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Piratage musical, après le rapport, la loi. Voici le tout dernier opus de M. Olivennes, pitoyable sérénade mêlant poncifs antédiluviens et vigoureuses mesures coercitives.
Lors de la campagne présidentielle, Barack Obama avait annoncé qu'il ferait de la cybersécurité une de ses priorités. Il vient d'ailleurs de lancer un grand audit des politiques de sécurité informatique des organes gouvernementaux dont le budget 2010 s'élève à 355 millions de dollars (267 millions d'euros). Mais un projet de loi proposé au Sénat pourrait aller encore plus loin, et attribuer au président des Etats-Unis des pouvoirs sans précédent sur le contrôle du réseau des réseaux. Le projet est porté par deux sénateurs, John Rockefeller (démocrate) et Olympia Snowe (républicaine), qui entendent prévenir ni plus ni moins qu'un possible "cyber-Katrina" , du nom de l'ouragan qui a ravagé la région de La Nouvelle-Orléans en 2005. Le projet de loi, intitulé Cybersecurity Act of 2009 , promet de mettre à jour les défenses américaines face aux menaces cybernétiques. L'enjeu est de taille puisqu'il pourrait permettre au président des Etats-Unis de décider de coupures de pans entiers du Web.
Paris, le 25 février - Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir. Voir toutes les images, bannières et boutons. La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale.