background preloader

Mythes

Facebook Twitter

L’austérité n’est toujours pas une réalité en France. Par Alex Korbel. En pleine rentrée politique, nombreux sont ceux qui critiquent l’austérité des États français et plus généralement européens. « Le monde entier nous supplie de faire cesser ces politiques d’austérité absurdes qui continuent d’enfoncer la zone euro dans la récession » lançait ainsi le lundi 25 août 2014 le ministre de l’économie démissionnaire Arnaud Montebourg.

Étant donné que ce qui est en jeu ici est la souffrance des populations française et européenne, il est urgent de clarifier cette notion ambiguë d’austérité en faisant le point sur les niveaux d’endettement, de dépenses et de revenus de l’État. Comprendre d’où vient le problème Lorsqu’un État dépense plus que ce qu’il récolte en taxes, il a la possibilité de demander à emprunter la différence auprès d’investisseurs gérant l’épargne de personnes comme vous et moi. C’est exactement ce qui s’est passé en Europe en 2009-2013 lors de la crise des dettes publiques de la zone euro. De quel type d’austérité parlons-nous ? 8 idées reçues à propos de l’austérité européenne.

Par Le Minarchiste. Voilà maintenant plus de trois ans que l’austérité européenne s’est mise en marche. Le débat fait toujours rage, mais nous commençons tout de même à disposer de données intéressantes quant aux impacts de ce qui a été fait. Cependant, nous sommes inondés de mythes et d’informations mal interprétées ou incomplètes, ce qui ne permet pas d’analyser objectivement la situation. Je vous propose ici d’explorer les données et de débusquer certains de ces mythes. Commençons tout d’abord par situer le problème. La justification primaire de l’austérité est, en théorie, que certains pays ont des niveaux d’endettement et de déficits publics qui sont insoutenables, ce qui nécessite une réduction de déficit.

En observant le déficit budgétaire total de 2009, qui est la pire année, on constate que 11 pays européens majeurs avaient un déficit de plus de 5%. J’ai observé les chiffres pour les 19 principaux pays européens. Pourquoi une telle augmentation des déficits structurels ? Idée reçue : « la TVA est injuste » Par le Parisien libéral. On entend souvent, notamment de la bouche des socialistes, communistes et autres extrémistes de gauche, que « la TVA est injuste » car tout le monde la paye, quels que soient ses revenus. Ça en dit long sur leur vision punitive de l’impôt, et sur leur capacité à séparer, dans leur tête, la dépense publique de la question des contributions. Revenons à la base. Que dit la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ?

Elle dit : S’il y a prélèvements, c’est parce qu’il y a dépense publique, et non l’inverse. Les impôts sont collectés non pas pour punir les contribuables, comme le voudrait les socialistes et communistes, mais pour financer la dépense publique. Déjà, on sait que la dépense publique est trop élevée puisqu’elle excède de 25% les recettes. Mais pour financer ces dépenses publiques, l’État utilise diverses ressources, dont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), une invention Made in France, cocorico ! Pourquoi nous dit-on que la TVA est injuste ? Réforme fiscale : au secours, le mensonge Piketty est de retour !

Pour justifier sa fameuse « remise à plat fiscale à prélèvements obligatoires constants », le gouvernement n’hésitera pas à brandir la mystification consistant à faire croire que les riches paient moins d’impôts que les autres. Échafaudé en 2011 par l’économiste Thomas Piketty, cet argument est d’autant plus redoutable que tout le monde (ou presque) le croit avéré… Frédéric Georges-Tudo. Et c’est reparti pour un festival Piketty ! Avec l’ouverture du chantier sur la pseudo réforme fiscale, nous avons la certitude d’entendre à nouveau répété en boucle l’incroyable mensonge de cet expert fiscal adulé par la gauche. La vérité rétablie dès 2011 C’est pourtant faux et archi faux. 1. 2. 3. En revenant à des calculs basés sur la réalité, le taux de prélèvement des plus riches est proche des 40% tandis que celui des plus pauvres ne dépasse pas 22%.

Un bobard aux effets dévastateurs… Tout d’abord, force est de constater que la créature a échappé à son créateur pour mener sa propre existence. Note_sur_la_progressivite_de_notre_systeme_fiscal_-_Fondation_iFRAP.pdf. Les Grands Mythes : la dette publique. 2 mai 2012 par Minarchiste La dette gouvernementale n’est pas un problème puisque nous nous devons cet argent à nous-mêmes. Premièrement, une part de la dette gouvernementale est détenue par des étrangers. Il faudra donc qu’une partie de nos taxes et impôts futurs soit expédiée à ces étrangers éventuellement.

Ceci étant dit, aux États-Unis c’est la Fed qui est le plus gros acheteur de T-bills depuis un bout de temps et ce avec de la monnaie créée ex nihilo (c’est ce qu’on appelle la monétisation de la dette). Les intérêts sur cette dette sont donc retournés au Trésor Américain pour financer les dépenses de l’État. Deuxièmement, les titres de dette détenus par des investisseurs locaux ne sont pas uniformément répartis dans la population.

Troisièmement, il ne faut surtout pas oublier que la dette monétisée et/ou multipliée par le système bancaire à réserves fractionnaires engendre de l’inflation. L’inflation ne fait pas que des gagnants; les perdants sont très nombreux. Les Grands Mythes : les cycles économiques. Les Grands Mythes économiques : Mythe #2 8 mai 2012 par Minarchiste Les cycles économiques sont causés par un inexplicable pessimisme qui conduit les gens à cesser de dépenser et d’investir, provoquant un effondrement progressif de la demande dans l’économie. La politique monétaire centralisée est un outil qui fonctionne. L’explication keynésienne des récessions décrite ci-haut est plutôt ridicule.

La Théorie Autrichienne des Cycles Économiques (ABCT) est bien plus logique et colle bien mieux à la réalité Une expansion excessive de la masse monétaire crée une bulle d’endettement insoutenable. La première solution proposée par les keynésiens consiste à créer de la monnaie pour faire baisser les taux d’intérêt. Cependant, ces mesures ne font que retarder le processus d’ajustement et rallonger la période de marasme économique. Ainsi, si on veut éviter la récession, il faut éviter l’excès du boum. Dans une économie libre, les taux d’intérêts sont en fait le prix de la monnaie dans le temps.

Les Grands Mythes : étalon or. 21 mai 2012 par Minarchiste L’étalon-or a engendré de nombreuses crises financières à la fin du 18 siècle et a aggravé la Grande Dépression aux États-Unis. Le Président Hoover a transformé la récession en Grande Dépression par ses politiques de laissez-faire et d’austérité. Ce n’est pas le système étalon-or qui engendre les crises financières, mais plutôt la dérogation à ce système. À la fin du 18e siècle, les crises financières ont résulté du système bancaire à réserves fractionnaires (donc plus de notes bancaires en circulation que d’or dans les coffres). Lors de la Grande Dépression, il est vrai que le délaissement tardif de l’étalon-or par les États-Unis (en 1933-34) a nuit à l’économie, non pas parce que ce système est mauvais, mais bien parce que les États-Unis ont effectivement abandonné le « vrai » étalon-or en 1913, lors de la création de la Federal Reserve.

Attribuer ces problèmes à l’étalon-or est équivalent à blâmer un miroir pour sa laideur. Les mythes : dévaluation pour l'export. 29 mai 2012 par Minarchiste Mythe #4: La stimulation des exportations, notamment en dévaluant la devise et en les subventionnant, est un bon moyen de créer de la richesse. Lorsqu’une banque centrale annonce un assouplissement de sa politique monétaire, lequel sera accompagné d’une accélération de la création de monnaie, la réponse des marchés monétaires se traduit par une dépréciation de la devise du pays. Cela rend les exportations de ce pays moins chères aux yeux des étrangers, qui importeront davantage de biens de ce pays. On peut donc dire que la compétitivité des exportateurs de ce pays s’améliore lorsque la devise se dévalue. Cependant, les citoyens de ce pays doivent maintenant payer plus cher pour les biens qu’ils importent d’autres pays étant donné la perte de pouvoir d’achat de leur devise.

La richesse se créée par l’accumulation et l’amélioration du capital productif de l’économie, ce qui est favorisé par une économie libre et la protection des droits de propriété. Les Grands Mythes : mondialisation. L’essor de la mondialisation des échanges commerciaux engendre du chômage, la baisse du niveau de vie et des inégalités. Si on observe le taux de chômage moyen des 10 dernières années au Canada ; est-il significativement plus élevé que celui qui a prévalu au cours des décennies précédentes ?

Non ! Avant la récession de 2008, le taux de chômage était à un niveau historiquement très bas malgré l’essor de la mondialisation. Ce n’est pas la mondialisation qui engendre le chômage, mais bien la règlementation du marché du travail qui mine sa flexibilité et la mobilité de la main d’oeuvre. Ensuite, est-ce que le niveau de vie a baissé ces dernières décennies ? En 2001, une étude a révélé que la majorité des gens considérés comme pauvres selon les statistiques avaient un climatiseur, une télévision couleur, une micro-onde, soit un lecteur VHS ou DVD, et un véhicule automobile, alors qu’en 1971, moins de la moitié des Américain avaient de tels biens.

Qu’en est-il des inégalités ? Les inégalités de richesse : une source de progrès! Après avoir discuté des mythes entourant les inégalités, attardons-nous un peu à ce qu’elles accomplissent en réalité. Croyez-le ou non, les inégalités sont une source de progrès pour la société! Tout d’abord, commençons par établir que je ne parle pas ici des inégalités résultant de l’interventionnisme étatique (le capitalisme de connivence et « kleptocratique »).

Bien des inégalités résultent des largesses de l’État et des privilèges qu’il octroie aux bons amis du pouvoir grâce à sa force coercitive. Donc, je ne parle pas ici des Pierre-Karl Péladeau, du banquier Jamie Dimon, des gros producteurs de sucre américains ou des autres membres de la liste de Forbes qui ont obtenu une bonne part de leur fortune en quémandant l’aide du gouvernement et en mettant son pouvoir à leur service par les subventions, les politiques protectionnistes et la création de monnaie par les banques centrales. Dans une économie de libre-marché, un entrepreneur peut augmenter ses revenus en faisant des profits. Les très riches ne le restent pas longtemps. Par Guillaume Nicoulaud. Dans un épisode précédent, nous avons vu que Top 10 des plus grandes fortunes mondiales, comme n’importe quel autre classement ou découpage de la population par tranches de revenus, n’est pas stable dans le temps.

C’est-à-dire que sa composition change d’année en année ; les ultra-riches de l’année dernière ne sont pas nécessairement les ultra-riches de cette année : il peuvent avoir été – et sont souvent – remplacés par des nouveaux venus. Voici une illustration du phénomène issue du Global Wealth Report 2013 de Crédit Suisse (page 29) cette fois-ci sur la base du Top 100 des plus grandes fortunes mondiales selon Forbes : Lecture : si vous faisiez partie du Top 100 en 2003 (la courbe verte), vous aviez 82% de chances d’y être encore en 2004 – c’est-à-dire que vous aviez 18% de chances d’être remplacé par un autre qui a gagné plus que vous ou perdu moins.

Les données sont ici, page 115. Sur le web. 46% de la richesse pour le 1% Par Guillaume Nicoulaud. La distribution des patrimoines (les stocks), comme celle des revenus (les flux), est très fortement asymétrique à droite. Une manière de représenter visuellement cette idée consiste, comme le fait le Crédit Suisse, à dessiner une pyramide comme celle-ci : Voici comment interpréter ce schéma : la base de la pyramide représente les 3,2 milliards d’adultes – 68,7% de la population adulte mondiale – dont le patrimoine est inférieur à 10 000 dollars étasuniens. Collectivement, ils détiennent 7,3 trillions de dollars ; soit 3% de la richesse mondiale. À l’opposé, en haut de la pyramide, on trouve les 32 millions d’individus (0,7% de la population adulte) qui possèdent un patrimoine supérieur à un million de dollars et détiennent ensemble 98,7 trillions de dollars – soit 41% de la richesse mondiale.

Bref, la distribution des richesses à l’échelle mondiale est spectaculairement inégalitaire. Ceci étant posé, nous allons pouvoir commencer à philosopher. —Sur le web. Les taxes et impôts…des réflexions sur la fiscalité. La récente sortie de Warren Buffet concernant l’impôt sur les revenus des riches a jeté un pavé dans la mare. Ce que sa situation mettait en évidence n’est pas que les riches ne sont pas suffisamment imposés, mais bien que ceux-ci bénéficient d’innombrables niches fiscales qui leur permettent de diminuer leur fardeau fiscal. Dans le cas de Buffet, une grosse portion de ses revenus proviennent de dividendes, lesquels sont sujets à un crédit d’impôt. Ceci étant dit, en supposant que les dépenses de l’État ne puissent pas être entièrement financées par des frais et des tarifs à l’utilisateur, quel est le meilleur système fiscal?

Pour moi, un bon système fiscal est simple, peu coûteux, équitable et il minimise les distorsions économiques. Selon Nathalie Elgrably, des chercheurs ont montré que les Canadiens ont dépensé en 2005 de $18,9 milliards à $30,8 milliards pour produire leurs déclarations de revenus, soit un montant variant entre 585$ et 955$ par contribuable. Conclusion : Mythe : grandes entreprises et libre marché. 6 juin 2012 par Minarchiste Les grandes entreprises ont besoin du libre-marché pour former des oligopoles et exploiter les masses, ce qui accentue les inégalités. En fait, c’est exactement le contraire !

Les grandes entreprises craignent le libre-marché et la féroce concurrence qui y sévit et ont besoin de l’État pour former des oligopoles afin de s’en protéger. C’est pour lutter contre les monopoles que les États-Unis ont adopté des lois telles que le Sherman Act en 1890. Les monopoles étaient-ils vraiment une menace pour la société? Plus récemment, le cas le plus médiatisé a certainement été celui de Microsoft. En réalité, dans un libre-marché, il ne peut y avoir de véritable monopole. La plupart des monopoles ou oligopoles existent en conséquence des actions des gouvernements. Il y a d’abord les entreprises d’État, qui exercent des monopoles par décret gouvernemental. En 1887, il y avait six entreprises de distribution d’électricité à New York City.

Mythe : investissement = emploi. 12 juin 2012 par Minarchiste Tout investissement qui crée des emplois est forcément bon pour l’économie et la création de richesse. D’ailleurs, ce sont les petites entreprises qui créent le plus d’emplois, il faut donc que le gouvernement les privilégient. Pour reprendre l’excellent exemple d’Igor Karbinovsky, supposons que j’écris un article que personne ne veut lire, encore moins me payer pour le lire. Puis, dans un nouveau programme de création d’emploi, le gouvernement me paie pour cet article et tous ceux que j’écrirai dans le futur.

Bravo ! Un nouvel emploi a été créé ! Cependant, comme personne n’est prêt à payer pour mon article, la contribution de ma production à l’économie est nulle. Ainsi, les ressources et les actifs dévoués à la production de biens non-désirés par la société sont gaspillées et réduisent le niveau de vie de la société. Donc, créer des emplois ne veut pas dire qu’on l’on crée de la richesse. Pour en lire davantage: Il n'y a pas d'écart salarial hommes/femmes.

Le mythe de la discrimination salariale. Salaires réels et productivité. Légende urbaine : les salaires stagnent malgré les hausses de productivité. Les Grands Mythes : malthus. Les Grands Mythes : capitalisme et environnement. La vérité sur le recyclage. Les Grands mythes : dérégulation bancaire. De la règlementation du système bancaire et monétaire. Les Grands Mythes : propriété intellectuelle. La propriété intellectuelle – une synthèse. Qu'est ce que l'exception culturelle française ? Pourquoi l’État n’a pas à se mêler des arts et de la culture. Innovation : protégeons ce qui nous sauve. Exception culturelle : la culture est aussi une marchandise. Le marché de la musique enregistrée se cherche encore en France. SACEM : c'est la crise mais le racket continue. Arrivée annoncée de la « taxe Lescure » Les Grandes Mythes : interventionnisme. Mythe : les entreprises ne réinvestissent pas suffisamment leurs profits.