L'Egypte s'embrase en direct sur Al Jazeera - Le fil télévision Un immeuble brûle. La caméra tourne sur son axe, vise le brasier, fait le point. Ça bouge, c'est un peu flou, c'est du direct. Le commentaire, en anglais, hésite et lâche l'information incroyable : « C'est bien le siège du PND, le parti de Moubarak, qui est en train de flamber en plein coeur du Caire ! L'Egypte s'embrase en direct sur Al Jazeera - Le fil télévision
Égypte : Internet, moteur de la contestation : Le contexte | International Égypte : Internet, moteur de la contestation : Le contexte | International Journalistes:Ahmed Kouaou et Nada El-Khoury Mise à jour le lundi 10 mai 2010 à 14 h 41 Un pouvoir sans partage depuis 1981 (celui de Hosni Moubarak), une opposition réduite au silence, une presse muselée ou amadouée, une répression systématique de toute voix dissonante, un pouvoir d'achat en perpétuelle érosion, un chômage endémique, une corruption généralisée, etc. Ce ne sont là que quelques fragments de la carte postale de l'Égypte d'aujourd'hui, un pays en pleine ébullition à la veille des élections présidentielles de 2011, que les observateurs qualifient déjà de décisives. Les espaces de liberté d'expression sont d'autant plus réduits que le pays vit sous l'État d'urgence depuis l'assassinat du président Sadate en 1981.
Cris d'Egypte Le Caire, 28 Mars 2011. Le 11 février 2011, la rue égyptienne criait sa joie à l'annonce du départ de Hosni Moubarak. Alors, les égyptiens n'avait qu'un seul slogan à la bouche: le peuple, l'armée une seule main! Dans un tel moment de joie, nul ne voulait se souvenir d'une réalité que, pourtant, nul n'ignorait : l'homme dans lequel les égyptiens ont fondé tous leurs espoirs révolutionnaires est un des hommes les plus fidèles de Moubarak, le maréchal Tantaoui. Tantaoui, 76 ans, est un loyaliste, revêche aux réformes et à toute forme de changement, dont le tempérament et les intentions véritables n'ont pas tardé à faire surface. Pour mémoire, l'armée s'est abattue le 9 mars sur les manifestants de la place Tahrir, manifestants dont elle a arrêté quelques centaines qu'elle a ensuite torturé, puis jugé en cours martiale. Cris d'Egypte
Des manifestants de la ville de Suez font face à des policiers antiémeutes. Photo : AFP/KHALED DESOUKI Le ministère égyptien de l'Intérieur a averti jeudi soir qu'il allait prendre « des mesures décisives » contre les manifestants qui comptent tenir un grand rassemblement contre le régime de Hosni Moubarak après la prière traditionnelle du vendredi. Deux responsables des Frères musulmans, Essam El Erian et Mohamed Mursi, et d'autres membres du mouvement islamiste ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi. Égypte : Le régime impute la révolte à une minorité | International Égypte : Le régime impute la révolte à une minorité | International
Les journalistes, cibles des violences Les journalistes, cibles des violences Reporters sans frontières condamne vivement les violences policières à l’encontre des journalistes qui couvrent les manifestations. Il est difficile de connaître avec précision le nombre de journalistes interpellés ou arrêtés, le nombre de professionnels de l’information visés par la violence policière, au cours des dernières 48 heures. D’après les dernières informations recueillies par Reporters sans frontières, plus d’une douzaine de journalistes ont été arrêtés.
Deuxième jour de black-out sur les communications en Egypte