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Ali Chahrour / Leïla se meurt

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21 / 23 juillet - Cloître des Célestins

Dans la grande tradition chiite, Leïla chante ses morts mais aussi son métier de pleureuse qui disparaît et, avec lui, une culture de la tristesse et du deuil.

Pendant ce temps, danseurs et musiciens répondent à l'intensité de sa plainte poétique. Ali Chahrour. Ali Chahrour. Ali Chahrour and Emilie Thomas Mansour met in 2010 at Takween Beirut Contemporary Dance School, working together in several projects during the program.

Ali Chahrour

They both are members of Maqamat Dance Theatre in Beirut. They started their collaboration with Ali Chahrour's first creation “On the Lips Snow” that was premiered in April 2011 during The Arab Dance Platform in the framework of BIPOD (Beirut International Platform of Dance) Festival. In 2012, they collaborated on the creation of their latest contemporary dance performance "Danas. Mawt Sagheer - First movement" premiered in Beirut in March 2012 at Maqamat DanceHouse and presented during BIPOD 2012 along with international companies. Ali and Emilie's work aims at developing a specific body vocabulary questioning political, historical and sociological dynamics in Lebanon and the region. Leila se meurt de Ali Chahrour. Quand l’artistique rencontre le religieux. Après Fatmeh, Ali Chahrour présente une nouvelle performance, Leila se meurt - danse/concert/lamentation, du 19 au 29 mars, au théâtre al-Madina.

Leila se meurt de Ali Chahrour. Quand l’artistique rencontre le religieux

Une rencontre entre le religieux et l’artistique. Leila se meurt - Danse/concert/lamentation. «Le sous-titre donne d’emblée à la performance le côté d’un concert, explique Ali Chahrour, où Leila serait une chanteuse et les musiciens (Ali Hout et Abed Kobeissi) l’accompagnent sur scène comme un groupe. Leila se meurt d’Ali Chahrour. Une femme sur une chaise.

Leila se meurt d’Ali Chahrour

Leila est pleureuse. Le jeune chorégraphe libanais Ali Chahrour présente pour sa première tournée hors du Liban et la première fois en Île-de-France, cette œuvre poignante, ode chantée et dansée à l’art, au rituel et à la fraternité. Leila chante ceux qui partent, pour ceux qui restent. Héritière d’une tradition en perdition, elle est celle qui apaise les âmes dans des cérémonies de la séparation. Sa voix rauque est une passerelle entre ici-bas et l’au-delà, l’expression d’une tristesse transcendée par l’art et la religion. Aérien, Ali Chahrour danse autour d’elle et son corps lesté d’émotions. Le chorégraphe, remarqué à Beyrouth dès Fatmeh, sa première création en 2014, travaille avec des interprètes non-professionnels. Ali Chahrour, le chorégraphe qui veut faire entendre les grands récits du monde arabe. Allégorie des absences, un fil ténu mais tendu au Festival d'Avignon.

Scènes L’immersion festivalière génère dans l’esprit des connexions aussi éphémères que singulières et potentiellement puissantes.

Allégorie des absences, un fil ténu mais tendu au Festival d'Avignon

Ainsi de l’enchaînement de “Leïla se meurt” d’Ali Chahrour avec le spectacle d’Aurélien Bory “Espaece” (dont rendait compte tout récemment Laurence Bertels : bit.ly/EspaeceLB) Un fil soudain se tend, balisé par les nœuds de l’absence. Là où l’artiste français plonge dans l’esprit de Perec – petit garçon à qui sa mère est à jamais soustraite, et qui deviendra l’auteur virtuose de la vertigineuse “Disparition” –, Ali Chahrour pose dans le cloître des Célestins (où par ailleurs il présentait “Fatmeh” du 16 au 18 juillet) ce qu’il définit comme “une rencontre entre l’acquis, l’inné, le spontané, l’académique et le brut”. C’est un rituel de lamentation et de catharsis que décrit le spectacle créé en mars 2015 à Beyrouth et présenté jeudi soir en première avignonnaise. ‘Fatmeh’ ou la mélancolie au goût arabe… ‘Fatmeh’ est une performance de danse qui repense et retravaille la qualité des mouvements innés et acquis en se basant sur le bagage de l’héritage et de la vie quotidienne.

‘Fatmeh’ ou la mélancolie au goût arabe…

Elle a lieu au Théâtre al-Madina du 30 janvier au 2 février. Entrevue avec Ali Chahrour, chorégraphe et metteur en scène de la performance. D’où est née l’idée de Fatmeh ? Comment s’est fait le choix des danseurs ? Choisir deux femmes non familiarisées avec les techniques de danse visait à étudier la qualité du mouvement impulsif relié aux niveaux local et personnel. Comment avez-vous choisi la musique ? Autour de quel thème cette performance porte-t-elle ?

Prochains projets ? Propos recueillis par Grace Barmaki. Le Manège de Reims. Danse / les voyages.

Le Manège de Reims

Foyer actif de la danse en Picardie voisine, l’échangeur ne porte jamais aussi bien son nom que lors de la quinzaine qui vient chaque année réchauffer le mois d’octobre. On a nommé le festival c’est comme ça ! , irremplaçable plaque tournante où les publics, les artistes, les formats (spectacles, cinéma, concerts, ateliers…) et les esthétiques se rencontrent.

En témoignent les deux pièces qui composent cette soirée où la danse s’emploie à nous “ montrer la voix “.