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Cinéma

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Chart: Movies with strong female roles make more money. Gender Studies et études filmiques. Cet article part d’un constat déroutant : celui de l’écart grandissant depuis une bonne vingtaine d’années entre la France et les pays de culture anglo-saxonne, dans deux domaines qui se sont développés, en particulier dans les études filmiques, de façon exponentielle “ chez eux ” et quasiment pas “ chez nous ”, les cultural studies et les gender studies. Avant même de tenter de comprendre le pourquoi de cet écart, il nous faut constater l’absence de termes français pour désigner ces deux champs de recherche, ce qui, bien sûr, n’est pas le fruit du hasard. Les études filmiques françaises sont toujours imperméables aux approches gender, alors même que les études anglo-américaines en ont fait leur cheval de bataille.

Elles restent encore aujourd’hui en France, dans le pays qui a “ inventé ” la cinéphilie et le cinéma “ d’auteur ”, le domaine le moins connu et le moins reconnu. La cinéphilie : une pratique théorique sexuée Fairbanks est mâle. Deuxième partie. Les Couhius du Cinéma. Connaissez-vous le « discours gender » ? Saviez-vous qu’il nous vient des Etats-Unis ? Qu’il favorise « l’essentialisation » et qu’il marque le début de « la terreur » ? Naïfs et surtout naïves que vous êtes, sans doute pensiez-vous que parler de « genre », en français voire en anglais, consistait à interroger les inégalités entre femmes et hommes… Les Couhius, pardon Les Cahiers du Cinéma, donnent fort heureusement l’alerte. Dès le deuxième paragraphe, le mot est lâché : avec l’irruption des revendications féministes au festival de Cannes, enclave sacrée de la cinéphilie distinguée, nous serions entrés sur le « terrain quadrillé dans tous les sens par les gender studies anglo-saxonnes ».

Avec un soupir de soulagement, Stéphane Delorme évoque dès le premier paragraphe la sage décision du Festival de Cannes, « qui a eu raison de répondre : pas de discrimination ». Mais au fait, pourquoi donc faut-il se méfier des gender studies ? La fin est magistrale. Cinéma et genre en France : état des lieux. Universal 100th Anniversary - Trailer. Just Another Princess Movie. Image by Sarah Handelman I suppose most girls remember when they became aware of themselves as specifically female viewers. Growing up in the eighties, I watched movies about boys and girls with equal relish, empathizing with the protagonists and getting totally absorbed in story without my parts getting consciously in the way. When I realized the boys in my classes didn’t do the same thing — they refused to see themselves in female protagonists and found the prospect humiliating to contemplate — I felt I had overstepped my bounds.

Feeling simultaneously embarrassed at being so profligate with my sympathy and spiteful towards those who weren’t, I started watching movies the way I was supposed to: as a girl, specifically. Boy, was it bleak. If you don’t get to be Indiana Jones and have to think about how he is with girls, if you have to wonder, while watching Treasure Island, whether any of the characters you loved would even talk to you, movies become kind of painful. And so on. Cross Post: In Mainstream Films, Dead Moms Don't Count... | Women and Hollywood. From 'The Lion King' to 'Brave,' Making Mothers Matter in Pop Culture. By Alyssa Rosenberg "From ‘The Lion King’ to ‘Brave,’ Making Mothers Matter in Pop Culture" Scott Mendelson, writing at Women and Hollywood, spots an entirely fascinating trend: the tendency of movies to treat the death of characters’ fathers as much, much more significant than the death of movie mothers, even if both of a character’s parents are dead: When Mufasa falls off a cliff at the halfway point of The Lion King, it’s a devastating moment for both Simba and the audience, since Mufasa is a full-blown supporting character who is basically the second-lead for the first third of the picture.

Yet the countless dead mothers in prior and future Disney animated films (The Little Mermaid, Beauty and the Beast, Aladdin, Pocahontas, The Hunchback of Notre Dame, Finding Nemo, etc.) merit at best a cameo in the prologue before being bumped off before the title card comes up (Bambi is the rare exception, where the doomed mother sticks around long enough to be mourned). Scarlett Johansson On the Ridiculous, Sexist Portrayals of Superheroines. By Alyssa Rosenberg on May 15, 2012 at 8:38 am "Scarlett Johansson On The Ridiculous, Sexist Portrayals Of Superheroines" In a conversation with Entertainment Weekly about a sequel to The Avengers, Scarlett Johansson drops some knowledge about why superheroine movies have tended to fail so badly: I’d have to wear pasties to greenlight any of these movies…They’re always fighting in a bra, so while it might be exciting for a still photo, it’s ridiculous.

One of the most exciting thing about [The Avengers,] is that in my opening scene the first thing you see is my character getting punched in the face. Everybody’s like, ‘Damn, it’s nice to see a girl get the shit kicked out of her…Superheroine movies are normally really corny and bad. They’re always like, fighting in four inch heels with their [thrusting out her chest] like a two-gun salute. If you want audiences to respond to superheroines like they respond to superheroes, you have to treat them the same way. Étude : Hollywood est misogyne. Ça n'a probablement échappé à personne : on voit moins de personnages féminins que de personnages masculins au cinéma. Un cliché ? Une étude américaine nous donne enfin des chiffres. Les personnages féminins sont sous-représentés Menée par l'Ecole de Communication et de Journalisme de Caroline du Sud (USC), l'étude publiée lundi porte sur les 100 films ayant généré le plus de recettes en 2009.

Elle révèle notamment que seulement 1/3 des personnages parlants sont des femmes. La sous-représentation des personnages féminins consistants est d'ailleurs mise en évidence depuis un certain temps par le fameux Bechdel Test, que trop peu de films réussissent à passer. Que le film comporte au moins 2 personnages féminins, Que ces deux personnages aient au moins une conversation, Que la conversation porte sur autre chose que les hommes. Une question de tenue Les femmes encore plus rares derrière la caméra Quiproquo extrait de Tout va bien, The Kids Are All Right Sources : L.A.

L’homophobie en Afrique, bientôt en salles ? Kivu Ruhorahoza - DR Jomo, un jeune Kényan homosexuel, est expulsé de Grande-Bretagne. De retour à Nairobi, Jomo découvre, stupéfait, un pays métamorphosé, pétri de principes moralisateurs, conservateurs et homophobes, des valeurs importées par le télévangélisme et ses pasteurs américains. Jomo l'expulsé croise Jomo le prostitué, puis Jomo l'activiste. "Ces trois personnages sont joués par trois comédiens d'âges différents. Mais c'est le même Jomo.

Quand le jeune cinéaste rwandais, 29 ans, parle de Jomo, des images se forment instantanément comme si le film était en train de se faire. Le réalisateur de Matière grise, primé au TriBeCa Film Festival à New York, en 2011, était à Cannes pour présenter son projet de deuxième long-métrage, Jomo. "Cinéma du monde ? De l'argent, ou du moins un carnet d'adresses et quelques conseils bien avisés, voilà ce que viennent chercher à Cannes Kivu Ruhorahoza et les autres. Le cinéaste rwandais montre son planning cannois. Clarisse Fabre. Misère de la super-héroïne au cinéma. Mai 16th, 2012 Posted in archétype, Bande dessinée, Les traîtres Je suis allé voir The Avengers, de Joss Whedon, et je dois dire que je n’ai pas boudé mon plaisir.

Enfant, les Vengeurs n’étaient pourtant pas mon équipe de super-héros Marvel favorite. Quelques couvertures du comic-book Avengers Je savais que j’aimerais ce film, puisqu’il est de Joss Whedon, auteur qui ne m’a jamais déçu et qui a toujours su exploiter, dans ses propres créations (Buffy, Angel, Firefly, Dr Horrible), ce qu’il y avait de véritablement intéressant dans les comic-books de super-héros. Chaque protagoniste du film est traité avec pertinence, il n’y a personne d’inutile ou de dispensable, et même un héros parfois faiblard comme Œil-de-Faucon (Hawkeye) trouve ici toute sa place.

Les rapports entre les personnages sont construits par les scènes d’action, ce qui est exactement la bonne voie à emprunter pour ce genre de film. Un extrait d’une planche de Daredevil, par Gene Colan, avec Black Widow. The Woman. Bon finalement, je spoile pas tant que ça. A-cannes-les-femmes-montrent-leurs-bobines-les-hommes-leurs-films_1699989_3232. Le féminisme est (parfois) l’avenir de la bêtise « Je ne sais rien, mais je dirai tout. Avant de frapper les trois coups de Cannes, z’avez lu la tribune lancée par le collectif la Barbe et signée, entre autres, par Fanny Cottençon, Virginie Despentes et Coline Serreau, dans Le Monde du 12 mai ?

Intitulé A Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes leurs films, ce texte dénonce le supposé machisme de la direction du festival (Gilles Jacob et Thierry Frémaux) qui ne sélectionne aucun film de femme en compétition mais orne ses affiches de stars féminines (cette année, Marylin, après Faye Dunaway, Juliette Binoche…). Évidemment, on aurait pu penser que choisir des actrices en effigie du plus grand festival de cinéma était une forme d’hommage à leur rayonnement et à leur féminité, mais non, on se trompait : avec les féministes, réclamons plus d’hommes pour les affiches des prochaines éditions. Non, vraiment, on est baba d’admiration devant ce texte de Cottençon, Despentes et Serreau, phare de finesse, d’objectivité et de nuance. Plus sérieusement. ContreBande » Le film à venir. Quand je suis au cinéma, je passe la moitié de mon temps à rêver d’un d’autre film. Celui que je n’ai encore jamais vu.

Mon cinéma imaginaire. Un film parfait mais insaisissable. Une bonne partie de mon plaisir de spectateur vient de ce que l’écran promet, sans le montrer. Hier, je suis allé voir Dark Shadows, de Tim Burton. Amusant, peu de surprises. A quoi sert le festival de Cannes, sinon à faire advenir ces films rêvés ? Bien sûr, le contexte. Frémaux ne se bat pas seulement contre les films de femmes qui existent, il se bat contre les films à venir.

Confession intime. Vous pouvez signer la pétition ici. Cannes : le syllogisme du mépris. Les incompétentes de Cannes. Crédits agence Bronx (photo ©Corbis/Bettmann) Il y a d’abord eu une tribune, publiée dans Le Monde par La Barbe et signée par plusieurs comédiennes et réalisatrices. Le texte dénonçait l’absence totale de femmes dans la sélection 2012 du Festival de Cannes, et regrettait qu’on ne les cantonne qu’à des rôles de potiches. Un problème vieux comme la Croisette puisque nous l’évoquions déjà l’année dernière, alors même que plusieurs réalisatrices étaient sélectionnées. Seulement cette fois, la fameuse tribune a fait le buzz, circulé sur Twitter, été reprise dans de nombreux médias. Et puis il y a eu Bérénice Béjo, qui, en voulant y répondre et balayer la question du sexisme cannois, nous a démontré que toutes nos inquiétudes étaient archi-fondées et que le syndrome de la princesse la concernait directement.

Son rôle de maîtresse de cérémonie du festival ? La comédienne aura au moins essayé de s’emparer du sujet, alors que la profession est restée bien silencieuse. Myriam Levain Like this: Le cinéma français est-il misogyne? Des femmes sans jambes, des femmes malades, des femmes touristes sexuelles, des amoureuses, des voyageuses. Et même un homme qui voudrait être femme. C’est Cannes: les femmes sont partout dans les films, partout en compétition officielle.

Sauf derrière la caméra. Pour les filmer: des hommes. C’est cette situation qu’a dénoncée avant le début du Festival le collectif féministe La Barbe, à l'origine d'une pétition signée par plus de 1.700 personnes, hommes et femmes, du monde du cinéma et d'ailleurs, dont Coline Serreau, Virginie Despentes, Zabou Breitman, Annie Ernaux... Publicité En avance sur les autres A Cannes, assise sur une banquette du bateau Arte lors d’une soirée en son honneur, Agnès Varda est songeuse. «Quand j’ai commencé, quelques femmes travaillaient dans le cinéma, mais peu, très peu. Citer des réalisatrices françaises contemporaines est devenu facile, elles sont légion. Dans les écoles de cinéma, en revanche, les effectifs sont de plus en plus à parité. Confiance en soi.