Deux frères se disputent sur la chaîne parlementaire américaine: leur mère appelle en direct pour les calmer. L'un est démocrate, l'autre républicain. Et leur mère voudrait passer des fêtes de fin d'année paisibles. Il arrive fréquemment que des membres d'une même famille soient en désaccord politiquement. Mais, en général, leurs disputes restent privées. Dans la famille Woodhouse, les frères Brad et Dallas ont l'habitude de s'écharper publiquement à la télévision. Brad est l'ancien porte-parole du Parti démocrate, alors que Dallas a travaillé pour plusieurs organisations conservatrices. Mardi sur CSPAN, la chaîne parlementaire américaine, ils étaient venus parler du fossé grandissant entre républicains et démocrates, un sujet qu'ils connaissent intimement.
En fin de débat, le journaliste a commencé à prendre les questions des téléspectateurs, et c'est alors qu'une banale émission politique s'est transformée en drame familial comique. «Nous allons prendre l'appel de Joy en Caroline du Nord», annonce le présentateur. «Super, quelqu'un du Sud!» Partagez cet article. La visite de Hu Jintao n'a pas laissé indifférent en Europe. La visite en France du président chinois a été très commentée sur la toile. Évidemment, la question des droits de l'homme, l'impossibilité de manifester ou la question des contrats de milliards d'euros à passer avec la Chine étaient les sujets qui ont suscité le plus de commentaires. Mais d'autres "buzz" plus surprenants ont pris, comme la tenue des ministres ou de leur compagnes à un dîner officiel... ou la chute d'un cavalier de la garde national portugaise devant Hu Jintao.
On le sait, la visite du président de la Chine à l'occasion de la présidence par la France du G20 en Europe est toujours sujette à polémique. La question des droits de l'Homme est toujours très présente dans les esprits. On l'a encore vu récemment avec la remise à du prix Nobel de la Paix 2010 au dissident chinois Liu Xiaobo. Le fait que Nicolas Sarkozy rencontre le Dalaï Lama lors de la présidence française du Conseil de l'Union européenne en 2008 avait entrainé l'ire de Pékin, ainsi que des blogueurs chinois. Le dernier Conseil européen vu sur le web. Le Conseil européen des 28 et 29 octobre 2010 a été largement commenté sur le web par les différents acteurs de l'eurosphère. Beaucoup des commentateurs reprochent aux dirigeants européens de rouvrir le dossier institutionnel. Eric Maurice pour PressEurop estime que la remise sur l'établi du traité de Lisbonne n'est peut-être pas l'idéal mais représente "la moins pire des solutions".
Christophe Bouillaud, professeur agrégé de Science politique à l'institut d'études politiques de Grenoble, est beaucoup plus sceptique : "la ligne choisie par le Conseil européen semble être d’atterrer encore plus les économistes atterrés dont je parlais tantôt, de les enterrer vivants si j’ose dire, ainsi que toute autre personne croyant encore à la fable d’une Europe sociale, d’une Europe-puissance ou d’une Europe ayant un 'intérêt général européen'. " Sur cette ligne, la révision des traités rend "l'Europe de plus en plus illisible pour gh_eu de EU Weekly. Un bilan contrasté. Allemagne, un sujet important mais peu présent sur les blogs en France. Revue de blogs : Tunisie et Union européenne. Alors que le dictateur Ben Ali est tombé et que le peuple tunisien tente d'installer une vraie démocratie à son pays, les réactions en France et sur le net sont nombreuses. Polémiques sur le soutien ou non du gouvernement français à Ben Ali, réaction au formidable souffle de liberté venu du Sud ou demande à l'Union européenne d'agir pour soutenir la mise en place d'un régime démocratique, les eurodéputés ne sont pas en reste.
Touteleurope.eu vous propose un petit tour des blogs des eurodéputés et de la blogosphère sur ce sujet. Beaucoup d'eurodéputés ont réagi dès les premières manifestations pour soutenir le combat pour la démocratie du peuple tunisien. Depuis, le président Ben Ali a fui son pays pour se réfugier en Arabie Saoudite. Et les leçons tirées par les parlementaires européens ne sont pas forcément les mêmes. Pour Jean-Luc Mélenchon (GUE), la situation tunisienne est "exemplaire et nullement exclusivement tunisienne. [...] Le 9 mai sur la Toile. La fête de l'Europe a lieu le 9 mai, date de la déclaration Schuman dont nous fêtions les soixante ans cette année. Dans la société civile pro-européenne, c'est l'occasion de mobiliser toutes les forces pour porter le projet européen dans la rue auprès des citoyens européens. Mais qu'en est-il pour la blogosphère ? Cette année encore, cela a été l'occasion de porter plusieurs revendications sur la construction européenne... jusqu'à réclamer que le 9 mai devienne férié.
Pour plusieurs personnes sur Twitter ou comme Maître Eolas, le 9 mai était l'occasion de souhaiter une "bonne journée de l'Europe" à tout leurs lecteurs. Le célèbre avocat-blogueur incorpore à son billet un extrait de la déclaration Schuman ainsi qu'un extrait musical de l'Hymne à la joie. Touteleurope.fr présentait d'ailleurs un dossier spécial avec des témoignages, des débats vidéos, une frise historique, un quizz, l'agenda des évènements dans toute la France... que vous pouvez retrouver ici. 9 mai et réseaux sociaux. Revue de web: remaniement et Europe. Comme pour tout grand remaniement de gouvernement, les choix des différents ministres ont été abondamment commentés.
Du côté des Affaires européennes, l'arrivée de Laurent Wauquiez a aussi été très suivie avec parfois beaucoup d'espoirs placé en lui. Plus globalement, les internautes ne semblent pas croire que cela aura beaucoup de conséquences pour la politique européenne ... ou nationale. Les médias ont évidemment tout de suite sorti les biographies des différents ministres. Laurent Wauquiez a accordé sa première interview en tant que ministre au journal de sa région, le Progrès. Il y marque une forte envie de montrer l'Europe de près au citoyen: "Je veux me battre pour une Europe concrète. Montrer aux gens qu'elle a une implication dans leur quotidien". Touteleurope.eu et Euractiv.fr ont évidement brossé immédiatement un portrait du "nouveau Monsieur Europe du gouvernement français".
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont plutôt positives. Revue de web: l'Irlande à la Une. La crise de l'Euro entre dans un nouveau volet. Cette fois, c'est d'Irlande que viennent les secousses. L'île du trèfle à 3 feuilles a suscité beaucoup de remous dans la presse et les blogs. Tout d'abord, sur les conséquences pour la zone euro et sa monnaie. Ensuite sur le coût que cela va entrainer pour les partenaires européens, notamment en Allemagne. Peu sont les auteurs de billets à proposer des solutions. La crise irlandaise de l'Euro apparaît dans la presse comme la suite de la crise grecque. L'Irlande avait clairement "besoin d'Eire" [Touteleurope], risquant d'entraîner avec elle le Portugal et l'Espagne [Euractiv].The Economist allait même plus loin en publiant en Une un pastiche du Radeau de la Méduse de Guéricault intitulé "Saving the euro". Les partenaires européens attendent clairement des décisions fortes du gouvernement irlandais [blog du FT].
Les dirigeants européens essayent quant à eux de rassurer les marchés à coups de grandes déclarations rassurantes.