Le retour de la titrisation. Par Jean-Yves NaudetUn article de l’aleps. La titrisation a été accusée d’être à l’origine de la crise des « subprime ». Du coup, elle est sensiblement en recul depuis 2008. Mais voilà que la Commission européenne vient d’annoncer son intention de relancer la titrisation. C’est qu’elle lui trouve quelque vertu.
Mais pourquoi critique-t-on la titrisation ? Avant tout parce que le phénomène est complexe et que, pour beaucoup, ce qui est complexe est par nature diabolique et, pire, « ultra-libéral », insulte suprême pour le politiquement correct. Revendre plus facilement des créances La titrisation est apparue dans les années 70 et s’est développée depuis les années 2000. Pour donner un exemple : un ménage a demandé un crédit à une banque pour acheter une voiture, ou une PME veut investir et demande un crédit à une banque. Mais comment la banque peut-elle facilement revendre les titres émis en contrepartie de ses créances ? Une innovation financière utile Le système est en soi efficace.
Quarante ans de fuite en avant dans la dette publique : état des lieux. Par Erwann Queinnec. Un article de l’Institut économique Molinari. Le tableau suivant, tiré des données de l’INSEE, permet de se faire une idée de l’évolution de la dette cumulée des administrations publiques françaises (État, collectivités locales et sécurité sociale), ces dernières décennies . Les chiffres sont en milliards d’euros. Tableau 1 : évolution du PIB, de l’indice des prix à la consommation, des prélèvements obligatoires, de la dette et de la dépense publiques en France, 1972-2012. On peut dégager quelques constats simples de ce tableau : Depuis 1982, en euros, la dette publique triple puis double approximativement tous les 10 ans.
Mais après tout… est-ce grave ? L’idée selon laquelle « on ne rembourse pas une dette publique » peut être assez facilement évacuée. Lorsque ce roulement n’est plus possible (ou à un coût prohibitif), s’ensuit un défaut de paiement dont de nombreux pays ont expérimenté les conséquences. —Sur le web. Les coupes budgétaires à Détroit ? C'est génial ! Détroit démontre que l’ordre spontané, la coopération civile et les forces du marché remplacent l’État quand ce dernier fait faillite. Par Robert Taylor. Les discussions sur les coupes budgétaires, l’austérité et les mises sous séquestre semblent dominer le paysage médiatique ces jours-ci, rendant les Américains peureux de la perte de services publics vitaux et du chaos qui s’en suivrait si l’État ne pouvait pas dépenser et emprunter indéfiniment. Les conservateurs dénigrent les coupes supposées au complexe militaro-industriel, et les gauchistes déplorent que sans les transferts publics de richesses, il y aurait du darwinisme social.
La sénatrice Barbara Boxer a même imputé le scandale de Benghazi à – devinez quoi – les coupes budgétaires et les mises sous séquestre. Détroit est totalement en faillite. La ville fait face à un manque de liquidités de plus de 100 millions de dollars au 30 juin. —Sur le web. À lire aussi : Defaut_francais.pdf. La crise économique majeure s’annonce en France. Le système tel qu’il fonctionne à l’heure actuelle ne pourra plus éviter la crise majeure. C’est programmé, c’est incontournable. Par Jean-Luc Ginder. Les Français savent qu’il va se passer quelque chose… Car, depuis 40 ans la France est dans une phase de déclin : on suit la pente, c’est devenu presque confortable… mais les Français peuvent-ils, veulent-ils imaginer vraiment le décrochage et le précipice au bout du déclin ? Face à ce sentiment inéluctable, on a imaginé pour nous Français, deux attitudes pour nous rassurer. L’une est faussement optimiste, elle mettra en pratique la très fameuse méthode Coué : « Tout va bien, soyez rassurés, ça va s’arranger, la preuve… ».
Peut-on douter que cette posture est mensongère et anxiogène ? L’autre relève du fatalisme : « Tout est foutu, c’est écrit là-haut , la preuve… ». Nous savons effectivement que nous allons arriver au pire mais nous savons aussi que la France ne va pas s’arrêter. Économiste de mon état je revendique un réalisme positif. Résister à la banqueroute : l'Islande montre l'exemple. L’exemple islandais montre que laisser les banques faire faillite permet une reprise forte et relativement rapide après une période de difficulté économique. Par Matthew Feeney depuis les États-Unis.Un article de Reason. Les contribuables européens (et américains) terrifiés depuis 2008 par leurs gouvernements les alertant d’un Armageddon économique, de catastrophes et de la peste, devraient se tourner vers la minuscule Islande pour voir qu’il y a peu à craindre lorsque les experts ne peuvent sauver les gens.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a récemment qualifié les performances économiques de l’Islande d’ »impressionnantes« . Au cours des dernières années, la petite île de l’Atlantique Nord a réussi à réduire son déficit, réduire son chômage et permettre à son économie de se développer. La croissance de l’État, l’activisme budgétaire et le ressentiment national sont la norme. La comparaison entre la Grèce et l’Islande n’est pas parfaite. La dette publique nuit-elle à la croissance ? Économie générale Publié le 24/05/2013 Les erreurs de Reinhart et Rogoff sur la dette publique et la croissance. Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.
En 2010, les économistes Reinhart & Rogoff ont publié une étude portant sur 44 pays pendant une période de 200 ans, démontrant que la croissance économique était négativement corrélée à l’endettement du gouvernement. Une autre étude publiée en 2012 par des économistes de l’Université Cambridge et de la Banque centrale européenne et portant sur 12 pays entre 1990 et 2010 a montré que l’endettement avait des effets positifs sur la croissance économique en-dessous de 67% de dette/PIB et qu’à partir de 95%, l’effet de l’endettement sur la croissance économique est négatif. Il y a quelques temps, un nouvel article de Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin (HAP) de l’University of Massachusetts, Amherst, ont répliqué les résultats de R&R pour la période 1949-2010.
Je ne suis pas friand de ce genre d’étude. Conclusion --- Sur le web. L’austérité est-elle responsable de la crise ? Économie générale | Europe Publié le 7/06/2013 Si l'austérité désigne une réduction de la taille de l’État, alors elle ne peut être tenue responsable de la crise en Europe puisqu’elle n’a jamais été appliquée. Par Martin Masse. Un article de l' Institut économique Molinari . Dans toutes les discussions sur les conséquences des soi-disant politiques d’« austérité », la seule preuve mise en avant pour démontrer que des mesures d’austérité ont bel et bien été adoptées consiste en des statistiques indiquant que les déficits budgétaires ont diminué depuis trois ans.
C’est en effet ce qui s’est passé. L’ ambivalence de l’« austérité » Or, la signification du terme « austérité » est l’objet d’une confusion importante, qui bloque la tenue d’un débat plus pertinent sur les causes de la crise. En pratique, l’« austérité » peut donc recouvrir diverses situations qui ne présentent pas les mêmes effets économiques. Dépenses croissantes malgré l’austérité L’Europe a besoin d’États plus modestes. Au Brésil, une crise créée par l'État. Depuis l’abandon pour des raisons électorales de la rigueur budgétaire choisie par Lula au début de son premier mandat, rien ne va plus au Brésil.
Par Fabio Rafael Fiallo. Lorsque le charismatique Inácio Lula da Silva accéda à la présidence du Brésil en janvier 2003, il avait préalablement accompli une mini révolution culturelle au sein de son Parti des Travailleurs. Au cours de la campagne électorale, Lula avait en effet mis de côté la rhétorique gauchisante du PT et promis qu’’il poursuivrait la politique macroéconomique libérale du président sortant, Fernando Henrique Cardoso. Un tel revirement n’avait rien de capricieux. Comparé aux réussites de Cardoso, la rhétorique du PT faisait piètre figure et semblait peu convaincante. Une fois élu, Lula respecta sa promesse électorale. Cette sobriété dans la gestion de l’économie aura favorisé la croissance économique et permis à Lula de lancer un vaste programme de lutte contre la pauvreté.
Argument non valable. Lire aussi : Notes : La crise de l'Euro pour les nuls. La crise de l’Euro peut se résumer au final assez facilement. Par Guillaume Nicoulaud. Lors du référendum du 20 septembre 1992, 34,4% du corps électoral français se prononçait en faveur de l’adoption du traité de Maastricht contre 33% de « non ». Ce jour-là, nous avons fait une promesse ; nous nous sommes engagés en tant qu’État à respecter un certain nombre de règles budgétaires qui incluaient – notamment – un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3% du PIB et une dette publique brute inférieure ou égale à 60% du PIB. C’était le Pacte de Stabilité et de Croissance. Que l’initiative de ce pacte soit d’origine teutonne, c’est l’évidence même et nul ne songe à le contester [] ; mais si les pro- et les anti-Maastricht ont été particulièrement volubiles dès lors qu’il était question de le dénoncer ou de l’encenser, on a rarement entendu quiconque expliquer pourquoi, précisément, nos voisins d’outre-Rhin en avaient fait une condition de leur participation à la monnaie unique.
—Sur le web. Surendettement public : ce que nous dit l’Histoire. Un petit regard sur les épisodes historiques de surendettement public peut nous offrir quelques leçons pour la France qui a vu cette année sa dette publique dépasser le cap des 90% du PIB.Par Acrithène. Cette année, la dette publique de la France a franchi le cap des 90% du PIB. Si la crise européenne est inédite à de nombreux égards, c’est loin d’être la première fois que des économies avancées atteignent un tel niveau d’endettement. Aussi un petit regard sur les épisodes historiques de surendettement public peut-il nous offrir une perspective sur les conséquences du franchissement de ce cap. Carmen Reinhart (Harvard), Vincent Reinhart (Morgan Stanley) et Kenneth Rogoff (Harvard) ont répertorié 26 occasions au cours desquelles des économies avancées avaient franchi le seuil des 90% et présentent les caractéristiques de ces épisodes dans le Journal of Economic Perspectives de cet été [].
Trois grands enseignements sont à retenir de ce retour sur l’histoire des deux derniers siècles : Les alternatives au pire. La France est prise au piège de l’endettement public massif. Pourra-t-elle échapper au chaos ? Examen de 5 scénarios alternatifs. Par DoM P. Quelles alternatives au futur sombre que j’imaginais lors de mes deux précédents articles [] ? Rien n’étant écrit dans le marbre, tentons de déchiffrer les contraintes de la situation et les réactions prévisibles du peuple et des gouvernants français dans un futur relativement proche. Commençons par la froideur des chiffres.
La dette de l’État hors collectivités locales était fin 2012 d’un montant de 1440 milliards d’euros [].Les collectivités locales, elles, ont contracté 174 milliards d’emprunts également [2]. Résumons : L’État français a pris des engagements à hauteur de 6 500 milliards, plus de 3 fois le PIB de la France. Cela étant posé, quels scenarii sont-ils envisageables ? — L’explosion. . — La monétisation de la dette. . — La stagflation. . — L’hyperinflation. . — L’homme providentiel. . — Rien ne change, tout continue comme avant. —Notes : En finir avec la rigueur ?
Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots. Par Jean Yves Naudet.Un article de l’aleps. C’est le sujet du moment, en France comme chez nos voisins de la zone euro et même au sein du G20 : la rigueur aggraverait la crise, accentuerait la récession et ferait flamber le chômage. Une bonne relance, si possible européenne, centrée sur les investissements (publics) permettrait enfin de sortir de la crise.
La pression politique et médiatique en ce sens est forte. Il y a là une triple erreur d’analyse : ce n’est pas la rigueur qui a provoqué la crise, la rigueur actuelle n’est pas une bonne rigueur et, enfin, sans réforme structurelle la rigueur ne sert à rien. Aucune rigueur monétaire La rigueur serait donc « ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal », comme disait Jean de La Fontaine : la rigueur bouc émissaire, la rigueur alibi de l’impuissance de nos gouvernants.
C’est le laxisme généralisé qui a causé la crise. La BCE abaisse son taux directeur : l’économie européenne est alcoolique ! Les États se comportent comme des alcooliques qui, en pleine cure de désintoxication, demandent de boire à nouveau de l’alcool, car la cure leur fait trop de mal. Par Philippe Bouchat. À l’heure où vous lirez ces quelques lignes, la Banque centrale européenne (BCE) aura abaissé son taux directeur de 25 points de base, passant d’un taux de 0,75% à 0,50%. Ce faisant, elle aura cédé aux appels des différentes capitales européennes – à l’exception notoire de Berlin – pour une détente des taux. Que faut-il en penser ? Pour répondre à cette question, revenons aux fondamentaux et au contexte de cet appel à un argent moins cher. Au niveau contextuel, il n’aura échappé à personne que nous traversons, depuis 2008, une crise à multiples visages. Pour les tenants les plus obtus du keynésianisme – et ils sont hélas encore majoritaires !
Les fondamentaux à présent. L’emprunt ? Toutefois, cette voie de financement présente aussi des inconvénients qui devraient inciter à réfléchir avant d’y recourir. Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance. Les déficits budgétaires ne sont pas le problème. C’est l’excès de dépenses publiques qui freine la croissance. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude de la BCE.Par Daniel J. Mitchell, Washington D.C., États-Unis. Les débats concernant la politique budgétaire me rendent souvent malade parce que beaucoup trop de gens se focalisent sur les déficits. Les keynésiens affirment que les déficits sont bons pour la croissance, ce qui conduit à soutenir davantage de dépenses publiques.
Les partisans de l’« austérité », telle qu’elle est défendue dans des lieux comme le Fonds Monétaire International, jugent au contraire que les déficits sont mauvais pour la croissance, ce qui conduit à soutenir des impôts plus élevés. Que faire face à la Crise ? Aussi, je me réjouis que des économistes de la Banque centrale européenne (BCE) aient publié une nouvelle recherche intitulée « Composition du budget et croissance à long terme » qui ne présuppose pas que le déficit public est la variable clé. L'Etat français n'est pas en faillite, sauf si on réfléchit. Pour Bruno Moschetto, l’État français n’est pas en faillite. Non, techniquement nous ne le sommes pas, et nous pouvons toujours prélever assez d’impôts pour faire face aux dépenses. Quoi que… Par Baptiste Créteur. Bruno Moschetto est un professeur d’économie à HEC et Paris I dont aucune de ces deux institutions ne parle sur son site Internet. On comprend qu’il soit important, pour un établissement d’enseignement supérieur, de préserver sa crédibilité ; après avoir appelé de ses vœux une internationale inflationniste, le sympathique Bruno affirme que la France n’est pas en faillite et ne peut pas l’être.
Non : la France n’est pas en faillite… Le prétendre est en fait une contrevérité économique et financière. Les deux arguments contre la faillite ont été annoncés d’emblée : un État ne peut pas être en cessation de paiement dans sa propre monnaie car il peut en imprimer à foison et spolier ses citoyens de ce dont il a besoin pour boucler les fins de mois difficiles. Le boulet de la dette publique. La France : un pays dans le déni. La BCE imprime autant que la Fed! Des "Quantitative Easings" à l'inflation. Rigueur budgétaire : les enfants de l'austérité, fils de la dette. Le mythe de la Grande crise. La dimension morale de la crise financière. Arrêtez de réfléchir : le Front de Gauche vous explique la dette ! Qui sont les vrais responsables de la crise? L’inévitable renationalisation de la dette française. Les déprimantes leçons de Chypre. Chypre : "Non à la spoliation des épargnants" Chypre n’était qu’une répétition. Chypre : vers la fin des banque à réserves fractionnaires ?
Spoliation à Chypre : quelles conséquences faut-il en tirer ? Chypre : ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas, et ce qu'on sent passer. La crise à Chypre pour ceux qui n'ont rien suivi. Épargne des Belges, chronique d'un pillage annoncé. Etat de droit : les conséquences de la vraie mauvaise idée chypriote. Un grain majeur à venir. Ce que l’Islande et la Chine pourraient nous apprendre. Et après l’augmentation d’impôts, parlons de l’épargne dodue des Français.