les conséquences d’un incident qui aurait pu être anodin. A l’issue de la représentation, une rencontre s’est déroulée avec l’équipe artistique. Vous en trouverez un petit compte rendu en bas de l’article . En bref… Dans ce spectacle, le propos est très intéressant et il sait se dévoiler avec subtilité. La pièce surprend, de son originalité, de sa force, de la manière subtile qu’ont les rebondissements de se révéler. La phrase qui… résume tristement les faits :« Tout ce cirque pour des gamineries. » En long… (spoilers masqués, pour afficher, cliquez) Le synopsis de la pièce, qui paraît simple, est pourtant assez complexe car il essaie de prendre en compte les possibles non réalisés de l’événement dont il est question.

[Festival d'Avignon] Les oreilles d' Amir Reza Koohestani traînent sur la censure Iranienne. Dans le cadre du Focus Moyent-Orient, Olivier Py a choisi de programmer Hearing de l’iranien Amir Reza Koohestani.

[Festival d'Avignon] Les oreilles d' Amir Reza Koohestani traînent sur la censure Iranienne

Et la liste des producteurs associés au Mehr Theatre Group est très européenne : La Bâtie Festival de Genève, Künstlerhaus Mousonturm Frankfurt am Main, BOZAR Centre for Fine Arts Brussels. Le plateau est vide. Une jeune femme entre en scène légèrement voilée, en jean et en baskets. Elle est terrifiée. Elle sait quelque chose au sujet d’une affaire qui a l’air grave. Dans un univers très proche des films d’Abbas Kiarostami, Amir Reza Koohestani vient prendre le prétexte d’un fait divers pour dire toute la censure en Iran, tous les tabous charriés par une séparation des corps délirante.

Le spectacle offre une belle scénographie, d’abord totalement épurée mais où tout apparaît (le bureau de la directrice, le couloir…) pour ensuite intégrer un dispositif vidéo qui lui permet de glisser dans un futur fantastique où les morts viennent parler aux vivants. Amir Reza Koohestani au Kunstenfestivaldesarts. Dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts / Avec le soutien de la Bellone Dans le théâtre contemporain, le message que l'on souhaite faire passer n'est pas nécessairement le message énoncé.

Amir Reza Koohestani au Kunstenfestivaldesarts

En d'autres termes, les « choses » montrées ou dites sur la scène physique doivent amener le public à voir et entendre d'autres « choses » sur une scène imaginaire : une scène au-delà de la scène physique. Ceci nous rend complètement dépendants de l'imagination du public. En tant qu'artiste travaillant sous la censure, j'ai compris le fait que les « choses » censurées sont celles qui sont réellement dites ou montrées.

Mais comment peut-on mettre au défi la société quand chaque sujet qui pourrait potentiellement être mis au défi est censuré à un certain niveau? Dans mes travaux récents, je mets aussi l'accent sur ce qui reste non-dit dans notre vie quotidienne; des pièces qui sont le plus souvent basées sur la vie imaginaire, causée par l'environnement politique et social. Amir Reza Koohestani’s "Timeloss"